Scandale ! Les salades de Générations Futures et du lobby bio

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Et une de plus ! Générations Futures a pris l’habitude de sortir régulièrement une « enquête » alarmiste sur la présence de résidus de pesticides dans des produits alimentaires. Donc, après le vin, les raisins et les fraises, c’est au tour des salades d’être ciblées par l’association de François Veillerette. Dans un billet précédent (voir ici), nous avions déjà décrypté leur méthode com’ qui suit essentiellement trois règles :

Règle n°1 : faire croire que le discours catastrophiste repose sur des données factuelles sérieuses.

Règle n°2 : communiquer sur le nombre de molécules différentes trouvées plutôt que sur la quantité totale de résidus ingérée.

Règle n°3 : faire l’amalgame entre présence de résidus et danger.

Mais cette fois-ci, il y a un petit « plus ». Comme l’a révélé le site Forum Phyto il y a quelques jours, la présidente de Générations Futures a écrit aux centrales d’achat de grands distributeurs alimentaires d’où proviennent les salades analysées. Pourquoi ? Eh bien pour leur proposer leurs services d’expertise, expliquant : « Nous pourrions vous aider à trouver des alternatives et des experts pour vous guider vers une alimentation plus saine en commençant par ces quelques produits ainsi qu’à établir une liste noire de pesticides PE à bannir. (…) Nous serions disposés à vous apporter notre expertise et vous faire des propositions » C’est un peu le pyromane qui vend des extincteurs…
Outre cette offre de services, la présidente de Générations Futures conseille fortement les grands distributeurs à « promouvoir systématiquement » du bio : « Le minimum serait de promouvoir systématiquement la vente de salades – et autres végétaux comme les raisins de table, les fraises, les céréales ou les tomates – issus de l’agriculture biologique, car ces aliments – lorsqu’ils ne sont pas bio – sont particulièrement concernés par la présence de pesticides PE. » Cette demande est cocasse quand on connaît les nombreux liens entre Générations Futures et le lobby du bio (voir infographie ci-contre). D’un côté, une bonne partie de leurs subventions vient du lobby du bio, et de l’autre, Maria Pelletier, la présidente de l’association, est aussi administratrice du Synabio, c’est-à-dire le lobby de l’industrie du bio. La prochaine étape ne serait-elle pas de voir Générations Futures faire une enquête sur les pesticides dans la farine, et voir ensuite Maria Pelletier écrire aux grands distributeurs pour les conseiller d’acheter de la farine bio produite par son entreprise Moulin Marion ? Ce qui est certain, c’est que nous attendons toujours avec impatience les journalistes chevronnés comme Stéphane Foucart, Marie-Monique Robin ou Stéphane Horel dénoncer ce conflit d’intérêt flagrant.

 

 

 

Sources
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/des-salades-a-la-sauce-pesticides-22-09-2015-5114367.php
https://alerte-environnement.fr/2014/03/28/decryptage-de-la-methode-de-com-de-generations-futures/
http://www.forumphyto.fr/2015/09/11/les-methodes-tres-particulieres-de-generations-futures/

62 commentaires sur “Scandale ! Les salades de Générations Futures et du lobby bio

    1. Juste après Nathalie Fontrel, la chroniqueuse militante avec ses airs de maitresse d’école.
      Ils sont relous à France Inter.

    1. Vous ne trouvez pas que ça sent bon le traffic d’influence?
      Un élu, vice-président de Région, avec sa casquette de porte-parole d’une assoc militante proposer son service d’expertise, qui n’a donc rien d’indépendant, probablement payant, tout en faisant du chantage médiatique?

  1. Il ne fait désormais plus aucun doute que certains acteurs industriels de la filière bio s’appuient sur des agitateurs de peurs dument appointés pour assurer la promotion de leur production.

    Imaginons les constructeurs d’automobile indiens finançant 50 millions de consommateurs pour raconter que l’accidentologie des véhicules français ou allemands est infiniment plus importante, ce qui n’est pas faux rapporté au nombre de véhicules français ou allemands circulant en France par rapport aux automobiles fabriquées en Inde. Chiffre brut et non proportion.

    Financée par toute une filière bio industrielle, Génération future, procède de la même façon.

    Mais nous n’en sommes absolument pas surpris.

  2. Que les vendeurs de bio racontent leurs histoires et développent des stratégies pour manipuler les naïfs c’est de bonne guerre.Ce qui est détestable et très critiquable c’est le rôle que joue l’état avec notre argent ( impôts) car il trompe sciemment les consommateurs.L’éducation nationale ne permet plus aux étudiants d’avoir un esprit critique satisfaisant ( sans parler des 20 % d’illétrés). Au lieu de tirer le peuple vers le haut l’oligarchie au pouvoir le tire vers le bas pour mieux l’oppresser. Le bio n’est qu’un exemple des escroqueries gouvernementales.

      1. JG, de retour! 😉
        « Les français sont des veaux » soufflait le Général 🙂

        1. @rageous,
          Merci à vous pour votre pertinente remarque, en forme de clin d’œil ! 😉
          En effet — à tort ou à raison — je m’autorise une période sans connexion internet durant l’été…

          1. @ JG
            Aaaah, les vacances! 🙄
            J’en ferais tout autant (sevrage internet) si j’en prenais…des vacances! 😉

  3. -RMC-Didier Giraud « Il y a certainement chez une minorité d’ agriculteurs des comportements A REVOIR…Si il y a une obligation de moyens et jamais de résultat en matière d’agriculture et de bouffe.Un exemple un gros déguelasse d’agriculteur,drogué aux pesticides qui produit en haut d’une montagne,et en bas il y a un agriculteur bio qui produit des salades,et qui ramasse l’eau de ruisselement du « gros déguelasse » et bien LUI qui respecte le cahier des charges vend ses salades bio….et l’OBLIGATION DU RESULTAT n’existe pas pour contrôler le BIO sur les marchés…

