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Le délire continue : les pesticides auraient du goût !

SeraliniFraise ou pistache ? Les pesticides sont partout, ils donnent le cancer, sont le résultat d’un grand complot ourdi par les multinationales et… ils ont mauvais goût. Nous ne blaguons pas : une conférence « Dégustation de pesticides : les pesticides influencent-ils le goût du vin français ? » s’est ainsi tenue le vendredi 22 septembre à Paris à l’occasion de la fête de la gastronomie. Elle était organisée par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale et SOS Soil, une ONG écologiste. Présenté par Gilles-Eric Séralini, un scientifique militant, et Jérôme Douzelet, chef cuisinier, l’événement visait à présenter leur « enquête gustative » portant sur la présence et l’effet des pesticides dans le vin français (250 molécules recherchées). La présentation de leur expérience, menée sous forme de stages de dégustation avec des grands cuisiniers français, paraîtra sous la forme d’un livre édité par Actes Sud en janvier 2018, intitulé Le gout des pesticides dans le vin (!) On peut déjà prévoir un plaidoyer pro domo, c’est-à-dire bio. Tant pis si 100% des vins bio dont l’analyse a été commandée par le site Agriculture Environnement en 2015 contenaient du cuivre, le pesticide le plus employé en bio. Lui, n’a apparemment pas de goût… LOL

Lire aussi :
> Séralini détecte le goût des pesticides dans le vin… même le cuivre ?

6 commentaires

  1. Le problème c’est que même les « grand cuisiniers » sombrent dans ces délires idéologiques…

  2. Puisque certains viticulteurs affirment ( preuves à l’appui) que l’utilisation de porte greffe américains ( résistants au phylloxéra) a fait fortement baisser la qualité ( goût) des vins ne faudrait -il pas revenir aux cépages francs et , si nécessaire, traiter le phylloxéra ? ( par ex: certains néonic marchent très bien).

  3. Je pensais qu’au contraire, ils évitaient les Goûts moisis terreux dans le vin ??

  4. Les vendanges botrytisées ou trop atteintes par les maladies ont en général très mauvais goût, les vins bios qui tiennent la comparaison qualitative avec les vins conventionnels sont plus limités en volume deproduction en raison de la difficulté de produire bio et bon certaines années en raison du climat , quantité affectée mais aussi et surtout qualité. Le vin bio est par nature plus irrégulier, irrégularité vers le bas .
    En sus il y a effectivement les risques d’OTA sur tout le pourtour méditerranéen surtout si la parcelle est atteinte par une attaque de « vers de la grappe » tardive… plus facile à combattre en conventionnel.
    Indépendamment de cela une vigne bio avec un nombre de grappe plus limité, produira un vin qui n’aura pas le même goût qu’une vigne conventionnelle qui produira 30% de volume en plus, effet de concentration des arômes, lorsque les fongicides permettent de protéger plus de grappes qui doivent sauter dans une vigne bio, le goût peut être différent. Idem pour la pénétration de la lumière dans la végétation, plus facile en bio qui ne supporte pas un feuillage aussi dense, mais cela a tout à voir avec la conduite de la vigne ( rognage, effeuillage, réduction du nombre de grappes) et rien avec la production bio ( pas de pesticide de synthèse et pas d’N minéral).
    La question qui se pose est effectivement l’effet du greffage, dont on soupçonne un effet sur la qualité avec possibilité de revenir sur du franc ce pied si la protection contre le phylloxera sans greffage est possible, ce serait un vin d’antan, plus terroir que le bio, retour avant 1880 mais attendre 20 ans pour avoir des vignes suffisamment agées.
    D’expérience les vignes non greffées donnent des vins assez différents et très intéressants.

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