Éoliennes : Nicolas Hulot veut passer en force

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L’homme nous avait habitué à brasser du vent. Il ne nous a pas déçus ! Notre vendeur préféré de produits même pas écolos bourrés de perturbateurs endocriniens est de retour pour exiger des Français qu’ils acceptent de saccager les campagnes avec des milliers d’éoliennes. Dans Le Parisien, l’homme d’affaires se dit « attristé de voir que la transition écologique fait à nouveau l’objet de confrontations sur de mauvaises bases ». Selon lui, la « fronde soudaine anti-éoliennes » est « assez pathétique ». Sans nier les « impacts visuels ou environnementaux » pour les autres (ses propriétés ne sont pas concernées), il relativise : « Que sont-ils au regard du changement climatique à venir ? C’est dérisoire ». La vie des oiseaux, des vaches, la qualité de vie des Français, c’est en effet « dérisoire »… Le grand bourgeois invoque ensuite le « sens de l’Histoire » : « L’énergie éolienne, c’est l’avenir ». La preuve ? « 81 % des Français y sont favorables ». 76% selon Harris Interactive. Peut-être parce qu’on la leur présente favorablement dans les mass medias ? Ou qu’ils n’y connaissent pas grand chose ? Un quiz de 18 questions testant le degré de connaissance des Français a récemment démontré que les personnes ayant une très bonne image de l’éolienne obtenaient une note inférieure de 40% à celle des personnes en ayant une très mauvaise image… Toujours selon ce sondage Ifop réalisé pour l’association Documentaire et Vérité, qui a réalisé le film « Éoliennes : du rêve aux réalités », 53% des français ne souhaitent pas en voir apparaitre près de chez eux, comme 44% des électeurs d’Europe-Écologie Les Verts. Dans les colonnes du Parisien, Nicolas Hulot en profite pour s’en prendre au « tout nucléaire » qui permet pourtant à la France de produire une électricité fortement décarbonée et peu chère, contrairement au voisin allemand. Quand on vous dit qu’il est incompétent… Je ne comprends d’ailleurs pas très bien ce que vient faire l’avis d’un vendeur de shampooings bourrés de perturbateurs endocriniens dans ce débat. Il a été relancé par la complice des marchands de peur (ex-EELV) Barbara Pompili, qui regrette une campagne de « désinformation » menée par l’opposition au cours de la campagne des élections régionales. Nicolas Hulot intervient alors qu’elle semble bien isolée au sein du gouvernement. Elle vient notamment de perdre un arbitrage important, rappelle Le Parisien : « Matignon a donné raison au ministère des Armées pour restreindre la construction d’éoliennes à moins de 70 km d’un radar militaire (contre 30 km auparavant). Or, la France en compte plusieurs dizaines. Ce qui réduit d’autant la couverture possible… » Bien qu’aberrantes (nuits exemptes de vent au moins trois fois sur quatre, prix du kWh produit en éolien à l’heure actuelle équivalent à plus du double de celui du nucléaire, socles de 2 500 à 3 000 m3 de béton, armés d’acier très dense (supérieur aux bunkers « Todt »), coût du raccordement des parcs au réseau évalué à environ 40 milliards d’euros par des spécialistes, consommation de terres rares, etc.), l’éolien représente déjà 9% de notre électricité. Le gouvernement souhaite doubler la capacité d’énergie éolienne d’ici à 2028. Que cela vous plaise ou non !

6 commentaires sur “Éoliennes : Nicolas Hulot veut passer en force

  1. « ….Selon lui [Hicolas Nulot] , la « fronde soudaine anti-éoliennes » est « assez pathétique ». »….

    >>>>> « pathétique »? Et lui donc! Au fil des quelques décennies au cours desquelles ce triste bouffon s’est agité n’a-t-il pas été tour à tour et/ou « en même temps » pathétique, ridicule, prêt à tout et bon à rien, non crédible, hypocrite,….?