    Didier Giraud se refait mettre en place par Sophie agricultrice bio.Payer 900 euros pour le contrôle n’est pas le résultat Mr Giraud,sachant qu’il est suivi d’un autre contrôle inopiné en PLUS chaque année,chose qui n’est pas faite pour le conventionnel NI pour le BIO Européen des supermarchés….Sachez Mr.Didier Giraud que l’on a fait aussi sur mes sojas un prélèvement ADN pour savoir si il n’ était pas OGM,sachant que vous Mr Giraud continuez à donner des granulés contenant des OGM à vos Charolaises,et ça les consommateurs ne le sait pas……

    1. « …un gros déguelasse d’agriculteur,drogué aux pesticides… »

      Il n’y a que les gros… pour imaginer qu’il y a de gros dégueulasses d’agriculteurs drogués aux pesticides, qui mettent dix fois la dose nécessaire pour le plaisir de polluer, par philanthropie pour l’agrochimie et ses bénéfices, et par charité envers les gros… de bobos-écolos et les biotalibans en leur donnant des sujets de conversation.

      Vous seriez agriculteur « bio », à vous lire… vos propos dénigrants de la partie de la profession qui ne partage pas votre idéologie et qui, soit dit en passant, nous nourrit, sont lamentables.

      « …vous Mr Giraud continuez à donner des granulés contenant des OGM à vos Charolaises,et ça les consommateurs ne le sait pas…… » C’était très judicieux de mettre six points de suspension. Trois suffisent en temps normal. Dans votre cas, la suite est : et alors ?

      1. @ Seppi
        « Tout ce qui est excessif est insignifiant » et « en haut d’une montagne » risible! 😀

        Des exemples de pollutions industrielles avec des contrôles AB qui n’y voient rien à redire, ça existe aussi…

  4. Mr.Didier Giraud pose une question qui n’a pas lieu d’être,puisque dans cette « histoire » les salades n’ont pas été contaminées par le voisin conventionnelle,NON ll met en cause le MANQUE de contrôle du BIO dans notre pays,sachant qu’il est le PLUS RIGOUREUX,avec entre autre ecocert par rapport au bio européen « Made in Nulle part »,et quand les Chinois ou Allemand viennent ,c’est avec un mini scanner …..Et pour Mr.Didier Giraud je lui signalerais qu’un ami viticulteur bio depuis 8 ans est souvent contrôlé par l’AGENCE DE L’EAU,alors que son voisin en conventionnelle ne l’est pas (What Else !) alors qu’il protège aussi par le BIO les nappes phréatiques de son village (Convention BI’EAU- 2009 l’Etat et la Région ont signé un accord cadre pour une gestion durable et solidaire de l’eau en Languedoc-Roussillon).Pour Didier Giraud,j’ai un ami qui est à la Répression des Fraudes (DGCCRF) et qui a mis cette année des PV pour des fausses tomates Coeur de boeuf (de l’INRA) SANS goût et creuses à l’intérieur,vendues sur des marchés….Quelques fois des contrôles inopinés sont fait aussi chez des producteurs et on trouve,par exemple des abricots contenant des résidus d’un pesticide viticole (qui se trouve à – 10 mètres,mais qui a du traité par vent + 19km/h,ce qui est INTERDIT.Il y a 4 ans des palettes de fruits d’un ami contenant encore des doses d’un insecticide qu’il avait mis 3 semaines avant,le thiaclopride/cancérigène même à doses sublétales de la famille des insecticides Néocotinoides comme l’imidaclopride/neurotoxique pour l’abeille ont fait demi tour.Et depuis il n’utilise AUCUN insecticide Néonicotinoide,sachant qu’il est plus concentré et dont les molécules ne se voient pas au microscope….

    1. Ouzarme

      Vous dite n’importe quoi:

      Le thiaclopride/cancérigène même à doses sublétales de la famille des insecticides Néocotinoides comme l’imidaclopride/neurotoxique pour l’abeille ont fait demi tour.Et depuis il n’utilise AUCUN insecticide Néonicotinoide,sachant qu’il est plus concentré et dont les molécules ne se voient pas au microscope…. – See more at: https://alerte-environnement.fr/2015/09/22/les-salades-de-generations-futures/#sthash.Vxf656OG.dpuf

      Vous utilisez des mots dont vous ne connaissez pas le sens.

      Le thiaclopride/cancérigène même à doses sublétales :: Cette phrase n’a pas de sens

      Dose létale=dose mortelle
      Dose sublétale= ne tue pas mais rend malade

      Les produits pouvant provoqués des cancers sont forcément à conséquence sublétal.

      Plus simplement:

      Si la dose est létale (elle tue) PAN t’es mort et ta pas le temps d’avoir eu le cancer.

      Une autre bêtise
      « Néonicotinoide,sachant qu’il est plus concentré et dont les molécules ne se voient pas au microscope. »

      Vous ne voyez pas la molécule au microscope ?? C’est grave docteur. Dans quelle dimension se cache telle cette molécule ????

      Désole de faire de l’humour, mais là les affirmations gratuite complétement à côté de la plaque sont vraiment ridicule et donne l’intérêt de l’intervention : ZERO

  5. Et sur RFI ils ont même trouvés des « pesticides endocriniens », si, si.

    « L’impact des pesticides endocriniens représente un coût sanitaire de plus de 150 milliards d’euros chaque année en Europe. Aujourd’hui, ce ne sont plus les maladies infectieuses mais les maladies chroniques qui tuent le plus. Deux sur trois décès dans le monde sont dus à une maladie chronique telle cancer, diabète, maladies cardio-vasculaire ou respiratoire. »

    http://www.rfi.fr/europe/20150923-ue-union-europeenne-perturbateurs-endocriniens-pesticides-reglement-sante-sanitaire-

    1. Et dire que des centaines de milliers de réfugiés se ruent vers l’Europe , ils se ruent vers la mort pas traversant la mer mais en mageant des salades .
      Mon dieu que fait l’ONU …

    2. ce qui est pratique, quand on balance un chiffre de 150 Md, c’est qu’on n’a aucun moyen de vérifier. ça se fait « au doigt mouillé » en partant d’hypothèses plus ou moins crédibles.
      Et les journalistes, de relayer ces données.
      Après, ils vont s’étonner que la profession de journaliste est une de celle dont les français se méfient le plus.

