Le rôle bénéfique de l’agriculture pour les abeilles

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L’Unaf poursuit son action anti-pesticides au nom de la sauvegarde des abeilles. Ces militants confondent depuis des années deux débats distincts :

  • les pesticides sont ils responsables des mortalités d’abeilles ?
  • comment raisonner l’usage des pesticides ?

Malheureusement, le mélange des enjeux conduit à une impasse. Car en se focalisant sur les pesticides, les apiculteurs ont pris du retard en passant à côté des enjeux techniques de l’apiculture, à commencer par le traitement contre le varroa.

Mais voilà qu’en s’attaquant au Cruiser, Olivier Belval, le nouveau président de l’Unaf, est bien obligé de reconnaître dans une interview au site streetpress.com le rôle de l’agriculture dans l’alimentation des abeilles et le lien fort qui unit apiculteurs et agriculteurs. « Le colza, c’est la culture la plus importante pour les apiculteurs : elle permet de développer énormément les colonies d’abeilles et de produire du miel. Si on retire le colza et le tournesol, on se retrouvera avec 50% de miel en moins produits en France ! »

Ainsi donc le colza des méchants agriculteurs est indispensable pour les abeilles ! Ainsi donc, les agriculteurs, que l’Unaf accuse à répétition d’être responsables de la mortalité des abeilles, contribuent activement au développement des colonies d’abeilles et à la production de miel.

Car les propos d’Olivier Belval semblent flous. Est il inquiet pour la santé des abeilles ou pour la baisse de la production de miel ? « la production nationale de miel a baissé de moitié ces dernières années. » Et selon Olivier Belval, le responsable n’est pas l’apiculteur et ses pratiques mais une nouvelle fois l’agriculteurs : « c’est consécutif de l’arrivée de toute une série de produits, les Gaucho, le Régent et le Cruiser qui au début n’était autorisé que sur le maïs ; ce qui était déjà dramatique parce que le maïs est une plante sur laquelle les abeilles récoltent du pollen pour nourrir les larves et produire la gelée royale. »

Le président de l’Unaf souhaite donc que les agriculteurs contribuent à la hausse de la production de miel. Il a donc besoin d’eux mais passe son temps à leur taper dessus au lieu de prendre le temps d’étudier les conclusions de la recherche scientifique qui est loin de faire la même analyse que lui et ses autres amis militants anti-pesticides.

Notons néanmoins que le président de l’Unaf commence à s’insurger contre les pratiques frauduleuses qui sont monnaie courante sur le marché du miel : « la pénurie de miel français a ouvert très largement les vannes aux miels d’importation en provenance d’Asie ou d’Amérique du Sud. La production mondiale de miel est en chute, sauf dans les pays qui ont la technique pour fabriquer du miel artificiel. »

37 commentaires sur “Le rôle bénéfique de l’agriculture pour les abeilles

      1. Ce dernier commentaire est de Dany apiculteur ( Vrai prénom Daniel )et non de Daniel du forum
        Désolé

  1. « le maïs est une plante sur laquelle les abeilles récoltent du pollen »

    Question à 1 millions de brouzoufs: Vous avez souvent vu des abeilles dans les champs de maïs???

    Moi jamais!!!

    Les abeilles butinent les plantes à fleurs dites mellifères, donc celles qui ont du nectar (solution sucrée) qui est la base du miel.
    Le Pollen entre dans l’alimentation des abeilles.
    Mais comme ces petites bêtes ne sont pas stupides, elles ne vont pas récolter le pollen sur des plantes qui ne peuvent leur offrir du nectar.

    En outre les plantes à fleurs ont développées tout un arsenal pour attirer les abeilles: couleurs (dont certaines visible dans les UV), odeurs, formes et bien sur le nectar (qui n’est en fait qu’une rétribution pour l’acte de pollinisation).

    Les plantes sans nectar ne sont pas visiter par les abeilles.
    Faites la comparaison entre un champs de fleurs et un champs de maïs ou de blé….
    Le nombre d’abeille par m² n’est vraiment pas le même.

    Conclusion les gens de l’UNAF sont de grands incompétents.

    « La production mondiale de miel est en chute, »
    Tient donc, voila un constat qui dédouane les pesticides.
    En effet si la production mondiale chute et cela même dans les secteurs ou aucun pesticides n’est utilisé (genre le Yemen, l’afrique, le coeur des Alpes….) alors la cause est bien à chercher ailleurs.

