Les phytos ont t-ils quelque chose à voir avec le goût des légumes?

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Dans un article relatant la rencontre entre l’éco­lo­giste-agronome Marc Du­fu­mier (portrait) et huit élèves du collège Olympe-de-Gouges, le quotidien Ouest-France (pas plus que le militant) ne corrige pas une affirmation fausse d’une jeune fille dénomée Émy :

« Moi, j’ai parlé des pesticides avec mes voi­sins, qui m’ont dit que de­puis qu’ils s’en sont dé­bar­ras­sés, ils se sont aper­çus que leurs légumes avaient meilleur goût. »

Ce qui explique le goût (ou son absence), c’est le choix de la variété, la maturité du fruit / légume, le moment de sa consommation…. En aucun cas les phytos, même si certains militants de mauvaise foi comme Gilles-Éric Séralini tentent depuis des années de le faire croire à propos du vin. On dirait la jeune Greta Thunberg qui « voit » le CO2…

Le 1er mars 2021 dans un numéro spécial de « E=M6 » consacré à l’agriculture, l’animateur Mac Lesggy avait fait goûter à un échantillon de consommateurs du pain bio et du pain conventionnel sans leur révéler quelles étaient les baguettes bio ou conventionnelles. Ces dernières avaient finalement été préférées aux autres…

Comme l’explique bien le Dr Saldmann, spécialiste en hygiène alimentaire, les pesticides n’ayant pas de goût, pas d’odeur ni de couleur, l’homme n’a strictement aucun moyen de les détecter tout seul.

20 commentaires sur “Les phytos ont t-ils quelque chose à voir avec le goût des légumes?

  1. « Moi, j’ai parlé des pesticides avec mes voi­sins, qui m’ont dit que de­puis qu’ils s’en sont dé­bar­ras­sés, ils se sont aper­çus que leurs légumes avaient meilleur goût. »

    >>>>> Cà donne hélas une idée de l’épaisseur de la connerie (je n’utilise pas l’abréviation « subtilement édulcorante » habituelle par principe!), je disais donc  » l’épaisseur de la connerie  » ambiante largement répandue au sein de nos diverses « classes sociales » biberonnées aux extraits de jus de réseaux zozios….. On a le même niveau « intellectuel » quelque soit le domaine: « réchauffement » climatique, « perturbations « climatiques, épidémiologie du coronavirus, OGM, agrochimie, phytosanitaires, , agriculture, agroalimentaire, toxicologie en général, sélectionneurs footballistiques (68 000 000) rien qu’en France, écologie en général, etc….

      1. Pas de problème d’accès pour moi (à l’instant – 10h25).
        Est présent un article mis en ligne aujourd’hui-même.
        P.S. : Un survenance équivalente à ce que vous avez constaté s’était produite il y a quelque jours, avant que tout rentre (heureusement) dans l’ordre…

  2. Si la bouillie bordelaise est bleue…. oups, c’est « bio »… mais quand même un peu « chimique »

  3. @ Justin
    30 juin 2021 à 9:49
    Si la bouillie bordelaise est bleue…. oups, c’est « bio »…

    >>>> Je croyais que tout ce qui était « bio » était « vert » et lycée de Versailles, tout ce qui était bio était vert….
    Mais tout çà est devenu tellement compliqué qu’on arrive à s’y perdre! Beaucoup d’escrolos sont d’ailleurs perdus! Juste quelques exemples pour illustrer: Jadot, Batho, Surlo (désolé c’est mon écholalie qui me reprend), les Dufumier (encore un nom prédestiné! On n’échappe pas à son destin), Vieillerette,, je ne cite Séléralini que pour mémoire parce qu’il y a belle lurette qu’il a défoncé toutes les limites de toutes les sous-catégories d’escrolos, un peu comme Vieillerette d’ailleurs) Je ne voudrais pas oublier notre juriste exemple d’intégrité et des tiques, Maitre Lepage, le professeur Velot (redevenu à la mode d’ailleurs depuis que nos récentes municipalités escrolopastèques n’arrêtent pas de faire et de rallonger des pistes cyclables et les accidents de vélos…) , le couple Biteau, le bon docteur Spiroux (non, rien à voir avec le marsupilami) de Vendomois, médecin généraliste homéopathe toxicologue écotoxicoloque biochimiste statisticien pharmacologue… Rivasi… Je m’arrête là parce j’y passerais au moins ma journée

  4. >>>> Je croyais que tout ce qui était « bio » était « vert » et lycée de Versailles, tout ce qui était bio était vert….
    Mais tout çà est devenu tellement compliqué qu’on arrive à s’y perdre!

    >>>>> La preuve…………….