      1. Je confirme le ridicule de RFI par mon expérience vécu durant deux années au Burkina Faso.

        L’analyse des infos par RFI comparée aux analyses d’autre radio était une occupation « marrante » pour occuper les soirées en brousse.

        Ce qui est sure c’est que RFI est devenu pour moi une source d’info ridicule et surtout d’un « parti prit »vis-à-vis des politiques française, grossier et ridiculement pitoyable.

        RFI contribue pleinement à notre image négative a l’étranger de français « arrogant, pédant, donneur de leçons à coté de la plaque »

  6. Bon, ok, c’est du lobbying, il y a un plan médias, un discours catastrophiste et même un business derrière tout ça. Sur le fond, je m’étonne quand même que des molécules interdites (6 tout de même) puissent être présentes.
    D’autres part, en quantité, 0,549 mg de pesticides (pas forcément interdits) par kilo de salades me semble non négligeable.
    Alors oui, il manque des infos éclairantes, et on peut critiquer l’étude, ceux qui la font et leurs intérêts cachés, mais ce serait intéressant aussi d’avoir des arguments factuels rassurants. Perso, je suis preneur…

      1. Voilà une super réponse… Le fait de rapporter au kg est est plutôt pertinent
        puisqu’une salade pourra faire entre 400 g pour une grosse frisée et 100g pour une
        petite feuille de chêne… il serait ridicule de parler de xx mg/ »salade » puisque le poids est évidemment variable…

        La question n’est donc pas là…
        Un éventuel effet des résidus de pesticides s’analyse évidemment en cumul de « faibles doses ».

        Les français consomment en moyenne chaque année cinq kilos de salade par année.
        Donc à l’année, ça me semble représenter des cumuls de résidus de pesticides non négligeables.
        D’autant que la notion de moyenne intègre évidemment des variations importantes selon les individus.

        Ok ça reste sous les limites maximales de résidus fixés pour la salade, pour les différentes molécules retrouvées.
        Si on tient compte d’effet synergique de pesticides (le mélange a un effet supérieur
        à celui cumulé de chacun des pesticides), ça me paraît pas fou de se demander si pour la salade en particulier
        on n’a pas au final un apport de résidus de pesticides très important.

        En outre, moi, je m’interroge aussi sur la présence de pesticides interdits (contamination ou mauvaises pratiques ?)

        1. 0,5 mg/kg x 5kg =2,5 mg par an! Pour savoir si c’est négligeable ou non négligeable, il ne faut pas se livrer à de grandes incantations creuses, il faut ouvrir les tables des toxicologues !;_;

        2. Vous deviez vous interroger sur les milliards de combinaisons possibles d’interactions entre molécules naturelles des salades avec les tomates et la feta avec un peu d’huile d’olive et de vinaigre et basilic (qui contient de l’estragol cancérigène et tératogène).

    1. « …0,549 mg de pesticides (pas forcément interdits) par kilo de salades me semble non négligeable » ?

      Non, ce n’est pas négligeable… ce sont 0,549 mg en moyenne. Il faut donc savoir ce qu’il y a derrière ce chiffre. Si l’ami Veillerette avait quelque chose de croustillant à se mettre sous la dent – ua-delà de chiffres sans grande signification jetés en pâture – on le saurait… car il se serait empressé de communiquer sur cette chose.

      « Alors oui, il manque des infos éclairantes… » ?

      Ben oui, M. Veillerette n’en a pas…

      « …ce serait intéressant aussi d’avoir des arguments factuels rassurants » ?

      Ça, c’est le coup du renversement de la charge de la preuve. M. Veillerette vous fait peur avec des billevesées… et c’est aux autres de démontrer que ce sont des billevesées.

      Mais il est vrai qu’on aurait pu avoir une mise au point des autorités. Hep Stéphane (Le Foll)…

      1. Une catastrophe monumental ce ministre pour le monde agricole français.
        Il bat tous les record et restera dans l’histoire (pas comme il le rève)
        Au fait, est-il encore ministre de l’agriculture ?? C’est bien le 1er ministre et le président qui sont monté aux créneaux pour la crise bovine récente !
        Les négociations ne sont pas passées par lui !!!! Ça prouve sont intérêt dans le monde agricole.

        Il cautionne des séralini et autre malhonnêtes en les recevant dans son bureau ou plus simplement en intervenant pas dans ce genre de situation qui devrait être jugé devant les tribunaux . Que ce soit le roitelet de FNE ou les émirs de GP, c’est gugusse devrai être en prison pour diffamation des agris conventionnel ou escroquerie (il mente ouvertement et volontairement pour faire passer leur idées dramatique et valoriser leur bisness bio)

        Cela fait 5 ou 6 fois depuis 3 ans que je monte à Paris où on nous annonce la participation du ministre de l’agriculture et je ne l’ai encore jamais rencontré.
        Il annule toujours au dernier moment.
        Il est vrai que devant une centaine de professionnel (qui l’attend) des grandes cultures il aurait du mal à nous jouer son discours/cinéma minable sur fond d’agro écologie.
        C’est une bonne chose en réalité qu’il se cache, car du fait de son attitude depuis qu’il est arrivé au ministère, il s’est tellement « grillé » auprès de « ceux qui savent de quoi on parle » qu’il ne pourrait y avoir de discussion constructive avec cet incompétent notoire maintenant du monde agricole.