    Des incompétents disais-je…

    1. Les abeilles cherchent du pollen de mais par défaut quand les autres pollens se font rares dans leur zone de butinage
      Ce pollen est de faible valeur nutritive pour les abeilles : si l’on nourrit des larves d’abeilles exclusivement au pollen de mais leur espérance de vie est réduite de moitié par rapport a d’autres pollens comme celui du fraisier

      1. Ce dernier commentaire est de Dany apiculteur ( Vrai prénom Daniel )et non de Daniel du forum
        Désolé

      2. La Floraison du Maïs dure une quinzaine de jours par an.

        Les animaux appliquent le principe « du moindre effort », c’est à dire qu’ils ne vont pas dépenser plus d’énergie que la nourriture ne peut leur en apporter.
        Comme vous le faite remarquez le pollen de maïs est pauvre (en sucre et en protéines).

        Donc les seules abeilles qui vont aller « butiner » des inflorescences de maïs vont le faire selon trois critères:
        – proximité immédiate du champs de maïs / à la ruche.
        – absence totale d’autres ressources dans un rayon de 4 – 5 km
        – période de floraison du maïs en concordance avec l’absence d’autres ressources.

        Vivant en zone agricole (savoie), étant chercheur en écologie (donc pas mal de terrain) je peux dire clairement que je n’est jamais rencontré ce cas de figure.
        Pour ma part je n’ai jamais vu d’abeilles domestiques « butiner » des inflorescences de maïs.

        Cordialement.

        1. Bonjour,
          Je suis tout à fait d’accord avec toi « la coupe est pleine ». On (la société) vous accuse actuelement de pollueurs. Mais y pas si lontemps que ça on vous poussait pour que vous produisiez toujours plus pour satisfaire nos besoins.
          Certes les enjeux de l’agriculture on changé. Mais au lieu de les acusser de pollueur, d’égoïste et d’irrésponsable, nous devriont vous aider dans votre changement qui s’annonce être de taille.
          Nous (maintenant je parle en tant qu’apiculteur) souffrons de l’utilisation abusif de produit phytosanitaire (malgré le changement profond de mentalité qui s’opère actuellement), . Et les résidus de produits phytosanitaires ne doivent pas faire que du bien au colonie. Certes, mais avant de montré du doigt la paille dans l’oeil de notre voisin nous devrions enlever la poutre qu’on à dans le nôtre. Je parle de certaine pratique éffectué par encor bon nombre d’apiculteur. Notament en utilisant des produits anti-varroas sans AMM(tel que le Tacktic). Nous somme les premiers à monter au créneau lorsqu’un agriculteur ne respecte pas les conditions de traitement.
          Notre plus gros problème actuellement est Varroa destructor. C’est lui le principale facteur de perte des colonie pendant l’hiver. Alors qu’on le prend beaucoup trop à la légère. On a aussi tendance à oublier toutes ces belles et charmantes maladies comme la nosémose et la loque. Mais ils joue aussi un rôle très important dans la perte des colonies. Bien que le seul moyen qu’on possède en France soit la prophylaxie, elle est trop souvent mise de coté pour préférer tous mettre sur le dos de nos cher agriculteurs.
          Nous, apiculteurs, devons également changer nos mentalités et nos pratiques à l’image des agriculteurs. Il faut ademetre une bonne fois pour toute que l’apiculture du grand-père est finie. On peut plus se permetre de faire de l’apiculture comme y a 20, 30 ans. Et n’allez pas me dire que c’est de la faute des produit phyto qui se sont intensifié depuis 10 ans comme je l’ai lu plus haut. Le varroa a fait son aparition y a une vaingtaien d’année pour mémoire.
          Les ruches produisent moin de miel actuellement mais alors arrétez de travailler comme y a 20 ans.
          Mais bien sur, bon nombre d’apiculteurs sont sérieux dans leur travail et ont une conception du monde agricole plus conciliante. Tous ne sont pas comme je le décrit plus haut.

          Quand à l’UNAF, dans le fond elle effectue un travail génial, l’apiculture française ne peut pas expérer mieux pour elle. Mais par contre dans la forme, je vous pris de m’éxcuser de l’expression mais ils ont véritablement des pratiques digne du parti stalinien.

