Michel Cymes et le bio : mensonges à tous les étages

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Dans « Ça va beaucoup mieux » le 10 mai 2021 sur RTL, Michel Cymes nous liste « les produits bio à consommer en priorité » selon lui.

S’en suit l’apologie du naturel, courant chez les urbains et autres néoruraux, qui ignorent par exemple que l’élevage en plein air est souvent une maltraitance animale en plus de représenter une menace pour l’environnement et d’être parfois (incroyable mais vrai !) économiquement plus lucrative (pour les lapins par exemple).

Les résidus de phytos dans le conventionnel dont parle Michel Cymes sont extrêmement bas, bien en-deça des limites maximales de résidus, limites techniques et agronomiques, non toxicologiques. En 2019, seulement 2,3% des aliments conventionnels et 1,3% des aliments bios européens analysés dépassaient ces limites

Quand Michel Cymes déclare, à propos des salades, qu’« en version classique, vous êtes sûr de faire le plein de pesticides », il est outrancier, se discrédite complètement aux yeux des connaisseurs et jette l’opprobre sur toute une filière vis-à-vis des non-initiés (la majorité des Français, tout de même).

Son couplet sur les pommes bio est quant à lui carrément déplacé : une étude scientifique de l’Inrae (Life cycle analysis reveals higher agroecological benefits of organic and low-input apple production, 2013) rappelle que les arboriculteurs bios utilisent des pesticides, et pas à dose homéopathiques : elle a constaté entre 16,5 et 29 pulvérisations sur les vergers de pommiers bio étudiés. Soit l’utilisation actuelle des phytos est risquée pour l’homme et il ne faut plus manger de pommes du tout, soit elle ne l’est pas et dans ce cas, les pommes bios comme les pommes conventionnelles peuvent être consommées sans inquiétude (la deuxième réponse est évidemment la bonne !).

Dommage que Michel Cymes ne rappelle pas que le bio accumule les rappels sanitaires et présente son lot de scandales graves. Exemple en 2011, lorsqu’une sévère épidémie de gastro-entérite frappe l’Allemagne, causant 3 000 malades et 43 décès à cause de « graines germées contaminées par une souche pathogène de la bactérie E. coli produites par une ferme allemande pratiquant l’agriculture biologique ». Dommage qu’il n’explique pas aux auditeurs de RTL que le bio représente un danger pour la planète et, comme d’autres alternatives, est facteur d’exploitation humaine au nom de bons sentiments (le quasi-bénévolat pour sauver la planète, n’est-ce pas !).

Décidément, nous préférons Michel Cymes quand il se contente de faire de la science : par exemple quand il s’interroge sur l’efficacité des produits detox ou quand il nous parle du risque accru de dépression chez les végétariens.

43 commentaires sur “Michel Cymes et le bio : mensonges à tous les étages

  1. « Exemple en 2011, lorsqu’une sévère épidémie de gastro-entérite frappe l’Allemagne, causant 3 000 malades et 43 décès à cause de « graines germées contaminées par une souche pathogène de la bactérie E. coli produites par une ferme allemande pratiquant l’agriculture biologique ». »
    Il s’agit de 52 décès au final il me semble, source EFSA, le lien proposé sur RTS est grillé.
    En sus des 52 décès ce sont plus de 800 malades avec des attaques des reins graves entrainant vraisemblablement une dialyse à vie.
    Le cas du datura de prise en compte bien plus récent aurait mérité d’être cité, sarrasin essentiellement mais aussi autres cultures, dont légumes d’été et maïs.
    Les ARS ont des remontées d’accidents via les services des hopitaux et font procéder au retrait des lots concernés en lien avec les services des fraudes, en toute discretion. Pour le datura, la dose « efficace » est tellement faible que les tests sur échantillons ne fonctionnent pas une fois l’étape de la récolte franchie. Le test est en fait grandeur nature via la mise à la consommation et le repérage des accidents(humains) pour identifier les lots incriminés, certes, accidents exceptionnellement mortels ( surtout mortalité indirecte). Mais une intoxication au datura relève d’un « very bad trip » selon ceux qui en ont été victimes.
    Cela en toute discretion, les médias ne sont pas prompts à communiquer trop largement sur le sujet, juste un entrefilet dans « 60 millions de consommateurs » pour signaler un retrait. l’hebdo « Que choisir » prèfère quant à lui taper sur les résidus de pesticides sans risque et dans ce cas utiles s’il s’agit de lutter contre les graines de datura dans les denrées.

      1. Avec un peu de bonne volonté vous allez trouver de nombreux articles sur des rappels de steaks hachés contaminés par Escherichia coli et pas que dans le bio. Cette bactérie elle est d’ailleurs partout, une vraie galère pour l’éliminer sur le matériel dans les cuisines, les pâtisseries, etc.

        1. La différence est cependant la suivante: si les contaminations sont accidentelles ou dues à un manque ponctuel ou chronique d’hygiène — ce qui est un risque pour toutes les filières de production — dans le cas des graines germées, il y avait un double risque propre au bio: la fertilisation des cultures avec de la matière organique, disons, douteuse (le conventionnel pouvant utiliser des engrais de synthèse) et l’absence de désinfection des graines efficaces (l’idéologie du bio interdisant les produits « chimiques » — sauf les dérivés du cuivre, bien entendu, mais ça ne sert pas à la désinfection).

