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L’Apiculture : bonus électoral

Le saviez-vous ? Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables Français (RCF) , le « Robin des bois » des petits porteurs, et surtout le professionnel des coups marketing repart en campagne après ses 2 premières tentatives qui ont échoué faute de signatures nécessaires. 2012 devrait également être un échec pour lui mais c’est toujours une belle opportunité médiatique . Parmi ses 110 propositions, on y trouve « Développer l’Agriculture ». Parmi elles, on peut lire : « Le RCF propose de mettre fin à toute utilisation de pesticides qui peuvent être soupçonnés, du fait de leur utilisation d’éradiquer ou de créer des dégâts au sein des ruches. » Et de faire une corrélation entre l’utilisation des pesticides et la baisse de la production de miel français. Amis des raccourcis, bonsoir.
Les abeilles : une belle occasion de voler au secours de la veuve et de l’orphelin à peu de frais… mais sur le dos du monde agricole.

11 commentaires

  1. Amis des raccourcis, bonsoir!
    Vous avez complètement raison! Les apiculteurs eux mêmes reconnaissent qu’une des raisons de la disparition des abeilles est leur sensibilité aux virus résultant d’importations de reines sélectionnées pour leur meilleure productivité. (extrait de « les contrevérités de l’écologisme » de Stanislas de Larminat, page 78)

    • En France seule une partie des apiculteurs élèvent ou achètent des reines sélectionnées ou pratiquent l’insémination artificielle
      Une ruche essaime : 50% de chance lorsque la reine a un an
      Ce taux grimpe rapidement avec l’age de la reine
      Les nouvelles reines issue de la colonie essaimeuse se font féconder par 15 a 20 males différents loin de la souche
      Les males se déplacent également sur plusieurs KM et se rassemblent dans une aire de fécondation
      Résultat un brassage génétique important incontrolable par l’apiculteur…

  2. @ de LARMINAT Stanislas

     » …Les apiculteurs eux mêmes reconnaissent qu’une des raisons de la disparition des abeilles est leur sensibilité aux virus résultant d’importations de reines sélectionnées pour leur meilleure productivité… »

    Je serais intéressé de savoir quels apiculteurs ont dit/écrit cela, à quelle occasion et où. Si vous avez une référence autre que celle de votre bouquin, je suis preneur parce que jusqu’à présent on a quasi exclusivement entendu les apiculteurs accusant uniquement les phyto, niant farouchement depuis le début leurs « manipulations » des abeilles elles-mêmes. Merci davance.

    • C’est une contrevérité de LARMINAT, en réalité la meilleure productivité des reines importées sélectionnées est la conséquence de leur sensibilité aux virus!!!
      Logique, des abeilles qui disparaissent ne peuvent pas etre productives!!!

      • Et çà broute quoi çà l’hiver ???

      • Je sais que je cours le risque de dire des contrevérités comme dans mon livre « les contrevérités de l’écologisme ». Alors, cette fois-ci, je cite mes sources: Agra-presse du 13 juin 2011 – n°3305
        Il est dit dans cet article que des scientifiques californiens ont identifié quatre nouveaux virus chez des abeilles élevées dans des ruches saines aux Etats-Unis, une découverte qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur la disparition de ces précieux insectes à travers le monde.
        Un des virus identifiés s’apparente à une variante d’un virus découvert en 2004 en Israël, responsable de la paralysie des ailes des abeilles, démontre cette étude parue sur le site de la revue PloS One. « C’est le virus le plus présent à l’état endémique des abeilles et personne ne connaissait encore son existence », a expliqué le principal auteur de la recherche, Joe DeRisi.
        Grâce à l’identification de ces quatre nouveaux virus, qui s’ajoutent aux 23 déjà recensés, les scientifiques devraient pouvoir mieux comprendre les raisons de la disparition de plus de 30 % de la population d’abeilles d’élevage aux Etats-Unis depuis 2006.
        Le déclin des abeilles a atteint ces dernières années 10 à 30 % en Europe et plus de 85 % au Moyen-Orient, selon un rapport de l’Onu publié en 2011.
        On est loin des pesticides dans tout cela!

    • La source que j’ai est: Agra-presse Semaine du 22 février 2010 – N° 3240 (page 49)
      L’étude est publiée dans présentée dans le Journal de la recherche apicole et a été menée projet ALARM (Assessing large-scale environmental risks with tested methods). On peut considérée cette étude comme sérieuse étant donné les 200 chercheurs de 35 pays et 68 organisations partenaires engagés dans cette étude et le budget engagé : le 6e programme cadre de recherche de l’UE a octroyé, à lui seul, un financement de 12,5 millions d’euros. Cette étude couvre la majeure partie de l’UE (à l’exception de l’Espagne, de la France et de quelques nouveaux Etats membres).
      Il en ressort que l’Europe centrale comme celle de l’ouest enregistrent depuis 1965 une forte réduction du nombre de colonies d’abeilles, alors que celui-ci a augmenté dans l’Europe du Sud entre 1965 et 2005, en particulier en Grèce, en Italie et au Portugal. Le nombre de petits éleveurs qui font de l’apiculture un véritable hobby semble être considérable. Or ce nombre diminue depuis 1985 dans l’ensemble de l’Europe. Pourquoi cette régression ?
      Les abeilles mellifères ne sont pas les seules à lutter pour leur survie, les abeilles sauvages et les syrphes subissant elles aussi des pressions. D’où une régression de la pollinisation.
      « Le coût du traitement des maladies des abeilles a augmenté au point qu’il équivaut ou dépasse le revenu tiré d’une colonie sur une année entière, rendant de ce fait non rentable l’activité apicole sur une petite échelle », estime le directeur de cette recherche, Simon G. Potts, de l’université de Reading au Royaume-Uni. De plus, ajoute-t-il, « l’effort demandé pour traiter les maladies, en particulier le Varroa destructeur (acarien parasite des abeilles mellifères), a probablement réduit aussi l’attrait de l’apiculture en tant que hobby ».
      Malgré tout, les auteurs de l’étude pensent que l’enquête mérite d’être approfondie : « Avec les quelques données disponibles, il n’est possible ni d’identifier le principal facteur des pertes d’abeilles mellifères en Europe, ni de fournir une réponse complète en ce qui concerne les tendances pour les colonies et les apiculteurs », explique un co-auteur de l’étude, Josef Settele, du Centre Helmholtz. Selon lui, « une demande pressante pour une normalisation des méthodes d’évaluation, s’agissant notamment du nombre de colonies », car « une telle harmonisation sera de toute évidence l’épine dorsale de toute recherche visant à comprendre et à atténuer les pertes de colonies d’abeilles mellifères ».

  3. josé b pourrait il développer sa logique ?

    • La logique de José B. est une logique stalinienne:
      Les reines importées ont une meilleure productivité car en fait elles restent vivantes face au virus tandis que les reines « françaises » meurt.
      Donc elles produisent « mieux » que les mortes….

      CQFD….

      Le hic dans cette démonstration stalinienne, c’est que le concept même de « meilleure productivité » est totalement nié, passé à la trappe…

  4. deplacez vous sur une exploitation professionelle pour constater sur le train plutot que de polemiquer derriere votre ecran

  5. @ michel

    Si vous aviez fait l’effort de lire les interventions relatives à la question des abeilles sur ce site, vous vous seriez rendu compte (du moins peut-on l’espérer) que plusieurs des intervenants étaient précisément des gens de terrain avec une grande expérience professionnelle et une grande honnêteté dans leurs argumentations.

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