        1. Bah, S.Le Foll est un politique, ne raisonne qu’en politique.
          B.Le maire avait au moins l’avantage de ne pas être de la partie et ne faisait pas semblant de tout connaitre, ce qui lui évitait de prendre des postures.

  7. Lorsque l’on parle de pesticides les médiats visent en fait exclusivement les produits phytopharmaceutiques utilisés sur les productions végétales et ignorent totalement que les pesticides (au sens juridique) comprennent également les biocides (pesticides utilisés pour des usages hors de l’agriculture comme par exemple la désinfection des locaux et salles d’opération des hôpitaux, des cuisines des cantines, des locaux privés …) ainsi que les médicaments vétérinaires contre les ectoparasites des animaux.
    La démagogie politique de « la suppression des pesticides » se doit donc de comprendre et de citer dans cette suppression des pesticides celle les produits de désinfection (biocides) notamment des salles d’opération, des cuisines collectives comme privées, des toilettes etc…Laissant ainsi la porte ouverte aux maladies nosocomiales qui en fait sont très naturelles donc très bio…

    1. Vous avez oublié dans cette énumération les bons produits qu’on met sur la tête de nos chers petits pour la débarrasser des poux, les bons produits qu’on se met sur le corps quand on a eu la malchance d’avoir attrapé la gale, ou une mycose, les bons produits qu’on répand ou fait diffuser contre les petites bêtes qui font « bzzz »…

  8. « ce serait intéressant aussi d’avoir des arguments factuels rassurants »

    Il parait impossible de rassurer un esprit qui ne sait pas séparer les dangers et les risques, c’est devenu le cas de l’ensemble des bobos.

    On pourrait aussi ajouter qui ne sait pas hiérarchiser les risques entre eux.

    Peut on être rassuré?
    non, si on veut avoir peur de tout ou du moins de ce que les médias et les zélites décident de nous présenter comme dangereux et d’ignorer les risques de ce que les médias et les zélites décident de nous présenter comme sans risque et bon pour nous, un peu le meilleur des mondes en devenir.

    Il existe des pesticides dans des salades!

    ok, on vérifiera s’il s’agit de salades françaises, européennes ou importées d’ailleurs, le risque allant en croissant lorsque l’on s’éloigne du territoire français en raison des exigences et des contrôles même si l’un et l’autre ne garantie pas l’absence de non conformité, la réduit.

    Indépendamment de cela, est ce que des pesticides trouvés dans des salades constituent les substance anthropiques les plus dangereuses ?

    Dans un salade, on peut retrouver aussi des métaux lourds, venant du sol, déposés par l’atmosphère notamment à proximité de routes ou de voies de chemin de fer ( très dangereux la proximité de voies de chemin de fer, si les trains y circulent), proximité des usines aussi ou des aéroports.

    http://dtrf.setra.fr/pdf/pj/Dtrf/0003/Dtrf-0003737/DT3737.pdf
    Des HAP, des cov,…peuvent aussi être retrouvé dans les salades ensemble des substances d’origine humaine mais incommensurablement plus dangereuses et non ou mal règlementées car ne dépendant pas de la volonté du maraicher qui réalise ou ne réalise pas ses traitements puisque issues de l’extérieur du champ. Très très mal évalué l’effet de cet ensemble de contaminants, peu de crédits pour le faire, le peu d’études disponibles montrent que c’est vraiment dangereux et qu’en plus un risque réel existe, mais sans régulation sauf non consommation des végétaux contaminés, si l’on sait qu’ils le sont.

    GF se moque cependant de ces contaminants les plus dangereux et les plus à risque. On reviendra sur ce choix délibéré.

    S’agissant de pesticides, ces derniers sont évalués, a priori avec des règles logiques : recherche d’une dose sans effet chez le rat, facteur de sécurité par rapport à cette dose et, pour un consommation normale vérification que l’ingestion totale du pesticide est inférieure à la dose qui est connue sans effet.
    Donc vérification qu’il n’existe pas de RISQUE identifiable même si la majorité des pesticides sont potentiellement DANGEREUX, comme les médicaments, moins que la plupart des médicaments cependant , les biocides, même le sel de cuisine qui est aussi dangereux, mais non identifié dangereux par le consommateur parce que courant dans la nature.

    Une fois ces arguments avancés on peut toujours ne pas être rassuré: les dossiers des études sont faites par les chimistes ( comme les médicaments et les biocides d’ailleurs), des effets sur de très gros consommateurs de salades peuvent ne pas être évalués malgré les seuils de sécurité élevés (peu probable).
    On peut aussi souligner que les effets cocktails ne sont pas évalués : résidus de pesticides avec du jus de pamplemousse par exemple, comme le signalait Seppi, le jus de pamplemousse, entre autre substance naturelle, bloquant les mécanismes de détoxification de l’organisme et rendant de nombreuses substances ingérées (notamment médicaments, mais peut aussi fonctionner avec des biocides ou des pesticides) plus actives dans l’organisme dont bien plus toxique.

    Il a fallu de nombreux morts ( avec les médicaments) pour que l’on identifie ce phénomène, à la fin des années 80 et début des années 90, vérifié ensuite par diverses expériences sur l’animal.

    Peut -on alors être rassuré, sachant que ma salade qui pousse dans un potager urbain? du fait de la circulation automobile, des système de chauffage de la ville, va être chargée en HAP, Cov, métaux lourds qui vont interagir entre eux et interagir avec les pesticides susceptibles d’être appliqués dessus, ceux aussi des pommes, y compris bio, puisque dans l’estomac tout se mélange…

    L’eau que je bois qui en contient aussi mais contient aussi de l’hypochlorite de sodium, d’autres métaux lourds, de l’ethynil oestradiol… sacré cocktail …. plus le jus de pamplemousse, si j’en prends le matin…

    Si je ne veux pas être rassuré, il y a vraiment de quoi avoir peur; et ne plus manger de salade, ni de pain ( qui en plus contient du gluten), ni de lait ( contient du lactose), ni de maïs( la plupart OGM), ni de soja ( OGM aussi ou plein de perturbateur endocriniens très naturel).
    Reste le jeune mais qui peut aussi finir par tuer s’il est prolongé.
    Donc manger peut être dangereux mais ne pas manger plus encore.