        2. @Marc,
          Vous le savez parfaitement, ce qui n’est pas acceptable, c’est la généralisation des conséquences néfastes en santé humaine – proclamées à grand cris par l’écologisme pseudo-scientifique et que ne manque pas de relayer les médias (« complices » ?) – des modes de production conventionnels en regard des modes bio, auto-proclamés panacée universelle à tous égards.

          On en arrive ainsi au simpliste Bio = sain = bon.
          Raccourci qui, répété jusqu’à plus soif, se doit d’être compris comme la stricte vérité.

  2. Non mais c’est là c’est trop drôle. Le bio c’est dangereux !! Ahah !!! Et ceux qui militent pour sont forcément ignorants ! Ohoh !!! Non seulement vous détruisez le vivant (animal, végétal et humain) depuis plus de 50 ans avec votre agriculture chimique mais là c’est pompom ! Continuez de croire que la nature à absolument besoin de la chimie pour se porter mieux, gargarisez vous avec vos pesticide de merde et vous légumes industriels calibrés, pleurnichez après la PACS, mais laissez les bobos tranquilles.
    Je viens d’une famille de paysans (toujours vivants) qui n’a jamais cédé aux avances des banquiers, de l’industrie et des labos.

    FNSEA = Fédération nationale des syndicats des empoisonneurs assassins.

    1. Vous avez raison…
      graines germées de fenugrec bio: plus de 50 morts en 2011 et des centaines de dialysé(e)s à vie.
      des dizaines d’hospitalisations à cause de farines de sarrasin bio au datura
      des rappels qui n’en finissent pas ces derniers temps de produits bios avec oxyde d’éthylène…
      Il y aussi la ferme Durr et ses fromages à la Listeria
      Etc.

      Qu’on s’entende bien: le danger est partout en matière alimentaire (voir ici, un blog de grande valeur: https://leblogaa.blogspot.com/). Les risques existent aussi en conventionnel. Mais l’idéologie du bio et son refus de la modernité augmente les risques pour les consommateurs.

    2. Le bio est même doublement dangereux car en plus de produire des céréales cariés donc cancérigène , il à la faculté de plumer des pauvres gens qui ont un QI de moule (comme vous) .
      PS : moi je suis agriculteur et viticulteur dans le 17 depuis plus de 30 ans alors il faut pas me la faire .
      Dernière chose , le nombre d’agriculteurs syndiqués FNSEA en France doit être équivalent aux nombres d’anarchistes de votre genre .

  3. Je suis en désaccord avec de nombreux points de votre article « M.Cymes et le bio ».

    Premièrement: mon désaccord concerne surtout votre façon de présenter l’agriculture conventionnelle comme « un moindre mal pour la nature et la santé » et l’agriculture bio comme  » un ensemble de pratiques polluantes, responsables de l’exploitation humaine, de la maltraitance animale… ». Vous avez une curieuse façon de renverser la logique.

    Et oui…votre portrait de l’agriculture bio est tout aussi caricatural que les déclarations simplistes de M.Cymes sur les dangers que représtent les pesticides et les avantages extraordinaires de la consommation de produits bios.

    Parenthèse: après avoir venté le bio M.Cymes déclare maintenant depuis au moins le 12 mai 2020 dans des spots publicitaires télévisés, qu’il ne faut pas exagérer la dangerosité des pesticides! Ce monsieur ne craint pas de dire tout et son contraire. Preuve qu’il parle du bio et des pesticides sans s’être suffisamment documenté.

    Deuxièmement: vous dites dans cet article que  » les résidus de phytos sont extrèmement bas…bien en dessa des limites maximales de résidus… ». Je ne sais de quelle source scientifique ( je veux dire une source fiable) vous tenez cette déclaration. Elle est pourtant fausse.

    Fausse pour le simple fait que les milliers de pesticides utilisés en agriculture, vigne, maraîchage ( etc.), ont des degrés de toxicité très variables. De plus,  » les effets cocktails  » de ces pesticides font l’objet d’aucune étude sérieuse et transparente émanant des autorités sanitaires officielles.

    Ajoutons que la DJA ( Dose journalière admissible) ne garantit pas la santé de millions de personnes qui consomment chaque jour des pesticides de toutes sortes. Cette DJA est malheureusement basée sur le vieux principe de Paracelse ( aujourd’hui sérieusement remis en question) :  » c’est la dose qui fait le poison ». Ce principe est dépassé d’un point de vu scientifique, car il échappe aux caractéristiques nouvelles et complexes des pesticides de synthèse. En effet, des études sérieuses (que vous ne trouverez pas à l’ANSES ou l’EFSA…et pour cause) montrent que certains pesticides sont plus toxiques à faible dose qu’à forte dose.
    Voir l’excellent travail d’investigation de Stéphane Foucart:  » Et le monde devint silencieux  » ( Seuil, 2019).

    Quand on fait des recherches poussées sur la toxicité réelle de certains pesticides ou néonicotinoïdes, on se rend compte qu’ils sont responsable d’un véritable Biocide (76% des insectes volants a chuté en moyenne en 27 ans en Europe et dans le monde).

