Le lobbying bio finit par payer

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Outre l’encadrement des prix dans la grande distribution, le projet de loi Alimentation présenté mercredi 31 janvier au Conseil des ministres ambitionne d’améliorer la qualité des repas dans les cantines scolaires. Pour cela, 20% de ce qui sera servi aux enfants devra être issu de produits bio. Au spinosad, à l’azadirachtine (huile de neem), aux pyréthrines, à la Deltaméthrine, au Bacillus thuringiensis, au virus de la granulose du carpocapse, au soufre, au cuivre, ou aux 8 à la fois ? Les cantines auront toute latitude, on peut être rassuré pour nos enfants… ou pas. En effet, le bio a ceci d’insupportable que la bonne conscience qu’il provoque à tous les niveaux de la chaîne permet un certain nombre de dérives qu’on ne tolèrerait pas – à juste titre – pour le conventionnel, beaucoup plus surveillé par des médias avides de scandales, qui l’attendent en permanence au tournant. En attendant, les multinationales Léa Nature and Co doivent se frotter les mains, leur croissance accélérée provoquée par l’action des marchands de peur qu’ils financent généreusement va être soutenue par l’obligation légale pour les cantines d’acheter 20% de leurs aliments chez eux. Il n’y a pas à dire, le lobbying, ça finit par payer !

2 commentaires sur “Le lobbying bio finit par payer

  1. La Deltaméthrine, pas sur les légumes mais bien utilisé comme biocide.
    Autorisé en bio mais seulement sur des pièges.
    A fait l’huile de neem est un PE parmi les plus sérieux ce qui se fait de pire mais bien naturel!

  2. Tout ça pour +50% de terres cultivables en plus que le conventionnel… La déforestation et l’annihilation de la biodiversité n’a jamais été aussi à la mode que maintenant

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