    Je peux aller manger à l’étranger, pas aux US, Brésil ou Canada, tout y est OGM ou gras.

    Mais si je veux avoir encore plus peur, quelques semaines à vivre en Afrique, même Afrique du nord et plus encore en Afrique noire, ou en Inde devraient suffire à étalonner mon trouillomètre, quelques tourista ( ici c’est naturel, naturel mais efficace) plus loin.

    Dans ce second cas, c’est de l’aiguë et çà laisse des traces…

    1. @ Alzine
      « ok, on vérifiera s’il s’agit de salades françaises, européennes ou importées d’ailleurs, le risque allant en croissant lorsque l’on s’éloigne du territoire français en raison des exigences et des contrôles même si l’un et l’autre ne garantie pas l’absence de non conformité, la réduit. »
      Le rapport d’experts ne fait pas le détail, il indique juste le nombre de salades selon la provenance ; France 29 (locale?), Italie 1 et Espagne 1…aléatoire.
      Ni ne renseigne si elles ont été soigneusement lavées…
      http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2015/09/EXPPERT-5-Final.pdf

      Sur 5 molécules interdites, 3 sont à l’état de « traces », c’est combien de 0 après la virgule les « traces »?
      http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2015/09/recap-salades-pour-site.pdf

      1. @ Rageous,

        Effectivement !

        On pourrait ajouter que GF utilise en permanence le MICROSCOPE au sein d’un ensemble de danger pour aller identifier celui qui correspond à la cible que demandent ses financeurs, gros industriels ou distributeurs du bio ou qui le promeuvent , en général les pesticides agricoles d’origine récente ( synthèse) même si l’évaluation tox est bien faite et la sécurité à haut niveau ( une évaluation bien faite ne garantie pas une absence de risque à 100% mais à 95 ou 99% puis le 100% n’existe que dans les mathématiques pas dans la vraie vie).

        Génération future évite bien évidemment de s’intéresser même à l’oeil nu à tout ce qui est naturel mais à grand risque et touche le bio: cuivre, neem, fertilisation organique et germes associés, effet du labour sur l’érosion des sols, microparticules liées aux déjections animales laissées à la surface des sols ( parcours naturels), horticulture au coeur des cités polluées…

        Bref tout ce qui pose vraiment question mais reste « bobo correct ».

        C’est donc une pure boite de lobbying pour enseignes vertes qui utilise la publicité comparative et la pire d’entre elle, celle qui joue sur la peur voire même essaye d’employer la terreur.

        Imaginons, c’est un exemple, une boite de communication qui pour Intermarché ferait de la pub en analysant la teneur en cadmium des pâtes de blé dur vendues par Carrefour, montrant qu’elle est bien plus élevée que celles d’intermarché( cadmium naturellement présent dans certains sols avec fort enrichissement pour les parcelles proches de routes ou sites industriels). la boite de com d’Intermarché projetant ensuite ce résultat sur le nombre de morts pour les consommateurs des pâtes de Carrefour mais dans un autre article.

        C’est à peu près cela à quoi se livre GF pour le compte des grosses boites du bio et dans ce cas avec des arguments manipulés ( le microscope est placé au mauvais endroit en terme de risque) ou fallacieux , brefs manipulés.

    2. J’aime beaucoup le ton de votre réponse… qui m’a fait rire
      Lorsque j’évoque des « arguments factuels rassurants », c’est sur la question des pesticides dans les salades tels qu’ils sont évalués dans cette étude, pas sur autre chose…
      Je sais bien que bien d’autres polluants sont présents dans l’alimentation en général, et l’exemple des métaux lourds est plutôt bien choisi.
      On peut aussi élargir la question des polluants des habitations aux meubles, peintures etc…
      Ok avec vous sur le fait que si on veut s’inquiéter, on peut le faire sans problème, d’autant que la présentation par les médias de toute étude réalisée se fait sous l’objectif de la recherche de sensationnalisme et rend donc tout cela particulièrement anxiogène… pour le « bobo » comme pour les autres.
      Tout d’abord, vous reprochez à GF de focaliser sur ce qui les intéresse… Evidemment les études menées par qui que ce soit, ne sont jamais exhaustives : elles ne peuvent pas l’être, elles ne le seront jamais. Vous indiquez pour les salades une liste de polluants dépendant des pratiques agricoles ou non qui peut être très longue (pesticides, HAP, COV, métaux lourds etc…).
      Je sais bien que la présence ou pas de telle ou telle substance n’indique évidemment pas un risque a priori pour la consommation : comme vous le soulignez, il faut des années et des cas cliniques pour arriver à évaluer précisément un danger, sans parler d’effet cocktail encore très mal appréhendé.
      L’étude ici concernée se focalise sur les pesticides. Parlons de cela dans l’immédiat, et laissons le gluten, les ogm ou autres sources d’angoisse pour le « bobo » de côté. Vous remarquerez aussi que je laisse de côté le bio qui n’est pas à mes yeux la solution universelle à ces questions, mais un marché de niche.
      Mes interrogations portent sur :
      – La présence de pesticides interdits : même à l’état de traces, que font-ils là (contamination aérienne ponctuelle, contamination durable des sols ou mauvaises pratiques agricoles ?) – d’ailleurs notez que l’argument souvent opposé sur le fait que les contrôles et réglementation sont plus importants en France, et donc les salades ici mieux contrôlées ne tient pas puisque la majorité des échantillons est français. Je ne sais pas… Mais si c’est interdit, on peut peut-être se demander ce que ça fait là, non ? Loin de moi d’accuser la profession a priori, mais il me semble que ça pourrait être intéressant d’avoir un début de réponse surtout si ce n’est pas lié à de mauvaises pratiques.
      – La quantité moyenne globale de 0.549 mg/ kg de résidus de pesticides me semble très importante. Je ne suis pas toxicologue, et j’ai bien noté que les LMR ne sont pas dépassées. Néanmoins, je reprends une remarque du rapport : « De plus, la quantité moyenne de 0.549 mg de pesticides trouvée par kilo de salades testées dans notre enquête est loin d’être négligeable. Elle représente environ la quantité de résidus de pesticides qu’on trouverait dans plus de 1000 l d’eau contenant 0.5µg/l de résidus de pesticides (soit la Concentration Maximale Admissible pour l’ensemble des pesticides dans l’eau). Cela est l’équivalent d’environ 3 années de consommation d’eau de boisson à raison d’1 litre par jour! ». Je constate donc que les LMR qui ont été fixées pour les différents pesticides mesurés sont particulièrement hautes pour les salades par rapport à d’autres légumes. Pourquoi des seuils aussi haut pour certains produits par rapport à d’autres. L’absorption intestinale de ces pesticides est-elle si différentes lorsqu’on mange une salade ou une carotte ? (oups, j’oubliais : « dans l’estomac tout se mélange »).
      – Sur ces LMR enfin, vous m’indiquez « les dossiers des études sont faites par les chimistes ». Donc parce qu’une firme a fait homologuer son produit avec tel ou tel seuil, on ne peut pas se questionner quand ces LMR sont très différentes selon la culture, et de fait, beaucoup plus élevées pour une culture (salade) qui représente le 4ème légume le plus mangé en France… Là encore, j’aimerai comprendre cette différence.