    Pour se convaincre du fait que beaucoup de pesticides n’auraient pas du être autorisés, il suffit de regarder l’exemple de l’Imidaclopride déversé sous forme d’enrobage de graine dans les champs depuis 1990!
    L’Imidaclopride est un pesticide (ou néonicotinoïde) très utilisé en agriculture. Il est, vous ne le saviez surement pas , 7300 fois plus toxique pour les abeilles que le célèbre DDT (interdit en 1970). Comment se fait-il donc que ce puissant néonicotinoïde soit commercialisé en Europe et dans le monde entier après la triste expérience du DDT? Il en est de même pour des centaines d’autres substances hautement toxiques pour lesquelles les autorités sanitaires européennes n’ont pas de personnels et de financements suffisants afin de les analyser avec sérieux.
    Oui, les agences européennes de sécurité alimentaire ( EFSA, ANSES, ECHA…) sont des passoires à produits toxiques. C’est à dire que les réglementations sont défaillantes et inopérantes, les industriels (qui fournissent eux-même les résultats d’étude sur la toxicité des phytos ) mentent sur la dangerosité réelle de leurs produits. Enfin, les gouvernements sont complices de ces manipulations.

    Même s’il est évident que l’agriculture biologique n’est pas la panacée (il reste beaucoup à faire), il est tout aussi clair que l’agriculture chimique et hautement mécanisée représentée par l’ « agriculture conventionnelle » est encore moins la panacée. Car elle est largement responsable depuis les années 50:

    -de la destruction des paysages,
    -de la pollution des rivières et des nappes phréatiques,
    -du lessivage des sols,
    -de la disparition du vivant dans ces mêmes sols,
    -de la disparition massive des insectes, oiseaux et petits mammifères,
    – de l’explosion des cancers et des maladies chroniques dans le monde agricole et chez de nombreux consommateurs.
    – etc.
    Francis Harre.

    1. Là, c’est grave de chez grave…

      Mais merci pour l’info sur les spots publicitaires.

      Vous avez raison sur un point: nous absorbons des quantités phénoménales de pesticides. Mais il s’agit à (au moins) 99,99% de pesticides NATURELS produits par les plantes pour se défendre contre les ravageurs.
      Cherchez « Bruce Ames » et « tasse de café ».
      Par exemple:
      https://seppi.over-blog.com/2016/02/boire-du-cafe-danger-ou-risque.html
      (avec une liste de produits « chimiques » contenus dans le café
      https://www.afis.org/Et-les-pesticides-naturels

    2. Que de bêtises et contres vérités mon pauvre Harre! Vous nous faites la totale !
      Sans les reprendre toutes:
      -Aucune étude sérieuse sur les résidus: Tous les ans , rien que l’ANSES analyse plus de 170 000 échantillons alimentaires pour les résidus; On est toujours au dessus de 97% des échantillons qui respectent les LMR (ha oui il faut savoir ce que c’est et comment elles sont faites…) et généralement plus de la moitié des échantillons sont même avec traces indétectables(et celles détectés 100,1000,…fois en dessous des LMR).
      – Les effets cocktail , la DJA…. oui oui foucart est bien plus compétent que les toxicologues, qui avec leurs trois petits modules a passer après le bac(de 5ans chacun) sont bien sur soit des incompétents soit vendu a l’industrie, mais dans tous les cas en dessous du niveau de foucart! Clownesque!
      – le lessivage des sols: Il sera toujours plus important dans les sols travailler! D’où l’intérêt de l’agriculture de conservation des sols par exemple , qui malgré son utilisation de phyto a bien plus de biodiversités en surface comme dans les sols que les bio qui eux n’ont pas d’autre choix que de travailler leurs sols sans cesse, car limité en moyens d’interventions pour gérer les adventices par exemple. (Et ça je peux l’affirmer pour le voir tous les jours car je mets les pieds dans les champs contrairement a beaucoup de votre style .Et rien que pour des comptages de vers de terre il n’y a pas photo entre ACS et bio )
      Une dernière:
      – les pauvres agriculteurs qui sont malades à cause de leurs produit bla bla bla : Ben oui forcement sinon toutes vos croyances certitudes s’effondrent. AGRICAN la plus grosse étude au monde de cohorte jamais réalisé sur le monde agricole dit justement le contraire ! C’est bête quand même ! Pierre LEBAILY le responsable doit être un vendu aussi alors ? En moyenne les agri ont même moins de cancers que le reste de la population active (et cela ne veut pas dire que pour certains types de cancers avec les produits du passé il n’ y a pas eu de pb) .Ils ont même une espérance de vie de 4.5 ans de plus que le reste de la population active.
      Oui vous allez donc nous dire que :
      – je travaille pour la chimie ( hé ben non, pour des agris conventionnel , en ACS, TCS ,SL et bio)
      – Que mes références sont toutes faites par des mauvais bla bla bla ( rigolo quand les votre sont des foucart ou autres militants pénibles …)
      La technique habituelle des anti on ne sait même plus quoi qui pour ne jamais remettre en cause leurs dogmes/croyances/certitudes même idiotes préfère validé les pires idioties et surtout passer au dénigrement plutôt que de ce remettre en cause .
      On vous connais maintenant les donneurs de leçons ecoloreligieux pénibles.