    => Admin please : pourquoi dois-je continuer à ré-écrire mon pseudo et mon adresse e-mail à chacune de mes interventions? Merci!

    1. Voir le tweet d’à côté:
      ***Ah, le choix des titres !
      Il va bien me falloir 15 jours pour analyser cette expertise dans le détail.
      Mais à 1ère vue, je vois surtout des éléments rassurants pour les Français : 100% des présomptions fortes correspondent à des produits interdits dans l’UE depuis des années… ***

    2. L’équipe d’experts – dont certains affligés de conflits d’intérêts car ayant évalué leurs propres études et/ou militants notoires — ont balayé tous le champ avec quelque 5.300 études « scientifiques ».

      Les quatre Etats membres chargés de l’évaluation préalable du seul glyphosate ont pris en compte 7.000 publications scientifiques.

      Et il faut savoir ce qu’on entend par « présomption forte ». Rien que le mot « présomption »… Et le mot « lien »…

      L’expertise est sans nul doute intéressante. Mais il ne faut pas lui faire dire ce qu’elle ne dit pas.

      1. @ Seppi

        Rien que le mot « présomption »… Et le mot « lien »…

        >>>> Effectivement ces termes ne sont jamais rencontrés dans de véritables études scientifiques comme nous avons en la longue habitude …..

    3. Ce truc est une blague que les journalistes on relayé sans ce posé de question et en rajoutant un coté anxiogène en plus.
      Pour le glyphosate, même eux avoue qu’ils n’ont pas de donné concluante.
      « Les études expérimentales de cancérogenèse chez les rongeurs montrent des excès de cas, mais ne sont pas convergentes. On y observe des tumeurs différentes, pour les mâles ou les femelles, mais qui ne se produisent qu’à des doses de glyphosate très élevées et uniquement sur certaines souches de rongeurs. »
      Donc que sur certains rongeurs et à des doses surélevées et donc irréaliste.
      Et pour les SDHI, ils avoue qu’ils n’ont rien pour prouver un quelconque risque.
      « Enfin, les SDHi sont une famille de fongicides à large spectre, utilisée depuis 30 ans qui inhibent la respiration cellulaire chez les espèces cibles. Il n’existe à ce jour pratiquement aucune donnée épidémiologique portant sur les effets de ces substances sur la santé des agriculteurs ou de la population générale. Les études expérimentales sur des poissons suggèrent que certains SDHi peuvent avoir des effets perturbateurs endocriniens, au moins dans le modèle utilisé. Certains montrent des effets cancérogènes sur les rats ou les souris mais ces résultats sont discutés sur la base d’un mécanisme non extrapolable à l’être humain. Les experts soulignent le besoin de poursuivre des recherches pour améliorer l’évaluation du potentiel cancérogène des SDHi et combler le manque de données chez l’humain. »
      https://presse.inserm.fr/publication-de-lexpertise-collective-inserm-pesticides-et-effets-sur-la-sante-nouvelles-donnees/43303/

    4. @ Philippe Charles

      « présomption forte »

      >>>> Serait-ce là la nouvelle unité utilisée dans le domaine des statistiques « au doigt mouillé » comme il nous arrive hélas de rencontrer aussi bien chez certains « journalistes » « spécialistes » autoproclamés et malheureusement aussi chez des scientifiques eux aussi auto-proclamés spécialistes quand ce n’est pas « experts », terme de plus en plus fréquemment galvaudé…

      1. Définition tirée (laborieusement…) de la synthèse:

        « (++) la présomption du lien est forte s’il existe une méta-analyse de bonne qualité qui montre une association statistiquement significative, ou plusieurs études de bonne qualité et d’équipes différentes qui montrent des associations statistiquement significatives ».

        On est fondamentalement sur le même registre que le CIRC: cherry picking ignorant la prépondérance de la preuve.

  5. @ Seppi

    >>>> Merci!
    « …s’il existe une méta-analyse de bonne qualité …. ». Meta-analyse « à la Peltier »? C’est à dire expurgée de toutes études n’abondant pas dans le bon sens?

    1. @Alex

      « Taux trop élevé des pesticides Aldrin and Dieldrin » »

      « Ces résidus ne sont pas « trop élevés »! Ils ne devraient même pas être détectés, tous les usages de ces deux produits étant interdits en France (et en Europe) depuis le 4 octobre 1992 sauf erreur de ma part. Je veux bien qu’ils soient « persistants » mais quand même 30 ans et encore à des niveaux suffisants (que signifie « taux trop élevé »‘?
      Avez-vous des informations sur l’origine de ces concombres, j’ai cherché et je n’ai rien trouvé.
      Merci de vos info si toutefois vous en avez plus!

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