      1. « Evidemment les études menées par qui que ce soit, ne sont jamais exhaustives : elles ne peuvent pas l’être, elles ne le seront jamais. » ?

        Il y a une différence entre une étude qui n’est pas exhaustive et une « étude » qui est franchement malhonnête/

        « Vous remarquerez aussi que je laisse de côté le bio qui n’est pas à mes yeux la solution universelle à ces questions, mais un marché de niche. »

        Vous avez raison. Mais il faut ajouter que le bio a aussi ses propres problèmes.

        « Mes interrogations portent sur :
        –  La présence de pesticides interdits : même à l’état de traces, que font-ils là […] ?

        L’ineffable GF a trouvé six cas, dont cinq de « traces » et deux de traces de DDT, notoirement persistant. Si la présence de traces pose problème, alors il faut supprimer toutes les cultures.

        « La quantité moyenne globale de 0.549 mg/ kg de résidus de pesticides me semble très importante » ?

        Ce chiffre n’a aucune signification pratique. Le comparer avec les quantités admissibles dans l’eau potable relève de la plus pure malhonnêteté. M. Veillerette sait parfaitement que les normes pour l’eau potable sont purement administratives et qu’elles n’ont pas été établies dans le cadre de considérations de santé publique.

        Les LMR sont fixées de telle manière que le consommateur « normal » – et même plutôt « anormal » – ne dépassera pas la DJA, la dose journalière admissible. On peut donc fixer des LMR différentes selon la quantité de produit ingérée journellement.

        1. On pourrait même ajouter que le 0.1 ug/litre pour les pesticides dans l’eau était la limite pour une détection avec les méthodes analytiques des années 80, et déjà en application du principe de précaution, aucun référence tox derrière ce seuil, juste la capacité de doser la molécule, l’identification d’une trace. Un rapport du sénat à l’époque où ces documents étaient tous de bonne facture, et faisaient appel aux meilleurs experts, juste en début de bobologie généralisée, le détaille, excellente référence . On notera que ce seuil est strictement européen. S’agissant des US ou de l’Australie ou du Canada, on est bien plus vigilant vis à vis de la consommation de tabac ou la présence de benzène dans l’air des villes ou la présence d’ethynil oestradiol dans l’eau potable et avant les rivières, plus rationnel pour les pesticides dans l’eau avec une référence à la dangerosité de la molécule. En Europe en général et en France en particulier, on inverse la hiérarchie.

          http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-1.html
          b) Les controverses

          La fixation d’un seuil unique de pesticides dans l’eau fait l’objet de nombreuses controverses.

          – La première critique porte sur seuil unique. Il est observé que ce choix du seuil unique est un choix européen qui n’a pratiquement aucun équivalent au monde. Pour les pesticides, l’OMS a déterminé 40 valeurs guides (VG) différentes, adaptées aux différentes molécules.

          – La deuxième critique porte sur le niveau choisi, beaucoup plus strict que les valeurs internationales et que les niveaux retenus par d’autres compétiteurs, notamment américains. Le rapport entre les valeurs limites européennes et les valeurs guides internationales peut varier de 1 à 3000 (pour le bentazone, la VG est de 300ug/l). L’Agence américaine de Protection de l’Environnement a fixé le seuil de l’alachlore, de l’atrazine et de la simazine, trois herbicides, à respectivement 2 ug/l, 3 ug/l et 17 ug/l, soit un niveau de 20 à 170 fois plus élevé que la norme européenne.

          – La troisième critique porte sur une certaine incohérence dans la détermination des seuils. Tandis que l’attention était focalisée sur l’eau, les limites de résidus sur les produits d’alimentation traités aux pesticides n’ont pas été modifiées. On relèvera par exemple que les limites de résidus sur les fruits peuvent être jusqu’à 100 000 fois plus importantes que les teneurs acceptées dans l’eau (65(*)). Cette situation suggère une sévérité excessive sur l’eau et que les normes appliquées à l’eau n’ont pas été fondées sur des raisons sanitaires.