  4. @ Harre
    Tous vos arguments pro-bio sont mensongers. Il est faux d’écrire que l’AC serait responsable des différents points de votre conclusion …
    le etc… on aimerait avoir des exemples ou la liste correspond-elle à la limite de vos arguments ?
    Visiblement vous n’avez aucune connaissance de la grande étude Agrican ni de celle récente des USA/Canada montrant qu’il y a moins de cancers chez les agriculteurs.
    Vous n’avez pas l’air de savoir que le consommateur est bien plus exposé aux pesticides « domestiques » (détergents, lessives, désinfectants, et autres substances quotidiennement utilisées dans toute maison qui se soucie d’un minimum d’hygiène.
    Vous avez l’air d’ignorer que l’espérance de vie a progressé de près de 40 ans depuis la seconde guerre mondiale en raison notamment d’une alimentation plus saine (et pas encore pour une fraction seulement actuellement issue de l’AB). C’est dans les pays ou l’agriculture est plus ‘bio que bio’ (pas d’intrants = ni engrais ni pesticides faute de moyens) que la vie (bio) s’en donne à coeur joie et que les produits y sont le moins sûrs et l’espérance de vie la plus faible !
    Voici ci dessous 30 raisons de ne pas manger « bio » et en cherchant un peu plus on pourrait facilement en trouver d’autres !
    Vous n’avez certainement pas vu l’émission récente de Mac Lesggy sur l’A6 qui réhabilite très largement les produits issus de l’AC (oeufs, lait … pas d’avantages, pain non « bio » est jugé le meilleur !!!!) et dans tous les cas produits « bio » plus chers .
    L’ultracrépidarianisme est très contagieux de nos jours !

