Le vainqueur du Vendée Globe remet en place le bobo Ruquier

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Samedi 30 janvier, Yannick Bestaven était l’invité de l’émission « On est en direct » présentée par Laurent Ruquier sur France 2, à l’occasion de sa victoire au Vendée Globe. Très vite, les discussions dérivent vers un sponsor vendéen du navigateur : Maître Coq, une entreprise basée à Saint-Fulgent, à qui L’Humanité reproche de maltraiter les poulets, relayant sans la moindre distance critique les accusations du lobby anti-viande L214. Pour couper court aux reproches de l’animateur, le skippeur rochelais explique avoir « visité l’entreprise à plusieurs reprises. J’ai vu tous les collaborateurs de chez Maître Coq, les éleveurs. Ce sont des élevages importants. Je ne vais pas rentrer dans le débat de l’élevage intensif. Ce que je sais, en tant que petit-fils d’agriculteurs, c’est que l’on n’a pas beaucoup de solutions pour nourrir la planète. Si chacun devait élever ses poulets chez soi, ça serait compliqué. » Eh oui, tout le monde n’a l’espace dont profite Laurent Ruquier grâce à des moyens financiers hors-norme, que voulez-vous… Cet échange a agacé de nombreux téléspectateurs comme Arnaud qui, sur Facebook, trouve Laurent Ruquier « lamentable » : « Il a fait venir Bestaven afin de polémiquer sur le sponsor. Aucun égard pour l’exploit sportif. » France juge l’animateur « odieux ». Pour Marie-Noëlle, « végétarienne depuis 40 ans », « la souffrance animale est un autre débat » : « Honte à ce journaliste qui occupe beaucoup trop de place sur les écrans. Il n’a pas été du tout, mais pas du tout professionnel sur ce coup-là ». Enfin, Laetitia s’interroge : « Si on veut parler écologie, pourquoi ne pas avoir (évoqué les) hydrogénérateurs ? »

13 commentaires sur “Le vainqueur du Vendée Globe remet en place le bobo Ruquier

  1. « Il n’a pas été du tout, mais pas du tout professionnel sur ce coup-là » ?

    Parce qu’il l’est sur les autres ?

    Ce genre d’émission qui surfe sur les bas instincts et la vulgarité crasse est à vomir.

    Bravo Yannick, et pour l’exploit sportif et pour la répartie.

  2. Le professionnalisme dans les média consiste à servir au client exactement la soupe qu’il attend pour qu’il revienne. Ruquier donne ici une vraie leçon de « journalisme » …

    1. Cet état d’esprit se retrouve aussi largement partagé et appliqué par nombre de politiques, au ours du temps.
      Un exemple édifiant, tout à la fois empreint de lucidité et de cynisme :
      « Il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef ! »
      (Ledru-Rollin, 1807-1874).

  3. Ruquier n’a jamais été journaliste. C’est juste un « esprit » bobo écolo à la mode, qui relaie une (absence de) pensée préfabriquée par les gens de médias de gôche égarés dont l’écologisme est désormais le fonds de commerce, avec la bonne conscience moralisatrice des « activistes du climat ».

    1. Il me semble que ce n’est plus autorisé.

      Mais je me demande si on a défini l’ « élevage industriel ».

      Pourront-ils contrôler les origines des produits transformés comme les composts, les produits du cinquième quartier?

      1. Oups ! Ils l’ont fait :

        « …du nouveau règlement (889/2008) entourant l’usage d’effluents dits industriels en AB.

        Ce dernier proscrit les fumiers ou excréments d’animaux liquides en provenance d’élevages comptant plus de 60 000 poules pondeuses élevées en cages, plus de 3 000 porcs de plus de 30 kg ou encore plus de 900 emplacements de truies en systèmes caillebotis ou grilles intégral. »

        1. Ils ont apparemment jusqu’au 1er janvier 2023 avant l’interdiction.
          L’Europe est encore entrain de réfléchir pour savoir si ils suivent la France ou pas.
          « Au plan européen, la Commission européenne mène actuellement une étude pour cerner les conditions d’une harmonisation des règles entourant le recours aux effluents issus d’élevages industriels. Ses conclusions sont attendues pour la fin de l’année.  »
          Si ils ne suivent pas, ont auras encore plus de bio importé.
          https://www.pleinchamp.com/actualite/faim-d-azote-et-fin-de-croissance-pour-les-grandes-cultures-bio

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