Belle tribune publiée dans… Le Monde !

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Souvent leader dans la critique aveugle de l’agriculture et de ceux qui la font et qui en vivent, Le Monde vient de publier une excellente tribune signée par Anne-Cécile Suzanne, agricultrice dans l’Orne. Intitulée « Notre campagne s’endort, comme un vieillard qu’on oublie », elle y dénonce l’abandon des territoires ruraux par les urbains qui, déconnectés de la réalité, se noient dans leurs certitudes et leurs injonctions vis à vis des agriculteurs et des millions de Français qui vivent à la campagne.

« Pourquoi ne préserve-t-elle pas ses paysages en l’état ? », lui demande-t-on, affolé, depuis le macadam desséché des petits espaces urbano-développés. « Pourquoi ces agriculteurs si bêtes n’arrêtent-ils pas les pesticides ? », se demande-t-on, en polluant chaque jour les eaux de nos produits ménagers, en rendant les poissons stériles à cause de nos pilules hormonées. « Pourquoi la ruralité ne se mue-t-elle pas en musée ? », se demande-t-on, pour permettre à la ville d’encore plus vite avancer, urbaniser, polluer ?

Alors, une fois n’est pas coutume, foncez sur le site du Monde pour lire l’intégralité de cette belle tribune et finir l’année en beauté.

Lire la tribune

18 commentaires sur “Belle tribune publiée dans… Le Monde !

  1. Très jolie tribune, en effet.

    Elle est précédée dans le journal papier par une tribune dont le premier signataire est l’eurodéputé Eric Andrieu, petite main du lobbyisme alter et anti, qui vaut son pesant de cacahuètes.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/29/il-y-a-urgence-a-reconnecter-notre-economie-aux-realites-de-cette-nature-au-bord-de-l-epuisement_6064714_3232.html

    Meilleurs voeux à l’équipe et au lectorat de ce site.

    1. Merci Seppi !
      Mes meilleurs vœux à vous ainsi qu’à tous les contributeurs sur le forum.
      Bonheur, santé et prospérité à vous tous ainsi qu’à vos proches !

      [Je renouvelle mes vœux à l’Administrateur et à ses collaborateurs.]

  2. On s’était tous souhaité une bonne année 2020, mais ici personne n’est superstitieux.
    Alors bonne année 2021.

    1. Ouh la la…! Malheureux…
      Mais vous n’y pensez pas ? Être superstitieux, ça porte malheur ! 🙄
      [Bon, je suis déjà sorti.(et Bonne Année 2021, bien sûr)]

      1. Recette de bonne femme pour se départir de la superstition : s’embrasser sous une boule de gui pendue à une échelle appuyée contre un mur…. Bonne année à tout les commentateurs qui m’éclairent de leurs connaissances scientifiques et autres. Et même à Marc et ses convictions carnophobes que je respecte dans la mesure où elles ne cherchent pas à être culpabilisantes pour les apôtres de la bonne chair/chère …

  3. @ tous et à la rédaction d’alerte environnement en particulier:
    Tous mes voeux pour 2021, pour un atterrisage pas trop scabreux de l’économie et de l’agriculture en particulier ( je suis un peu optimiste éventuellement mais c’est l’époque qui le veut) et surtout pour une sortie du covid sans être » mis à terre » à titre personnel par le virus ou mis en terre si le traitement appliqué n’est pas approprié pour ceux mis à terre.

    Retour aux affaires courantes, effectivement très belle tribune qui mérite d’être partagé.
    Pour le lien instructif proposé par Seppi, dans le gloubi glouba habituel de l’article, on peut retenir : « Le modèle urbain consumériste arrive en bout de course. Cette impasse invite à changer de regard sur la ruralité.  »
    L’écologisme des urbains constitue effectivement la quintescence du modèle consumériste: acheter très cher, ce qui ne sert à rien et se révèle contreproductif.
    Si le Covid doit avoir un effet positif, ce serait effectivement la remise en cause du modèle urbain français, digne d’un pays en voie de sous développement.
    Ce n’est pas ce que l’auteur de l’article souhaitait que l’on comprenne mais un détournement utile du propos pour le rendre réaliste, plus terre à terre, car nos besoins sont limités, de l’air à peu près pur, pas celui des villes mais celui de la campagne même à proximité de parcelle agricoles qui reçoivent des pesticides, de l’air potable malgré la pollution produite par les citadins et une alimentation abondante, diversifiée, accessible et saine, celle que nous propose l’agriculture conventionnelle , moderne, notamment.

    1. @Alzine,
      « de l’air à peu près pur, […], de l’air potable malgré la pollution produite par les citadins et une alimentation abondante, diversifiée, accessible et saine, celle que nous propose l’agriculture conventionnelle , moderne, notamment. »
      Ce qui ne pourra être assuré par le recours aux EnRi !
      P.S. : « de l’air potable »… Chacun aura compris de l’eau potable. 😉
      Sinon, celui – soit-disant climatiquement satanique – contenu dans certains flacons (cf liens ci-dessous) ne me semble pas présenter un quelconque danger pour la santé humaine (à consommer avec modération, bien sûr).
      https://www.team-aaz.com/up-pics/images/1609518723.jpg
      https://www.team-aaz.com/up-pics/images/1609518832.jpg