    30 raisons de ne pas manger « bio »
    1) Le « bio » usurpe un préfixe. Toute agriculture est « bio » traduisant une ignorance des tenants de l’AB des concepts qu’ils utilisent (pour info, bio signifie VIE, par quel miracle tout ce qui est obtenu selon un autre mode de culture ne serait pas vivant ? Tous les produits issus de l’Agriculture peuvent revendiquer le préfixe « bio ». Il n’a pas à être l’exclusivité de l’AB (formule abusive donc elle aussi, l’AB ne devrait pas s’appeler de cette manière).
    2) Le « bio » ment lorsqu’il dit ne pas utiliser de pesticides. (Plusieurs centaines sont légalement autorisés, cf guide officiel des intrants en AB) et, de plus, des pesticides de synthèse interdits par leur propre charte (mais l’AB en utilise quand même !, dérogations).
    3) Le mode AB a dans sa charte une obligation de moyens mais pas de résultats. Elle s’auto-autorise des seuils de contamination par des pesticides de 5% (bien évidemment ces 5% proviendraient des cultures aux alentours non-AB, ben voyons !). Par contre, s’interdisant les OGM (on se demande bien pourquoi compte tenu qu’il n’y a rien de plus sûr qu’un OGM mis sur le marché), ils ne les utilisent pas mais exigent que ceux-ci soient absents totalement de leurs produits (même l’animal -viande, lait, oeuf AB- ne doivent pas avoir « connu », absorbé de produits issus d’OGM) et dans le pire des cas, que le seuil de présence soit inférieur à 0,9%, voulant même aller bien en dessous de ce seuil (0,1%).
    4) Le « bio » conduit à des produits de qualité sanitaire moindre et plus chers.
    5) Le mode AB favorise le travail des enfants notamment en Afrique !
    6) A surfaces de cultures égales, l’AB obtient des rendements moindres (au minimum 30%), ne contribuant pas à favoriser la biodiversité.
    7) L’AB se sert d’engrais organiques (manures, lisiers, fumiers, composts). Il faut donc tenir compte des surfaces nécessaires pour les produire dans le calcul du rendement.
    8) Sans l’élevage qui produit les engrais organiques (lisiers, fumiers, composts), il ne pourrait y avoir de cultures selon le mode de l’AB.
    9) Le secteur du « bio » utilise des tactiques de lobbying contraire à l’éthique (dénigrement).
    Certains des pesticides « naturels » tout comme les « biopesticides » sont toxiques pour nombres
    10) d’espèces et notamment certains le sont pour les abeilles. Mais pire, certains sont cancérigènes ou perturbateurs endocriniens.
    11) La plupart d’entre eux n’ont pas eu à « subir » d’évaluation ou dans tous les cas nettement simplifiées par rapport aux pesticides de synthèse !
    12) Le « bio » n’a pas compris, assimilé un concept majeur de la biologie : Tout est pesticide, rien n’est pesticide, c’est la dose qui fait le pesticide.
    13) Les pesticides naturels (ou pas) sont toxiques pour les humains (B. Ames, 1990).
    De tous les pesticides que nous ingérons, 99,99% sont d’origine naturelle : ce sont des substances chimiques contenues « naturellement » dans ce que nous ingérons.
    14) La recherche (plusieurs méta-analyses de 2003 à 2016) ne montre aucune différence de goût ni d’avantages nutritionnels (minéraux, vitamines, anti-oxydants, etc.) et santé des produits issus de l’AB.
    15) Le travail du sol libère davantage de CO2. Les Plantes Génétiquement Modifiées – PGM- ont un meilleur quotient d’impact environnemental QIE) que celles cultivées selon le mode de l’AB.
    16) Les mouvances anti-OGM et anti-pesticides se base sur des arguments non scientifique (glyphosate par exemple) traduisant une méconnaissance profonde des problèmes qu’ils mettent en avant !
    17) La consommation d’1 an de résidus de pesticides représente une quantité de pesticides inférieure à celle des seuls pesticides naturels contenus dans une seule tasse de café (B. Ames, 1990). Il faudrait manger 25 millions de pommes pour avoir l’équivalent d’un seul produit cancérigène contenu dans un seul verre de vin (l’alcool est en effet cancérogène) !
    18) Les biotechnologies sont rejetées massivement alors que l’utilisation de certaines d’entre elles connues de manière diffuse par le public et donc non utilisées en raison de l’opposition aux OGM en général, permettent de sauver des vies depuis des décennies (insuline, HGH…), riz doré, stress abiotiques… ! Les PGM font mieux que l’AB pour l’environnement, la sûreté et la sécurité alimentaire, faits que ne peuvent supporter les tenants de l’AB.
    19) L’alarmisme sur les hormones (perturbateurs endocriniens) en général est exagéré et exploité par des ONG qui en font leur fonds de commerce ce qui n’empêche pas l’AB d’en utiliser !
    20) L’AB génère davantage de polluants dans les eaux souterraines du fait des engrais organiques.
    21) L’AB a conduit à de graves accidents et décès (E. coli 10% AB, 2% AC). « Concombre ‘bio’ », 2011 -53 décès, 1000 insuffisances rénales à vie). Les retraits de produits issus de l’AB sont plus fréquents que ceux provenant de l’Agriculture Conventionnelle (cf site oulah.fr et site gouvernemental).
    22) Le risque de contamination bactérienne est multiplié par 5 avec l’AB augmentant le risque sanitaire considérablement.
    23) Les produits issus de l’AB augmentent la susceptibilité au cancer. Les produits se conservent moins longtemps et présentent (trop) souvent des teneurs élevées en mycotoxines (quasiment toutes cancérigènes : aflatoxines, fumonisines, DON, ochratoxines, trichotécènes, ergotine …). Ces dernières sont fréquemment à l’origine de problèmes sévères dans les élevages. Leur présence dans les céréales pour petit déjeuner ou aussi dans les pommes et le jus de pomme (patuline) est un problème récurrent .
    24) Les animaux souffrent lorsqu’on leur refuse des traitements thérapeutiques (antibiotiques notamment). Les antibiotiques vétérinaires ne sont pas les mêmes que ceux utilisés pour l’humain.
    25) La réduction des rendements agricoles est générateur, à terme, d’insécurité alimentaire.
    26) Le « bio » accentue l’exclusion sociale. Tout le monde ne peut pas se payer du « bio » qui est en général de 30 à 70% plus cher (voire plus !). Récemment (juin 2020) dans un Auchan, on pouvait trouver des fraises à 4 euros le kg en conventionnel et 20€ pour celles issues de l’AB !
    27) Exporter des idéologies anti-technologies ainsi qu’empêcher le développement des OGM (riz doré, plantes fortifiées, tolérant mieux les stress abiotiques) et notamment pour les PeD est totalement immoral.
    28) Les campagnes en faveur de l’AB dénigrent les agriculteurs conventionnels (agribashing de plus en plus intense) ce qui est totalement injustifié car l’AC fait des produits au minimum d’aussi bonne qualité que l’AB et sans discussion possible bien plus sûr sur le plan sanitaire.
    29) L’AB a des comportements totalitaires en voulant imposer (au nom d’un mieux -imaginaire- pour les êtres humains) leurs conceptions et la consommation de leur production notamment et surtout dans les écoles.
    30) Il vaut mieux manger avec (des traces de) pesticides (même ceux issus de synthèses chimiques) que les pestes avec leur cortège de toxines.

  5. Et pendant ce temps, l’Agence Bio, financée sur les deniers publics, s’offre, sur le service public de France Télévision, des spots publicitaires très coûteux pour faire une propagande éhontée et scandaleusement mensongère.

      1. @Marc , parce qu’il y a rien à voir .
        La viande dans son ensemble c’est pour couvrir , maintenir l’agriculture sur le territoire (Français si possible)
        Le bio c’est uniquement et spécifiquement pour nourrir une nouvelle industrie .
        Le premier est lié à la terre , le second à du fric .

        1. Trop drôle !
          Le bio une nouvelle industrie ? Vraiment n’importe quoi .
          Si la viande sert juste à maintenir l’agriculture sur le territoire, il vaut mieux arrêter. On évitera d’avoir des éleveurs qui gagnent une misère, les suicides et toutes les maladies et accidents liées aux conditions de travail difficiles pour les ouvriers des abattoirs. Et aussi la pollution, la consommation d’eau , d’antibiotiques à cause des élevages.

          1. Ce qui est le plus drôle c’est votre mauvaise fois ou votre amnésie voir les deux !
            Navré mais commercialement le bio existe depuis 2010 (à quelques années prés ) .
            Au siècle dernier c’était un marché pratiquement sectaire .
            Ensuite , avez vous une fois pensé dans votre petite tête que les prés ou il n’y a plus d’animaux deviendront
            soient des forêts ou bien des ronciers !

