21 commentaires sur “Arnaque de 60 millions de consommateurs

  1. Il convient de noter que 60 millions de consommateurs est coutumier de ce genre de pratiques « douteuses », toujours en lisière de la réalité.

    « Mais surtout, 60 millions ne donne aucun chiffre en ce qui concerne les niveaux retrouvés ! »

    Il y a une raison pour ne pas donner de chiffres. De cette façon, on peut affirmer que les « niveaux » retrouvés dans les vins bio, sont le résultat de contaminations par les voisins « non bios ». Or, une étude (dont je n’ai plus les références sous la main maintenant) avait montré que à certains niveaux très faibles de résidus on pouvait légitimement soupçonner une contamination, mais que certains « niveaux » retrouvés dans certains vins « bios » étaient les mêmes ou très proches de ceux retrouvés dans les vins « non bio » et par conséquent ayant été traités et que par conséquent, il était permis de penser que les vins « bios » en question avaient eux aussi été traités……

  2. bio ou pas bio le vin est une drogue suscitant comme le cannabis ou ll’héroine des conduites addictives nuisibles pour la santé des consommateurs et des dangers pour les autres

  3. http://www.covinum.com/fr/public/e-docs/00/00/01/F1/document_covinews.phtml

    Presque 25% de vins bio pas très bio…
    Contrairement à ce que laisse entendre régulièrement le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) de François Veillerette, trouver des pesticides dans des vin issus de raisins bio ne semble pas être très difficile. C’est en tout cas ce que vient de démontrer l’enquête sur la présence de résidus de pesticides dans le vin réalisée par Robert Remy, responsable Politique alimentaire pour la revue belge Test-Achats. Sur les 17 échantillons analysés, pas moins de 4 vins bio en provenance d’Afrique du Sud, d’Argentine, d’Italie et de France, achetés sur le marché belge en mai et juin 2008, contiennent en effet des résidus mesurables de pesticides. Comme le note Robert Remy, « ces résultats obtenus avec des échantillons comparables donnent une image nettement plus nuancée que celle de l’étude du PAN Europe. Selon cet organisme, tous les vins traditionnels renferment des résidus de pesticides et les vins bio n’en renferment, dans le pire des cas, que des traces ». Or, bien que non représentatif, l’échantillonnage de l’enquête belge indique une prévalence de presque 25 % de vins bio « contaminés » ! En 2008, une étude comparable effectuée par le programme consuméristeA bon Entendeur de la télévision suisse romande avait mis en évidence des résidus mesurables sur 2 des 6 vins bio suisses analysés, soit 33 %.

    =====>>>>>Certes, dans aucun cas, les résidus ne dépassent la limite maximale de résidus (LMR). Il n’y a donc pas de risque pour la santé humaine. Cependant, les taux observés – à hauteur du mg/kg – indiquent clairement qu’il s’agit d’une utilisation active de ces produits. Ce ne sont pas de simples traces pouvant provenir d’une contamination fortuite depuis une parcelle voisine (et qui se mesurent plutôt en µ/kg).

    Or, contrairement aux viticulteurs conventionnels, les viticulteurs bio sont censés respecter un cahier des charges rigoureux qui leur interdit tout usage de produit de synthèse. « Le consommateur est donc trompé et l’on peut se poser des questions sur la fiabilité du label bio et des organismes certificateurs », note la revue belge, qui plaide pour « un meilleur contrôle des vins issus de raisins de l’agriculture biologique par les organismes de certification ». En ce qui concerne le vin français, l’organisme certificateur Ecocert a apposé son label sur un vin « bio » qui contenait 0,03 mg/kg de pyriméthanil, un produit utilisé contre la moisissure grise chez le raisin !

    1. Un ami toxicologue m’explique que, si le bio est possible (à échelle encore réduite), c’est parce qu’il constitue une île dans un océan non-bio, car il est de ce fait protégé par les pesticides ambiants, entre autres.
      Il est donc normal, même si c’est involontaire, qu’on en retrouve des traces dans les vins bios.

      Mais ce qui n’est pas normal, c’est de ne pas vouloir tenir compte de ce que le bio tant vanté ne peut fonctionner que grâce aux pesticides des voisins.