          – La dernière critique porte sur une situation de blocage. On rappellera que les seuils actuels ont été fixés initialement il y a 25 ans. Pour le professeur Hartemann de la faculté de Nancy, « on pouvait fixer une norme de 0,1 ug/l, par précaution, quand les connaissances scientifiques étaient encore limitées mais à partir du moment où l’on connaît mieux, il faudrait accepter de réviser les seuils ». Il n’en a rien été

        2. On peut ajouter que pour pouvoir commenter les résultats obtenus par GF, il faudrait avoir la totalité des données.

          Pour la notion de perturbateur endocrinien, effectivement c’est une réalité surtout valable à l’origine pour le distilbène. Drame humain sur lequel toute la lumière n’a pas été faite, n’a pas été examiné jusqu’au bout, dans le cas du distilbène, c’est une partie du milieu médical français car ce produit interdit aux US en 1971, ne l’a été en France qu’en 1977, 6 longues années.

          C’est une des raisons pour lesquelles la rationalité des américains et canadiens devrait nous inspirer, pour l’approche des pesticides dans l’eau, la rationalisation de leur emploi, la lutte contre la consommation de tabac ( même si les cigarettiers sont pour les plus gros, américains) entre autre chose.

          Le cas de Theo Colborn, que l’on décrit comme celle qui a inventé le concept de perturbateur endocrinien est intéressant, elle ressemble à s’y méprendre à Rachel Carson, c’est sa copie conforme 30 ans plus tard, juste en pleine conférence de Rio, presque trop beau pour être vrai.

          Les américains US ont tendance à reproduire les systèmes qui marchent.

          Comme pour Rachel Carson et « silent spring » , on ne peut écarter une manipulation de la science, un coup fourré à la pâte « vert de gris », moyen d’imposer au reste du monde quelques concepts qui permettront d’orienter les savoirs et l’économie des nations cibles, un amuse bouche façon introduction au meilleur du monde.

          Non pas que l’effet perturbateur endocrinien n’existe pas, le cas du distilbène est terrible comme modèle, le pire cas, et de loin connu, mais c’est bien de l’instrumentalisation du concept qu’il s’agit, en mettant en lumières certaines substances ( à l’effet souvent négligeable) dans un but donné et oubliant l’immense majorité des autres, plus significatives en terme d’effet.

          Pour le risque perturbateur endocrinien il aurait fallu réduire autant que possible la consommation de pilule contraceptives, concentré de perturbateur endocrinien, c’est d’ailleurs la fonction des pilules contraceptives, arrêt de la consommation de Tofu ( soja riche en PE)….

  9. Une erreur dans le raisonnement, d’après l’ineffable Marie Monique Robin, il parait que l’Inde est un pays extra pour la sécurité de sa nourriture, elle en raffole, cette folle.

    1. ET c’est un pays magnifique où les droits de la femme sont les mieux respecter au monde .
      C’est un pays où tout le monde à les mêmes droits , aucune différence sociale.
      Le taux de pauvreté est plus bas qu’en France .

  10. Plus sérieusement

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/09/23/24143-lesperance-vie-europeenne-doit-augmenter-jusquen-2020
    « Pour l’OMS, qui vise une réduction annuelle des morts prématurées de 1,5% jusqu’en 2020, cette tendance se nourrit de la réduction du nombre de personnes décédant de maladies cardiovasculaire, du cancer, du diabète sucré et des maladies respiratoires chroniques. Mais le tabagisme, la consommation d’alcool et l’augmentation de l’obésité -59% de la population européenne est en surpoids ou obèse- se mettent en travers de cet objectif. Les Européens boivent et fument plus que n’importe quel autre peuple au monde: ils consomment en moyenne 11 litres d’alcool par an, et 30% de la population fume »

    Quand il s’agit de boire on notera que c’est l’excès l’alcool qui est en cause et que le vin rouge jusqu’à 2-3 verres par jour selon le sexe et le poids est considéré comme non dangereux voire bénéfique.

    GF est absente sur le débat sur les métaux lourds dans aliments, l’agriculture citadine et la consommation de tabac sauf pour recommander le bio.

    Donc effectivement un boite de lobbying minable pour de grands groupes du bio.

      1. Un verre le midi et deux le soir sans prendre la route après et tout va bien, mais aussi 3 à midi pendant le repas mais sans prendre le volant.

        Deux verres de vin sur un repas maintiennent le seuil sous 0.5 g/litre et le principal risque sur la route pour une quantité d’alcool tolérable reste la somnolence liée au volume du repas et au temps de digestion, avec 2 café cela se gère et participe à éviter un effet d’une faible dose d’alcool sur le foie.

        Les accidents des alcoolisés du samedi soir ne sont pas liés au vin, la consommation de vin est d’ailleurs inversement proportionnelle à l’ingestion brutale d’alcool fort dans la population, pas les mêmes tranches d’age d’ailleurs.

        1. D’ailleurs, je suis partisan d’un apprentissage assez précoce de la consommation d’alcool chez les jeunes. Aujourd’hui, dans la majorité des cas, ce n’est pas avant 17 ans, avant, c’est plutôt en cachette.
          Résultat: quand ils arrivent à 18 ans, les jeunes sont complètement hors contrôle avec l’alcool. Regardez ce qui se passe dans les écoles post bac où les soirées sont hyper alcoolisées.
          A mon époque, il y a 30 ans, , presque tout le monde avait une expérience avec les boissons alcoolisées, mais plutôt vin, cidre, selon les régions d’origine, mais en soirée étudiante, peu se mettaient « minables » avec l’alcool.
          Aujourd’hui, c’est le contraire. Les responsables des établissements ont d’ailleurs beaucoup de mal à le gérer.
          La société est partie d’un principe louable, pas d’alcool avant 18 ans, et le résultat est diamétralement à l’opposé de ce qui était escompté.
          Bien joué.