            1. @ eric17

              « Ensuite , avez vous une fois pensé dans votre petite tête que les prés ou il n’y a plus d’animaux deviendront
              soient des forêts ou bien des ronciers ! »

              >>>> Et walou! pour l’engrais organique…. Pas d’organique Pas de synthétique évidemment… Quid du rendement?
              Ce genre d’intégriste de réfléchit même pas plus loin que le bout de leur neurone… et se permettent de donner des leçons aux professionnels.

              1. Je m’absente du forum peut-être 1 mois et hop , petite remarque désobligeante .
                Pffff

          2. ce qui est drôle c’est plutôt votre façon de montrer votre incompétence sur ce qu’est la filière bio et sa réelle raison d’être. Bon nous avons une différence explicative: moi je travail avec et vous vous n’êtes qu’un croyant. En 2000 elle représentait 1% de part de marché pour arriver à 6% en 2020 de part de marché ! Redescendez sur terre! Pourquoi les grandes surfaces sont telles capables d’investir autant d’argent en pub (mensongères souvent et surtout toujours avec des argument idéologique ) depuis 20 ans pour seulement que 6% de part de marché de l’alimentation! Elles sont même capables pour ces 6% de parts de marché de dénigrer les 94% d’autre parts de marché sur lesquelles elles vivent pourtant!
            Oui bien sur, ce n’est que par altruisme évidemment ! Un ami (études faites ensemble) qui doit être un de ceux qui a le plus fait évolué la filière viande bio en France adore les croyants comme vous !

  6. Une synthèse d’un collégien de troisième qui répéterait ce dont ses parents agriculteurs diraient à la maison.

    « l’élevage en plein air est souvent une maltraitance animale en plus de représenter une menace pour l’environnement  » N’importe quoi ! Quelle capacité à donner des arguments bidons pour arriver à une exploitation extrême des animaux. C’est juste une question de fric, moins d’installations et l’animal grossit plus vite quand il reste enfermé et moins de boulot pour l’éleveur ! Pour les lapins ils seraient mieux dehors pour leur courte vie d’à peine 3 mois. En élevage standard ils ne connaîtront que des cages, en label rouge les cages sont interdites et bâtiments semi ouverts et en bio, ils ont accès à un espace extérieur en plus de leur abri.

    « En 2019, seulement 2,3% des aliments conventionnels et 1,3% des aliments bios européens analysés dépassaient ces limites… » Donc il vaut mieux manger du bio. Par contre n’y-a-t-il pas plus de contrôles dans le bio ? On parle de l’effet cocktail ?

     » La salade » les articles de 2015 sont encore dans la mémoire des français.

    « elle a constaté entre 16,5 et 29 pulvérisations sur les vergers de pommiers bio étudiés » Certains riverains de vergers ont notés plus de 45 pulvérisations sur les pommiers par an en conventionnel. Et le contenu des pulvérisations n’est pas la même.

    « le bio représente un danger pour la planète et, comme d’autres alternatives, est facteur d’exploitation humaine au nom de bons sentiment « . Parce qu’il n’y a pas d’exploitation humaine dans le conventionnel ? Vous rigolez ? Chaque année on découvre des salariés payés en dessous du SMIC , logés dans des conditions misérables , oui, oui en France que ce soit pour la cueillette des fruits, des légumes ou les vendanges.Dans les abattoirs, on n’en parle même pas des conditions de travail minables pour les ouvriers : travail dans le froid, les cadences à respecter infernales, risques d’accidents, TMS fréquents, etc. J’ai un proche qui a fait des cueillettes de pommes non bio pendant un mois en Haute-Savoie , il devait ramasser 1000 kg en 8 h travail ( avec plusieurs caisses selon les calibres), ça fait 125 kg par heure, avec une estimation de 7 pommes par kg , ça fait 14.5 pommes par minute, faut pas s’endormir. Salaire déclaré bien sûr : le SMIC dans un département où le coût de la vie est élevée, pas étonnant que les candidats soient de plus en plus rares.
    Vous oubliez aussi de préciser que cette épidémie en Allemagne est dû à UNE exploitation qui n’a pas maîtrisé les règles d’hygiène. Les graines germées commercialisées sont relativement récentes dans l’alimentation des consommateurs. Escherichia coli est d’ailleurs une bactérie dont on parle souvent dans les rappels des steaks hachés puisque cette bactérie pathogène est présente naturellement dans les déjections et les intestins des animaux ou des nôtres. Vous ne parlez pas non plus des volailles très fréquemment porteuses de salmonelles ou des produits laitiers contaminés par la listeria, encore plus quand ils sont au lait cru.

    « Décidément, nous préférons Michel Cymes quand il se contente de faire de la science : par exemple quand il s’interroge sur l’efficacité des produits detox ou quand il nous parle du risque accru de dépression chez les végétariens. » C’est faire de la science ça ? On peut se poser la question sur l’efficacité de nombreux produits vendus dans le commerce d’ailleurs ! Des aliments aussi, plus nocifs que bénéfiques ( charcuterie, vins…). Les dépenses de santé liées à la consommation d’alcool coûtent plus à la société que les bénéfices générées par ces boissons alcoolisées. Intéressant . Concernant le risque de dépression pour les végétariens, existe-t-il une étude fiable ou seulement des études fantaisistes ? Y-a-t-il plus de dépressions sur la moitié de la population indienne végétarienne par rapport à l’autre moitié ?
    Mangeons local, bio, varié, frais et de saison, le moins transformé possible, en évitant les hautes températures et les cuissons prolongées, c’est déjà une bonne base.