  2. À propos d’éoliennes, n’en déplaise au pitoyable N.Hulot…
    Selon l’article d’un journaliste sur Sud-Ouest.fr (rapporté par la FED) :
    Les cinq candidats au second tour des Régionales en Nouvelle-Aquitaine sont contre leurs implantations !
    La ministre Barbara Pompili en fait la promotion, mais pas sa collègue au gouvernement, Geneviève Darrieussecq, qui n’en veut pas.
    Rejet catégorique aussi, y compris de l’éolien en mer, de la part d’Edwige Diaz qui rappelle que son parti [RN] n’a jamais varié sur le sujet. « Vous avez varié sur d’autres », cingle Nicolas Florian qui, mis en cause par l’élue lepéniste, reconnaît qu’il a changé d’avis, passé de pour à contre.
    Alain Rousset réclame un moratoire.
    Plus surprenant, Nicolas Thierry [EELV] aussi, car « l’acceptabilité est au point mort dans le nord de la région ». « Il faut remettre le dossier à plat et ne rien imposer à un territoire qui ne veut pas d’éoliennes », assure le chef de file EELV qui plaide pour la filière industrielle des éoliennes en offshore profond. »
    https://www.sudouest.fr/elections/regionales/elections-regionales-un-debat-d-entre-deux-tours-sans-amabilites-3878620.php
    [Article réservé aux abonnés, ce que je ne suis pas…]

  3. « filière offshore profond »…
    Le genre de truc qui coutera une blinde, tant en installation qu’en maintenance pour une production qui restera, qu’on le veuille ou non, aléatoire.
    Les élus se font vraiment bien bourrer le mout par les promoteurs de l’éolien.
    Dernier exemple en date, la semaine passée avec un élu de ma commune où un projet est à l’étude.
    « les éoliennes sont nécessaires car on ne peut pas continuer à extraire de l’uranium pour alimenter les centrales nucléaires ».
    Sous entendu, l’uranium est un combustible fossile.
    Par contre, le vent, pas de problème, il y en aura toujours (pas tout le temps, mais c’est un détail). Transformer l’énergie du vent en énergie mécanique, ça se fait tout seul sans doute.
    En fait, les élus voient d’abord les retombées économiques pour leur paroisse, c’est une aubaine pour eux, d’autant plus que les dotations sont en baisse et ça ne s’arrangera pas avec la suppression de la taxe d’habitation. Qu’importe que ceci contribue au renchérissement de l’électricité de tout le monde, qu’importe que nous risquions un blackout.
    Ce ne sont pas leurs affaires.
    Si le vent commence à tourner, les élus changeront vite d’avis.
    Quant à Hulot, je m’étonne que les marins pêcheurs ne soient pas encore allés face à sa résidence de St Lunaire; la maréchaussée doit roder dans les parages.

  4. Un projet très contesté par son coût et véritable utilité. Notre pays produit une électricité en grande partie décarbonée et est le plus gros exportateur d’Europe d’électricité. https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc/le-projet-eolien-de-saint-brieuc-resume-en-chiffres-7000394 Alors que dans l’Europe du Nord, les parcs éoliens sont actuellement presque à l’arrêt. Ce qui conduit certains pays (Danemark, Allemagne, ..) à remettre en route gaz et charbon pour compenser l’intermittence.

  5. Très bon commentaire sur la mode des éoliennes qui restent des produits plus financiers et spéculatifs que présentant un réel intérêt écologique le côté. Énergie verte laisse songeur et vraiment perplexe seuls les bobos de l’écologie politique à la sauce Nicolas Hulot semblent convaincus ,sympa à la sortie le coût du retraitement des éoliennes en fin de vie la note sera pour qui a votre avis? Les contribuables comme toujours ! Pour info il y a une commune en France qui est aujourd’hui sinistrée par la présence de ses éoliennes je parle d’échauffour dans l’Orne !! Des volontaires pour y résider a l’ombre de ces monstres ? Un gouvernement qui impose ses choix n’a plus rien de démocratique!! Votre serviteur!!!

  6. Globalement d’accord avec articles et commentaires car tout est désormais su sur le délétère éolien, seul ceux qui ne veulent pas calmement analyser les faits ou ceux qui y ont des intérêts la promeut. Par contre le dossier est suffisamment compliqué pour ne pas publier de fausse informations. Une fondation d’une éolienne de 3 Mw c’est de 400 à 500 M3, selon la nature des sols,v à 3 tonne le m3 de béton armé cela fait 1200 tonnes à 1500 tonnes et pas 2500 m3 car dans ce cas le poids serait de 7500 tonnes… Sachez aussi que pour livrer ces 450 m3 de béton c’est 75 camion toupie à 6m3 pièce soit au minimum un parcours de ces camions de plus de 4000 km et cela pour une seule éolienne et sans parler de tous les autres transports de la fabrication au démantèlement. Et le plus fou, c’est que cet objet d’environ 1800 tonnes ne produit de électricité que pour 880 foyers en moyenne annuelle, donc parfois quelques jours à 1500 foyers, mais surtout des très nombreuses semaines à 100 foyers ou très souvent à 0 foyers.

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