          Cordialement.

          1. La Coupe Est Pleine n’est pas un agriculteur, c’est un planteur de maïs adepte de l’Evangile selon Saint UIPP!!!
            Il est bien embêté pour répondre à ceci (point important de votre discours): «Nous (maintenant je parle en tant qu’apiculteur) souffrons de l’utilisation abusif de produit phytosanitaire…»

  2. « La production mondiale de miel est en chute, »
    Tient donc, voila un constat qui dédouane les pesticides.
    En effet si la production mondiale chute et cela même dans les secteurs ou aucun pesticides n’est utilisé (genre le Yemen, l’afrique, le coeur des Alpes….) alors la cause est bien à chercher ailleurs

    ==> « La production mondiale de miel est en chute, »===>> FAUX!

    http://www.syndicatfrancaisdesmiels.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=32&Itemid=2

    M. Benazra, Président du Syndicat a rappelé, au nom de la FEEDM (Fédération européenne des conditionneurs et distributeurs de miel – importateurs et grossistes – http://www.feedm.com …………………….
    Extraits de l’intervention de M. Benazra
    Portée par la tendance à un retour à une alimentation naturelle, la consommation mondiale de miel a connu une forte croissance ces 25 dernières années: que ce soit le miel de table, le miel utilisé par l’industrie alimentaire, diététique ou cosmétique. Cet engouement porte également sur les autres produits de ruche : gelée royale, pollen,…

    1. Vous avez tout à fait raison.

      Je n’ai pas pris le temps de vérifier « l’info » balancer par le président de l’UNAF (j’aurais du me méfier vu les précédents de cette organisation).

      Voici donc un lien sur la production mondiale de Miel (source FAO)
      http://ec.europa.eu/agriculture/markets/honey/leg/ann1_fr.pdf

      Part contre il semble bien que la production française soit en chute de 28 en quelques années
      http://agriculture.gouv.fr/la-production-francaise-de-miel

    2. Confondre » production mondiale de miel  » et « consommation mondiale de miel  » c’est très fort zygomar qui ne comprend rien à l’apiculture et au marché du miel!!!

      1. Il y un coffre fort secret à miel ou le miel frelaté chinois explique à lui seul l’augmentation de la consommation alors que les écogistes apiphile hurlent à la mort jour et nuit?

  3. Ce que les escrologistes ne vont pas crier sur les toits, c’est les chiffres même de la filière apicole en France sur la production de miel par ruche (source Agreste : http://agreste.agriculture.gouv.fr/spip.php?page=recherche&id_rubrique=98) :

    2007 : 14,5 kg/ruche
    2008 : 14,9 kg/ruche
    2009 : 15,3 kg/ruche
    2010 : 16,3 kg/ruche

    En clair, les ruches produisent plus pendant que les escrocs de l’UNAF et ses complices dans les médias et les ministères crient à la fin des abeilles (et du monde). Comme toute bonne arnaque, plus c’est gros, mieux ça passe.

    1. Bonjour, d’autant plus qu’il n’est pas certain que les apis déclarent la totalité de leur récolte!!

      1. Il n’existe aucune obligation de déclarer les récoltes des ruches
        Les stat proviennent des organisations apicoles avec une marge d’erreur de 200% !

  4. @Daniel

    « Pour ma part je n’ai jamais vu d’abeilles domestiques « butiner » des inflorescences de maïs. »

    Je l’ai vu une fois !
    Mais il n’y avait que 5 abeilles maximum sur plus de 5 ha.
    C’était en 1998 dans la Haute-Garonne, sur un champs bordé d’arbres.
    A cette époque je faisait des notations de maïs sur la « région Sud » d’un gros semencier (sud d’une ligne Poitiers, Bourg en Bresse, un gros Sud quoi)
    je couvrais donc 14500 placettes de maïs sur 18 sites 7 fois par an, durant 5 ans. (je n’étais pas seul, je vous rassure)
    C’est la seule fois où j’ai vu des abeilles « butiner » du maïs.
    C’était le début de la propagande contre les traitements de semences.
    Aujourd’hui je n’ai toujours pas compris comment une abeille pouvait être « contaminée » à la floraison par le pollen d’une plante dont la semence portait 1 mg d’insecticide …..