    1. L’option bio n’a pas de justification sanitaire et pour le local, cela dépend de beaucoup de paramètres : distance-carburant consommé, prix, disponibilités, qualité, … Pour le reste, d’accord !

      1. Dans les produits alimentaires bio, certains additifs sont interdits. Davantage de produits bruts, de céréales complètes donc plus de fibres ( les français n’en mangent pas assez) , de vitamines , d’éléments minéraux et protéines dans le germe et l’enveloppe. La grande distribution se met à vendre des produits que l’on trouvait qu’en magasin bio comme la farine de pois chiche, le gomasio, les graines de chanvre, etc.

        1. Rien à voir avec le côté « bio » des aliments qu’il est impossible de définir par quelque analyse ou méthode que ce soit. Et les additifs autorisés ne représentent pas, non plus, de risques lorsqu’ils sont utilisés dans les règles, mais cachent souvent une piètre qualité. Donc, « bio » ou non, cela ne change rien sanitairement parlant. Pour le consommateur, restent les différences de prix pouvant être rédhibitoires. Mais je vous donne raison sur le reste. Courtoisement.

    2. @ Marc

      « …Concernant le risque de dépression pour les végétariens, existe-t-il une étude fiable ou seulement des études fantaisistes… ?
      >>> Oui, il existe des études sérieuses, scientifiquement correctes et fiables! Il suffit de les chercher avec des mots clés corrects dans des moteurs de recherche sérieux et reconnus ( et évidemment pas dans les « réseaux zozios » ni dans les feuilles de choux (même bio) publiés par les militants convaincus d’avance de leurs compétences genre veillerette et compagnie).

      1. Je viens de tomber là-dessus!
        Il y a des branques qui transforment (sans évidemment leurs demander leur avis, mais ils le font même pour leurs gosses) leurs animaux de compagnie chats et chiens carnivores depuis des millions d’années en VEGETARIENS!!
        Le comble (ou en tout cas l’un des combles ) de la connerie humaine contemporaine!

        https://oatao.univ-toulouse.fr/25862/

        Risques et modalités d’une alimentation végétarienne chez le chien et le chat
        Dufayet, Romane.

        Risques et modalités d’une alimentation végétarienne chez le chien et le chat. Thèse d’exercice, Médecine vétérinaire, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, 2019, 121 p.

        Abstract
        De plus en plus de propriétaires décident de nourrir leurs animaux de compagnie avec une alimentation végétarienne et en parallèle, de plus en plus d’aliments végétariens pour chien et chat sont mis sur le marché. Cette tendance récente soulève de nombreuses questions et ce travail de thèse a pour objectif d’y apporter des éléments de réponse de trois manières. Il permet de mettre en évidence, par un travail bibliographique, de nombreux nutriments présentant des risques de carence dans une alimentation à partir de sources végétales, ainsi que le manque d’assurance de qualité des aliments végétariens à travers une analyse de l’ensemble des croquettes et aliments humides végétariens disponibles sur le marché en France pour les chiens et les chats. Enfin, il permet aussi d’illustrer les potentiels risques de ce type d’alimentation sur la santé du chat à l’aide de quatre cas de chats nourris avec des croquettes végétariennes, reçus en consultation à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse

  7. Il suffit de voir le nom de ce site et ses commentaires pour comprendre que c’est une grosse arnaque !
    On a même le podium , les champions du monde du crétinisme ; il vont être dur à classer avec un tel
    degré de débilité !!!
    Voici quand même mon top 3 :
    – zigomar
    – jg24
    – albatros

    Maintenant j’arrête , car passer du temps sur ce site réduit l’espérance de vie !

    1. @ grota

      >>>> Allez bon vent! Dans grota il y a grotte dont manifestement vous ne sortez pas souvent! On se demande même ce que vous êtes venu(e) foutre ici! Allez dans votre coin ruminer vous mépris de ce que vous ne comprenez pas et dépasse les capacités de votre neurone néanderthalien.

      1. Siouplait, pas de comparaison avec les Néanderthaliens : ils avaient un cerveau plus gros que le nôtre.

        Celui-là doit avoir une mince couche neuronale au-dessus du cerveau reptilien.

        1. Existe aussi l’expression « avoir un QI d’huitre ». 😉
          J’espère que ce rappel ne me vouera pas aux gémonies de la part de quelque « anti-spéciste » susceptible de « perdre son temps » ici.

        2. @ Seppi

          >>> Désolé! Je ne voulais offenser personne! Je faisais référence aux Néendertaliens non dans un sens péjoratif quant à leurs capacités intellectuelles mais à leur « antériorité et à leur mode de vie!