          1. D’accord avec vous douar , dans ce cas faisons la m^me chose avec le cannabis , les jeunes ont un comportement irresponsable avec ce type de produit.

            Aux Etats Unis , certains on la même « philosophie  » que vous en ce qui concerne la manipulation des armes à feu , plus t’apprends jeune mieux c’est .
            Pas plus d’une ou deux balles de 9mm pendant les repas ça fait pas mal.

          2. « Peu ce mettait minable  » !!

            Vous avez une mauvaise mémoire,non ?

            C’était mieux avant , quoi !

          3. Il faut reconnaitre également que notre société actuelle accepte beaucoup moins les « débordements ».
            Ainsi, des bizutages « softs » sont perçus aujourd’hui comme des « atteintes à la dignité humaine » (si, si, je vous l’assure).

        1. C’est la faute au zecolos !!

          Le gars il a voulu réduire ses émissions de CO² et il a moins chauffé les farines , ça partait d’un bon sentiment !

  11. http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/sept-agriculteurs-ne-peuvent-plus-vendre-leurs-productions-dans-la-meuse-202-113323.html

    « des traces d’arsenic, de plomb, de zinc, de cadmium, de dioxine et de furanes. »

    Allo Génération future, ça c’est du sérieux comme les jardins en bordure de route et d’autoroute, sous les axes de décollage des avions …
    Le maraichage urbain aussi avec des jardins sous des ponts de rocade, des fous capables de planter des salades dans les espaces verts en bordure d’axes très fréquenté par les voitures, parait que si ce n’est pas traité avec des pesticides c’est bien mieux que chez le maraicher.

    Certes avec la quantité de métaux lourds qui plombent les salades, comme chez Jacques Vabre, pas besoin d’en rajouter!

    Allo Générations Futures, quelqu’un au bout de la ligne? pour nous expliquer que cette pollution chimique vieille de 100 ans: arsenic, plomb, zinc, cadmium, dioxine et furanes et potentiellement vraiment problématique, elle, ne vous intéresse pas!

  12. Pour compléter sur ces « joyeusetés »

    « En 2004, Tobias Bausinger, un scientifique allemand, a l’idée saugrenue de venir grattouiller ces sols marneux et d’analyser leurs contenus. Le constat est édifiant : des taux d’arsenic entre mille et dix mille fois plus élevés que ceux d’un sol non pollué.
    L’endroit, jusqu’alors régulièrement occupé par les agents de l’ONF qui y prenaient leur pause déjeuner et par les chasseurs qui venaient y dépecer leur gibier, est grillagé dès 2005 et un arrêté préfectoral en interdit définitivement l’accès en… 2012. Mais depuis ?
    L’universitaire allemand est inquiet de la nonchalance des Français sur ce dossier explosif. « Il y a deux types de sites contaminés le long de la ligne de front de 14/18.
    Il semble y avoir une contamination diffuse des sols des anciens champs de bataille en métaux lourds, de type cuivre, plomb, zinc ou cadmium. Il y a hélas très peu de données disponibles, particulièrement en France. » »

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/En-Meuse-les-effets-de-la-Grande-Guerre-menacent-les-cultures-2015-09-21-1359086
    « Des analyses pendant au moins six mois
    Les mesures prises par la préfecture n’obéissent pour le moment qu’au principe de précaution : les productions issues de ces sols pollués ne le seraient pas forcément. Les premières analyses, dont les résultats sont arrivés la semaine dernière, concluent à la conformité du blé, orge et lait (le maïs est en cours) en concentration en dioxines, plomb et autres substances nuisibles.

    Mais elles vont se poursuivre pendant au moins six mois, concernant des substances ne faisant pas l’objet de seuils réglementaires définis, a indiqué hier la préfecture. Les agriculteurs, eux, seront indemnisés pour la totalité de leurs pertes. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/09/17/20002-20150917ARTFIG00197-meuse-des-recoltes-polluees-par-la-premiere-guerre-mondiale.php

  13. Et une grosse, très grosse question pour ces sols très pollués par les métaux lourds qui, il est vrai ne passent pas tous dans le végétal, c’est le cas des dioxines et furanes aussi, bien bloqués au niveau du sol…

    intérêt du non travail du sol, pour éviter de soulever les particules de sol, intérêt de ne pas biner ou herser lorsque la culture est en place pour éviter de mettre les particules de sol sur le végétal, intérêt de maintenir un mulch végétal, des résidus de culture à la surface du sol pour éviter que les pluies ne provoquent un rejaillissement sur la plante…

    Mais alors comme désherber?

    Mais avec des herbicides pardi !

    J’oubliais, on veux aussi interdire le glyphosate… si on le fait …arsenic pour assaisonner la salade et le blé…

    1. @ Alzine
      Il y a même des exploitations bio à proximité…
      Il parait même que la commune de Conques, alors même qu’est interdit à tous ses jardiniers de « donner » de leur récolte, parle d’installer un maraicher en AB…
      Jusqu’à ce que la Société des Mines et Produits Chimiques de Salsigne (MPCS) dépose le bilan, c’était le site d’appro en arsenic pour les vitis alentours, c’était pas cher…
      Quand la direction a changé, la politique n’a plus été la même, fini le rachat des récoltes (vignes, fourrage, grains) contaminées et leur destruction, la première association de riverains pour la protection de l’environnement est née à cette époque.
      Les Préfets se succèdant récupèrent à chaque fois cette patate encore chaude et donc n’ont d’autre solution que de reconduire cette interdiction pour se décharger d’éventuels problèmes. Même dans les documents notariés en cas de vente est stipulée cette pollution des sols ce qui fait que bon nombre de futurs acquéreurs renoncent à signer…
      A la grande époque (années 80) les ruchers ne faisaient pas long feu dans les communes situées sous les vents dominants, il parait même que les rotors des éoliennes (à 2 pales) installées dans les années 90 près du site ont rendu l’âme à cause des poussières abrasives.

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