Ventes de pesticides : le discours très opportuniste de Générations Futures

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C’est vendredi que le Gouvernement a rendu publiques les données provisoires de ventes de pesticides en 2020. Un choix de date pas anodin : nos gouvernants n’assument toujours pas que notre agriculture a besoin de pesticides pour nourrir les Français avec des produits sains et en abondance.

A ce jour et sauf erreur de notre part, ces données ne sont toujours pas visibles sur les sites des ministères concernés (Agriculture et Transition écologique) mais ont été adressées aux médias et aux « parties prenantes », dont les ONG comme Générations Futures qui n’a pas manqué de publier un communiqué dés vendredi.

Petit rappel à l’aide de ce graphique d’abord. Les ventes de pesticides ont fait ces dernières années du « yoyo ». La faute notamment à l’augmentation en 2019 de la redevance sur les pollutions diffuses payée par les agriculteurs. Les conséquences sont très simples. En 2018, les agriculteurs font des réserves en vue de l’augmentation de cette taxe en 2019. En 2019, les réserves étant là, ils achètent moins de phytos. « Retour à la normal » en 2020 avec de nouveau une « hausse » des ventes. Évidemment, l’explication de ce « yoyo » doit être complétée avec une analyse des conditions climatiques de chaque année, qui ont des conséquences directes sur l’usage des phytos (ex fongicides en cas de climat chaud et humide).

Passons maintenant aux explications de Générations Futures année après année :

Pour les chiffres 2018 (en hausse) : Générations dénonce une hausse des volumes de vente sans mentionner que cette celle-ci est principalement due aux stocks faits par agriculteurs fin 2018 en vue de la hausse de la redevance sur les pollutions diffuses début 2019.

Pour les chiffres 2019 (en baisse) : Générations Futures « se réjouit de toute diminution de la vente et de l’usage des pesticides mais rappelle que cette supposée baisse intervient après une forte hausse en 2018 (+ de 20 %), les chiffres sont donc à mettre en perspective ». Générations Futures ne mentionne toujours pas la hausse de la redevance sur les pollutions diffuses qui explique la hausse des ventes l’année précédente et leur baisse en 2019.

Pour les chiffres 2020 (de nouveau en hausse) : Générations Futures dénonce des chiffres à la hausse par rapport à 2019. Et nous précise aussi qu’ils avaient « à l’époque [En 2019] alerté sur le fait que ces chiffres représentaient une baisse en trompe l’œil car des stocks avaient été faits par des agriculteurs fin 2018 pour éviter une hausse de la redevance sur les pollutions diffuses début 2019. » 2 remarques : 1/on cherche toujours dans le communiqué sur les chiffres 2019 la mention de cette « alerte sur une baisse en trompe l’oeil ». 2/ Générations Futures met donc deux ans à donner une explication à cet effet de yoyo alors que celui-ci était évident dès 2018.

En clair, l’association anti-pesticides n’est pas là pour donner des explications mais pour délivrer son discours opportuniste anti-agriculture…qui évite soigneusement de parler des pesticides bio comme le relève Gil Rivière-Wekstein :


Un commentaire sur “Ventes de pesticides : le discours très opportuniste de Générations Futures

  1. il pleut depuis début Mai (chose très rare avec un mois de Mars -Avril très très sec) .
    Donc les vignes et vergers il faut traiter plus que d’habitude , rien de bien compliqué à comprendre sauf pour un écolo de salon
    Et moins de Bordeaux ; Champagne ; Cognac ; ect ect cela fera moins de rentré pour le commerce extérieur Français .

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