      J’ai cultivé, à l’échelle d’un jardin potager, des tomates et des pommes de terre sans le moindre traitement. Je ne voudrais pas pour autant obliger les agriculteurs à risquer leur récolte en en faisant autant.

      1. @ Grunchard,

        C’est parfaitement vrai, mais surtout en Bourgogne où les parcelles de vignes, surtout dans les premiers crus, sont de tailles particulièrement limitées. Une vigne bio en longueur , au milieu de vignes conventionnelles, raisonnées ou intégrées cela va de soit, « bénéficie » des pulvérisations des vignes traitées « chimiquement ».
        Sinon même avec la dose de cuivre allouée à l’agriculteur bio, cuivre dont on ne dira jamais assez le mal qu’il a fait aux sols et aux milieux aquatiques, même s’il reste indispensable contre certaines maladies, bactérioses en particulier, il serait impossible de tenir le mildiou les années à printemps ou été pluvieux.

        En Bordelais, les bio utilisent aussi des produits conventionnels, sans rien dire, en cas d’absolue nécessité, pas marqué dans le registre mais c’est un secret de polichinelle.
        Seule la zone méditerranéenne, sous régime du mistral ou de la tramontane, permet de produire en bio 9 années sur 10, car l’oïdium, principal problème, est correctement contrôlé avec beaucoup de soufre qui tient la comparaison avec les produits conventionnels, faut passer plus souvent, c’est irritant pour l’applicateur mais CA MARCHE.
        Bon reste à limiter les populations de cicadelles vectrices de la flavescence dorée, longtemps, longtemps, longtemps, la roténone a été exclusivement utilisée sur les vignes bios pour cet usage , peu efficace et un parfait modèle de produit produisant la maladie de Parkinson, justifiant largement la reconnaissance de cette maladie comme professionnelle pour les agriculteurs.
        Pas très efficace quand même, mais les vignes voisines étant protégées correctement avec des insecticides efficaces, la dilution des cicadelles limitait le problème sur les vignes bios.

        Désormais c’est avec des pyrèthres naturels sur les vignes bios, guère plus efficace que la roténone mais avec la génération de Parkinson en moins, en principe du moins. Bref un gros progrès par rapport à l’époque de la roténone, traitement imposé sur les vignes bios.

        Il y aurait un bon gros roman à écrire sur ce sujet. Gil Rivière a ouvert la boite à pandore avec son excellent ouvrage « FAUSSES PROMESSES ET VRAI MARKETING » http://www.bio-lelivre.com/
        Auteur qui conclut fort justement dans un article du point à propos du bio :
        « Sa vraie place, à mon sens, c’est de proposer de la qualité gustative et des produits exceptionnels. Il y a d’ailleurs du bio vraiment très bon ou encore des gammes de produits biologiques innovants, originaux, qu’on ne trouve pas ailleurs. Ça, c’est un vrai marché ! Celui de l’exception. Mais il ne faut pas vendre du bio en disant que c’est meilleur pour la santé ou même pour l’environnement, c’est une fausse promesse… »

        Donc certainement pas du vin, éventuellement du cotes du Rhône ou du corbières, plus sérieusement du quinoa, Sarrazin, épeautre … mais surtout des fruits et légumes de saison, variétés anciennes, récoltées à maturité, ne venant pas de la serre et produites localement, achetées aux producteurs et pas à biocoop qui se goinfre au passage sur le dos de celui qui courbe l’échine deux fois : pour produire et devant le distributeur.

        Là le bio à toute sa place , 50 à 80% plus cher, mais quand on aime, on ne compte pas !

        Vive ce bio local, diversifié, rémunérateur pour le paysan et pas le bio des requins de l’agroindustrie.

