19 commentaires sur “Agriculture — idées recues, réalités

  1. au moins Science Po ça sert à quelque chose…….quand on s’en détache.

  2. wow , j’adore l’agriculture !!

    comparée à José Bové , je préfère le minou au corniaud

  3. C’est du grand art !

    Néanmoins – j’espère qu’elle me lira – Mme Imart peut faire des progrès sur son discours sur les OGM et les pesticides.

    Nous ne consommons pas d’OGM quand nous avons le privilège de déguster du pata negra (ou tout autre jambon d’importation d’Espagne). Papaye de Hawaï mise à part, les PGM actuellement cultivées sont essentiellement destinées à l’alimentation animale (maïs, soja, colza pour le tourteau), à l’industrie (cotonnier, maïs pour les agrocarburants…) et à la transformation. Les dérivés de ces PGM qui arrivent sur la table des consommateurs (huiles, lécithine de soja…) ne présentent plus le caractère GM et sont indistincts des produits issus des variétés conventionnelles.

    Mais quand le maïsiculteur ibérique dort sur ses deux oreilles, face aux risques de la pyrale, le français s’inquiète…

    La cas de la Roumanie et du soja est simple. Autosuffisante (il me semble) du temps où elle pouvait cultiver des GM elle fait maintenant comme tout le monde en Europe depuis qu’elle est entrée dans l’Union : elle importe massivement.

    Pour les pesticides en bio, le cuivre et le soufre ne sont pas le meilleur exemple. Un dérivé du neem avec une DAR de 42 jours…

    1. Vous avez, bien évidemment le regard du spécialiste que je ne suis pas, et, de ce fait, raison.

      Mais quel plaisir d’entendre un tel discours pour le néophyte que je suis!

      Lassé depuis longtemps des bonnes paroles écologiques, dispensées à longueur de journée par nos divers médias (toutes tendances confondues), je ne peux qu’applaudir cette personne qui défend son métier de façon toute raisonnée.

      Je me sentirai désormais plus à l’aise pour répondre aux ayatollahs pourfendeurs des vilains profanateurs de la sainte agriculture biologiques, et, croyez-moi, je ne compte pas me priver!

      Bonne journée à tous.

      1. c’est incroyable ! je vis dans un pays où les médias sont TOUS, oui oui TOUS du côté des écologistes !!! franchement ! A croire que ces jeunes zozos doivent avoir un sacré magot et le bras super long… Mais ceux qui sont vers chez nous ont des bagnoles pourries et pas souvent la télé

  4. Très bonne intervention.
    Avec quelques points à améliorer bien sûr:
    – je ne suis pas certain que les allemands utilisent des cultures GM.
    – le blé capable de fixer l’azote atmosphérique comme les légumineuses: c’est un vieux rêve mais je ne suis pas certain que nous soyons très avancé dans ce domaine, contrairement à ce qui est dit ou sous entendu.
    – sur les aides : certes, un farmer américain peut recevoir 3 fois plus d’aides, mais c’est avant tout du fait de la taille des exploitations. Ramené à l’ha ou à la tonne, ce n’est plus la même chose.

    Sinon, bravo.

    1. « je ne suis pas certain que les allemands utilisent des cultures GM » ? Non, pas de cultures GM.

      « le blé capable de fixer l’azote atmosphérique… » ? En plus, la fixation de l’azote viendra peut-être doute avec des transformations physiologiques indésirables, et sans doute avec un prix énergétique, donc une baisse de rendement, sans compter le problème de l’efficacité de la fixation au printemps. Sera-ce meilleur que de mettre des engrais azotés (dont une partie est quand même un sous-produit de l’industrie pétrolière) ? Je ne retiendrai pas mon souffle.

  5. La démarche est très bonne mais il y a quelques inexactitudes comme le niveau indiqué d’excédent commercial agricole( 60 milliards €) : il est vrai que l’excédent est comparable à celui de l’aéronautique mais c’est de l’ordre de 10 milliards € dont une bonne part pour les vins et boissons ( peu subventionnés d’ailleurs).Une confusion est faite entre prix de revient et prix de vente du blé. Pour les risques liés à l’utilisation de produits bio il faudrait distinguer cuivre et soufre (c’est le cuivre qui pose un énorme problème de toxicité dans les sols et non le cuivre).

    1. « …c’est le cuivre qui pose un énorme problème de toxicité dans les sols et non »… le soufre.

      Le soufre, lui, pose un énorme problème à une certaine institutrice qui est allée répéter une chanson dans la cour de récréation…

    2. C’est vrai , qu’elle brode beaucoup , aucune source « chiffrée » n’est citée.Si on prend le temps d’écouter , on remarque que sa performance manque de précisions et de preuves , c’est un coup médiatique.
      En gros tout ce qu’elle dit est vrai mais c’est pour un public acquis à sa cause.
      Intérêt ? aucun .

      C’est pas avec ça que les choses vont changer.

  6. Bravo ! Comment une telle séquence peut elle être absente des medias « grand public » ?

  7. Avant que l’on nous resserve l’inénarrable 0.1 microgramme/litre de pesticide dans l’eau des rivières pour devenir potable, voyant ce qui est toléré par la directive européenne pour des substance reconnues particulièrement dangereuses, avec une forte origine anthropique : cadmium, mercure, plomb, benzène entre autre.

    http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/1017

  8. Arsenic 10 ug/litre tolérés, plomb 10 ug/litre toléré, mercure 1 ug/l toléré, benzène 1 ug/litre toléré …et pesticide 0.1 ug/litre toléré.

    D’autres seuils bien hauts pour des substances non pesticide posent le problème de l’établissement des normes qui ne sont pas des seuils de risques mais du « possible » . Il en résulte quelques normes de sécurité monstrueuses parfois, minimales voire moins si la contamination liée aux activités humaines, actuelles ( essence sans plomb) est parfaitement « acceptée » sans être pour autant acceptable , ou ancienne ( essence avec plomb, réseau d’évacuation d’eau usées..), le tout éventuellement avec le concours de lobbies.

    Au début du XXème siècle le meilleur insecticide restait l’arseniate de plomb, largement utilisé alors.

  9. L’agriculture 1er employeur de France ……….les commerçants disent la même chose !? ……

    Au moins une entrepreneuse agricole qui ne se plaint pas et qui est contente de son métier , à contre courant de la litanie médiatique habituelle.

Les commentaires sont fermés.