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Présidentielle 2022 : Et si Jadot partait sans le boulet EELV ?

Alors que les écologistes ont enfin une chance pour 2022 (du moins le croient-ils), Yannick Jadot craint qu’une primaire mobilisant les franges les plus extrémistes d’un parti en pleine dérive, ne douche les espoirs de ce petit monde.

Interrogé mardi matin sur France 2, l’ancienne tête de liste EELV aux européennes de 2019 a expliqué : « Ce que je veux, c’est que les écologistes prennent leur responsabilité pour créer le rassemblement. Si à un moment, les écologistes considèrent que cette primaire est un obstacle à ce rassemblement, alors il faut que nous ayons le courage de réévaluer cette primaire ». Réévaluer la primaire signifie tout simplement… ne pas l’organiser. En effet, celle-ci risque bien de voir circuler la consigne « Tout sauf Jadot » et de faire élire l’ancienne porte-parole d’EELV, Sandrine Rousseau (connue pour avoir dénoncé les agissements de Denis Baupin), ou le maire de Grenoble (au bilan catastrophique) Éric Piolle.

EELV, combien de divisions ?
« Si on veut rassembler, avoir une candidature unique, il faut que toutes les étapes intermédiaires soient évaluées pour réussir cette grande alternative, ce grand rassemblement », a poursuivi Yannick Jadot, appelant de ses souhaits « une candidature unique entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ». Chez Les Verts, être l’écologiste le plus plébiscité par les Français dans les sondages ne présente strictement aucun avantage. Nicolas Hulot en sait quelque chose : en 2011, il avait été battu au second tour face à Éva Joly. Jadot lui-même s’en souvient : en 2016, il avait remporté la primaire face à Cécile Duflot, alors considérée comme la favorite. D’où le surnom de « coupeurs de têtes » donné aux militants d’EELV…

Yannick Jadot prévient dans un entretien au JDD dimanche dernier : « Si la primaire rend impossible l’impératif de rassemblement et devient une machine à diviser et donc à perdre, alors je prendrai mes responsabilités ». On lui conseille de les prendre dès aujourd’hui : EELV EST une machine à diviser, donc à perdre. Ce parti est toxique : il empoisonne l’ambiance politique française, et pousse ses concurrents à surenchérir dans l’extrémisme vert, mais il n’a strictement aucune chance de l’emporter. Tout juste sert-il de marchepied, ou de paillasson, à des ambitieux comme Jadot…

6 commentaires

  1. Eelv ne sert a rien , la preuve ? ses scores aux elections. La peste verte infecte tous les partis….sauf le FN…. donc un parti dedie est inutile.

    • Sauf le FN/RN?
      C’est très vite dit car le discours RN flirte bon le « bon vieux temps » avec une agriculture « sans pesticides » et une terre qui ne ment pas.
      D’ailleurs, pas mal de membres de l’écolosphère de gauche (EELV) n’ont aucun problème pour intervenir dans des colloques de la droite extrême (voir Séralini et Cie).
      Celle ci n’est pas à franchement parler le temple de la raison et l’émotion est son moteur principal.

      • Mais où est donc le temple de la raison ?

    • Au contraire !

      EELV éjecte régulièrement des adeptes qui trouvent refuge dans d’autres partis et les « contamine ».

      Staline se moquait en 1935: « Le Pape, combien de divisions ? »

      Ne nous moquons pas aujourd’hui: « EELV, combien de divisions? » Si les divisions éloignent EELV du pouvoir, elles en rapprochent l’écologisme stupide.

  2. Excellente sémantique ! 🙂
    De mon côté, je filerais la métaphore médicale en constatant que l’écologisme (stupide, en effet) peut sans aucune difficulté s’apparenter à un cancer en phase terminale avec métastases jusque dans la moindre instance du où s’exerce le pouvoir.

    • Erreur d’envoi…
      Je souhaitais dialoguer avec Seppi – 2/12/2020 | 4:25.

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