  4. Je n’ai pas lu l’étude reprenant les traces de matières actives retrouvées dans le vin bio mais il y a fort à parier que les résidus de cuivre doivent y être plus importants que dans le vin issu de la viti conventionnelle…

    1. très juste en viticulture bio on utilise plutôt plus de cuivre car on n’a que ça
      Or contrairement aux produits de synthèses le cuivre ne se dégrade pas et s’accumule dans les sols …

      source Itab

      « les nombreuses recherches montrent qu’il n’existe pas d’alternative au cuivre compatible avec le cahier des charges AB et même de se limiter aux 4kg/ha/an préconisés par l’AFSSA »

    2. Oui et pour deux raisons :
      1/ la plus évidente est que le cuivre est LA molécule autorisée sur vigne et avec des grammages importants
      2/ le cuivre est une substance que l’on retrouve systématiquement sur raisin ET dans le vin, alors que d’autres molécules se retrouvent sur raisin mais jamais ou rarement dans le vin.

  5. Voilà ce que j’écrivais à Enviro2B qui a très tôt relayé le sujet !
    Je suggère à 60 millions de consommateurs de rechercher aussi les « traces » d’alcool éthylique, dont la toxicité est bien plus élevée que celle de l’ensemble des produits recherchés.
    Quant à la réaction des professionnels du bio invoquant les pollutions accidentelles et la proximité de parcelles conventionnelles c’est du plus grand comique !
    Enfin si 60 millions de consommateurs veut laver plus blanc que blanc… et faire croitre le prix du vin… qu’elle dénoncera dans un autre article…on ne peut mieux s’y prendre. Le fait de mesurer les résidus de pesticides dans le raisin est suffisant. La transformation alcoolique et la fermentation contribuent à métaboliser les molécules organiques de pesticides en les transformant en CO². De ce fait on en retrouve beaucoup moins dans le vin que dans le produit frais (le raisin), même si la vinification entraîne une certaine concentration de ce produit frais

    1. @ Bebop75

      « ….. La transformation alcoolique et la fermentation contribuent à métaboliser les molécules organiques de pesticides en les transformant en CO²…. »

      === Mes notions de chimie organique sont aujourd’hui un peu lointaines. Si un chimiste compétent pouvait nous donner son avis là-dessus, çà ne serait pas inutile. Merci d’avance.

      1. Oui et non, rien ne vaut une bonne oxydation catalytique pour détruire correctement des molécules actives. Une fermentation risque de former des composés nouveaux.

        1. Je m’adressais à un chimique compétent en espérant avoir une réponse utile à ma question.

  6. L’arnaque de 60 millions de consommateurs est aussi et surtout une arnaque commise au détriment des lecteurs et, surtout, des acheteurs occasionnels de la revue.

    Annoncer « Pesticides dans le vin : nos analyses » en couverture pour nous « offrir » des nombres de « polluants » dans le cahier, sans identification desdits « polluants » et sans précisions quant aux doses est, pour un journal de défense des intérêts des consommateurs, tout à fait ignoble.

  7. « Je suggère à 60 millions de consommateurs de rechercher aussi les « traces » d’alcool éthylique, dont la toxicité est bien plus élevée que celle de l’ensemble des produits recherchés. »
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    Hi hi, tellement vrai.
    Marc Jolivet, le bionimenteur de service nous dira : « j’ai une cirrhose mais au moins, je sais que c’est une cirrhose bio ».

    1. Une fermentation est peu efficace pour attaquer des phyto de synthèses, et ça ne les transformera surement pas en CO2, une fermentation raccourcie ou fragmente les chaines carbonés mais ne les élimine pas totalement, les bactéries ont besoin d’oxydant et elles contraintes d’arrêter la réaction et de fermenté pour régénérer leur NAD+/NADH.

  8. http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/il-faut-d-urgence-interdire-le-tabac-15-05-2012-1461591_57.php

    A lire d’urgence :

    « Mais il y a quelque chose d’indécent à entendre tous les jours dans les médias des appels à « sortir du nucléaire », à voir des députés s’opposer fermement aux biberons au bisphénol A, à assister aux arrachages réguliers de plants d’OGM, à lire des réquisitoires incessants contre les antennes-relais ou les pesticides. Et à ne rien faire, ne rien dire face aux 5 millions de victimes du tabac dans le monde. […]
    —> Si on totalise les cancers, les maladies ou les morts liés à ces produits tant décriés (nucléaire, OGM, bisphénol, antennes-relais…), on n’atteint sans doute qu’une microscopique proportion des millions de décès annuels liés au tabac dans le monde. »<—

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