      2. Zygomar,
        À cette formule de politesse assez classique et amicale que vous adresse un ami :
        « En forme ? »,
        vu mon léger surpoids, je réponds volontiers par cette auto-dérision :
        « Oui ! … Mais je ne sais pas de quoi ! »
        Pour notre contempteur :
        Grota… de quoi ?
        Je m’demande… 😆

  8. @ JG2433

    Grota… de quoi ?

    >>> Bien vu!! Bien entendu chacun a droit à sa réponse préférée…

  9. Vous citez un papier de 2013, « Life cycle… » qui « a constaté entre 16,5 et 29 pulvérisations sur les vergers de pommiers bio étudiés ». Vous dites que l’article rappelle ce fait, mais le lien sur le « rappel » de 2015 donne en fait la meme citation. Bon, l’article est vieux (8 ans), disponible publiquement, je me dis que je vais apprendre en le lisant des choses sur les pulvérisations des vergers bios. A la lecture de l’article, je ne trouve pas du tout ca. La conclusion est meme que la production avec peu d’intrants a de meilleures performances environnementales en choisissant le cultivar approprié; La fin de l’abtract dit: l’article montre que pour les systemes bios, « la toxicité potentielle a été réduite de 2 à 40 % pour l’homme, de 71 à 82 % pour la vie aquatique et de 97 à 99 % pour la vie terrestre en utilisant un controle mécanique plutôt que les pesticides toxiques pour lutter contre les mauvaises herbes et les maladies. » On est bien loin de ce qu’en dit le post.
    Je n’ai trouvé dans l’article aucune mention du nombre de pulvérisation, aucune mention des nombres que vous citez.

    Bref, ce post cite une article scientifique en esperant que personne ne le lise et lui fait dire ce qu’il ne dit pas. C’est un procédé mal-honnete. Si vous voulez vraiment avoir une reference scientifique credible, choisissez au moins l’article qui parle de ce que vous voulez montrer, et il faut donner plusieurs papiers qui tournent autour du meme sujet. D’apres google scholar, 47 papiers citent celui ci, vous auriez pu les lire et les commenter. Sinon abstenez vous.
    Je rappelle ce qui est mis sur « Qui sommes nous »:
    « Alerte Environnement creuse, cherche et expose les motivations de quelques initiés notamment écologistes qui se sont arrogés le titre d’experts. »
    Là, ca n’a pas trop creusé !

    1. Il faut savoir faire preuve de mesure, du prudence et de modestie quand on ne sait pas lire une publication.

      Du résumé, par exemple :

      « Nos résultats montrent que les systèmes à faibles intrants plantés avec le cultivar Melrose peu sensible aux maladies ont diminué les impacts environnementaux de 6 à 99 %. Les systèmes biologiques ont eu l’un des impacts les plus élevés par unité de masse en raison des faibles rendements, mais ont montré de faibles impacts par unité de surface plantée de cultivars de faible sensibilité en général. La toxicité potentielle a été réduite de 2 à 40 % pour l’homme, de 71 à 82 % pour la vie aquatique et de 97 à 99 % pour la vie terrestre grâce à un contrôle mécanique au lieu de pesticides toxiques pour lutter contre les mauvaises herbes et les maladies. »

      Extrait:

      « les systèmes à faibles intrants plantés avec le cultivar Melrose peu sensible aux maladies ont diminué les impacts environnementaux de 6 à 99 %. »

      Il vous échappe peut-être que de nombreux consommateurs veulent des Golden et pas des Melrose.

      Extrait:

      « Les systèmes biologiques ont eu l’un des impacts les plus élevés par unité de masse en raison des faibles rendements ».

      Il vous échappe peut-être que le but de la production agricole n’est pas de couvrir des hectares mais de satisfaire les besoins et la demande des consommateurs. Que le « bio » soit plus « vertueux » à l’hectare change la situation, en ce sens qu’il l’est beaucoup moins, ramené à la demande à satisfaire.

      Extrait:

      « La toxicité potentielle a été réduite de 2 à 40 % pour l’homme, de 71 à 82 % pour la vie aquatique et de 97 à 99 % pour la vie terrestre grâce à un contrôle mécanique au lieu de pesticides toxiques pour lutter contre les mauvaises herbes et les maladies. »

      Phrase délirante! Oui, on réduit considérablement une toxicité « potentielle » en recourant au désherbage mécanique. Non, il n’y a pas de solutions mécaniques pour lutter contre les maladies.

      Et si la toxicité « potentielle » est réduite par le désherbage mécanique, celui-ci a sur la vie terrestre un effet… mécanique.

      Enfin, sans que je m’appesantisse plus longtemps, le nombre de traitements est indiqué dans le tableau 1.

      Overblog rencontre actuellement des problèmes avec les images. On pourra accéder à mon article complet par archive.org, par exemple:

      https://web.archive.org/web/20181025182813/https://seppi.over-blog.com/2018/08/pesticides-l-agriculture-biologique-est-elle-vraiment-vertueuse.html

  10. Quant aux pseudo-arguments en faveur de la consommation de bio, voici que des « experts » s’alarment. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/27/quel-hiatus-entre-politique-de-sante-et-politique-agricole_6081632_3232.html

    Une autre étude semble accréditer le fait que l’agriculture bio augmenterait les émissions de CO2. https://www.bfmtv.com/economie/consommation/une-agriculture-100-biologique-augmenterait-les-emissions-de-co2_AN-201910240083.html

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