      1. @ JG2433 :Merci pour la correction, effectivement « eau potable » : sans résidus d’ethinyl oestradiol et autres médicaments que nos stations d’épuration ne savent pas filtrer correcteement et qui sont biologiquement actives sur nos organismes.
        Accessoirement AMPA des phosphonates des lessives anticalcaires.
        Le pb de la pollution est bien la ville de trop grande dimension qui concentre les humains et ne sait pas traiter ses déchets, pas la campagne.
        Le covid nous a montré que c’était en outre un piège mortel car imposant les transports en commun et la promiscuité à l’excès, les réseaux d’air et d’eau usées partagés (aérosolisation dont on n’informe pas le grand public et réservé aux seuls spécialistes) autant de source de contaminations pour un virus comme celui là.
        https://www.sfm-microbiologie.org/2020/10/14/session-sfm-eccvid-2020/
        « 2) Qu’en est-il de la transmission par les évacuations des eaux usées dans les immeubles collectifs et les environnements urbains ?
        Aaron Packman, directeur du Northwestern Wastewater Center, USA, expose les facteurs de risque déjà suspectés pour le SARS-CoV-1, urbanisations à forte densité de population, faible niveau sanitaire exposant au risque d’aérosolisation à partir des évacuations et des toilettes, aggravés par les fortes pluies et les inondations. Au contraire, l’ensoleillement, la chaleur, les procédés de traitement par oxydation des eaux d’épuration, inactivent le virus. »

        1. [Sars-CoV-2]…
          « risque d’aérosolisation à partir des évacuations et des toilettes, aggravés par les fortes pluies et les inondations. »
          Habitant une commune exposée aux risques d’inondation, dans un quartier précocement touché par la montée des eaux du fleuve, accompagnée, lorsque la cote de crue atteint un certain niveau, du débordement du réseau d’assainissement, mais qui, à l’inverse, pour la décrue, ne voit ces eaux mélangées se retirer que trèèès lentement, j’ai prévu d’en parler avec l’élu du conseil municipal en charge de ces questions. J’ai déjà fait une demande de rendez-vous, depuis un bon moment, mais le retour de sa part se fait attendre.
          Classique ; rien de surprenant… Nous sommes en France !
          Peut-être que la crue amorcée depuis les derniers jours de décembre 2020 va le « réveiller » ? 🙁

  4. La résistance par le steak ( origine France) ou selle de mouton un jour sur trois, mignon de porc, et volaille les autres jours de la semaine, plus poisson le vendredi .
    Le must reste le foie gras du Sud ouest pour les fêtes et entre les fêtes aussi.
    A chaque bouchée, ayons le bon geste avec l’émoticone majeur levé en pensant aux végans, les produits animaux ingérés n’en sont que meilleurs, au delà du goût et des protéines indispensables, c’est une adhésion à une forme de résistance aux cons qui occupent les médias.
    Bon appétit.

    1. Je plussoie !
      Pour le déjeuner de ce dimanche : un jambonneau demi-sel superbement préparé par Madame, un excellent bergerac – cadeau reçu à l’occasion des fêtes de fin d’année ; merci Papa Noël !) – pour l’accompagner.
      Y’a plus triste dans la vie, n’est-ce-pas ? 😀

      « c’est une adhésion à une forme de résistance aux cons », écrivez-vous.

      Aujourd’hui, au moment de l’apéritif, comme souvent en pensant à eux, j’ai levé mon verre en déclamant (phrase « facile », humour de collégien rebattu) :
      « Trinquons ! … J’fais l’train ! »

      Somme toute, une façon franche et personnelle de « résister ». 🙂

    2. Alzine
      Et votre bilan carbone explose.
      Si tout le monde réagit comme vous, adieu la planète. Déjà qu’elle est bien malade. J’espère que vous n’avez pas de descendance pour ne pas leur transmettre votre goût pour la souffrance animale et humaine. Quand je parle de souffrance humaine, je pense à ceux qui bossent dans les abattoirs, à la tuerie toute la journée dans le froid, les odeurs nauséabondes et les hurlements. Vous y penserez la prochaine fois devant votre assiette, votre plat aura une tout autre saveur.

  5. Quels clichés des citadins et des ruraux. Aujourd’hui les citadins ont tous de la famille ou des amis à la campagne et les ruraux ont tous des enfants, frères, soeurs , cousins, amis… qui vivent en ville.
    S’il vous plait, arrêtez avec votre argument qui ressort x fois chaque année sur Alerte environnement: la pilule contraceptive qui féminise les poissons. En limitant les naissances de manière efficace, la pilule reste positive pour l’environnement. Dans les urines des humains et des animaux, on retrouve des résidus de médicaments donc la pilule contraceptive n’est pas le seul médicament à poser problème. En 2009 Le Monde paraissait déjà cet article : https://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/02/l-alarmante-pollution-de-l-eau-par-les-medicaments_1149551_3244.html
    En 2014, Alternative santé: https://www.alternativesante.fr/eau/l-eau-potable-est-bourree-de-medicaments
    Et en 2020 : http://politiquedesante.fr/medicaments/

    1. tien quand cela vous arrange vous êtes pour la balance benefice /risque !Bonne nouvelle ! La pilule a des avantages et donc tant pis pour les grenouilles qui ont systématiquement disparues de nos rivières en avale de toutes station d’épuration !

  6. Alors Si la pilule reste positive pour l’environnement moi agriculture je dis que tous les produits phytopharmaceutiques que nous employons en agriculture sont également positif pour l’environnement .
    Pas de jaloux .

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