    Mais cette belle bouffonnerie a conduit à l’interdiction du meilleur traitement qu’ai jamais connu le maïs : Le Gaucho.
    De vrais magiciens ces gens de l’UNAF !
    De bien beaux guignols les responsables politiques qui les ont écoutés !

    1. J’en ai vu pas mal dans le Drôme, en zone de production de semence mixte tournesol/maïs. Il y a peu de mâle (8 à 10 rang de femelles pour un double rang de mâle) de tournesol donc peu de pollen, ça explique peut être le décalage entre nectar et pollen qui incitent sans doute les abeilles (de nombreuse ruches sont posés dans la zone pour les semences de tournesol) à chercher des protéines là où elles peuvent. Toujours est il que même du tournesol traités au gaucho est sans effet sur des abeilles en bonne santé, un agriculteur apiculteur de Savasse peut le confirmer. Par contre les petits rigolos qui font des croisements douteux, qui tirent un max de miel et qui font de la transhumance radicale ils ont des problèmes…

    2. « De bien beaux guignols les responsables politiques qui les ont écoutés ! »

      C’est ça la démocratie ! Les politiques sacrifient à l’opinion. C’était déjà ce que l’aristocrate Platon reprochait aux sophistes. Mais plutôt que d’en vouloir à la démocratie, il faut nous montrer plus intelligents, plus efficaces, donc plus communiquants que les sophistes (sophistes d’aujourd’hui = militants = menteurs).

      Bien à vous.

  5. A lire vos commentaires (en tout cas la majorité) il est évident qu’il n’y a ici pas beaucoup d’apiculteurs…
    Tout le monde cherche sans cesse son propre intérêt sans se soucier de l’autre ou simplement sans essayer de se mettre un instant à sa place.

    Pour le butinage du maïs, il est vrai que ce n’est pas un pollen très intéressant pour les abeilles mais il est effectivement disponible à une période où les abeilles n’ont quasiment plus aucune source de pollen (tout du moins dans les zones rurales). Le maïs ne fournit pas de nectar mais c’est aussi le cas des coquelicots par exemple (Vous avez sans doute déjà vu quelques abeilles dans ces jolies fleurs et même de bourdons). Pourtant croyez-moi, toutes les sources de pollen son importantes car une colonie se portera bien mieux lorsqu’elle aura plusieurs pollens différents à disposition. Un peu comme chez l’homme où on nous répète qu’il est important de manger diversifié pour avoir une alimention complète et être en bonne santé.

    Concernant le gaucho, et beaucoup de traitements phytosanitaires, les études scientifiques ne sont effectivement pas très concluantes. Mais il est important de prendre au sérieux uniquement les études indépendantes et non les études financées par les lobbys pesticides. Je vous en propose une récente mettant en avant les actions combinées de deux pesticides différents avec un parasite de l’abeille (nosema) :
    http://www.inra.fr/presse/pathogenes_insecticides_cocktail_mortel_abeilles
    En espérant que l’expertise scientifique vous convienne

    Enfin, me concernant, et je croise les doigts, je n’ai pas encore fait les frais des pesticides dans mes ruchers. Néanmoins j’ai eu le loisir d’échanger avec beaucoup d’apiculteurs qui ont tout simplement subit des pertes beaucoup plus importantes l’année où les agriculteurs voisins ont commencé à traiter leurs champs au gaucho ou autre d’ailleurs.
    Aussi les anciens qui pratiquent l’apiculture depuis plus de 20 ans pourront témoigner simplement que depuis environ une dizaine d’année il est beaucoup moins intéressant de récolter du miel car les quantités sont beaucoup moins importantes. C’est pourquoi un certains nombre d’apiculteurs ont ralenti ou arrêté la récolte de miel pour se spécialiser dans l’élevage de reine par exemple…

    Voilà ma participation à ce débat qui pourrait durer des lignes et des lignes. Je vous demande juste, avant d’affirmer certaines choses (par exemple que les militants anti-gaucho sont des escrocs), de vous mettre un instant à la place de l’autre et de vous poser la question : « quelle position aurais-je pris si la même chose m’était arrivée? »

    Bon courage à vous

    1. http://imposteurs.over-blog.com/article-parasites-insecticides-et-mortalite-des-abeilles-79348678.html

      Cette étude n’est pas recevable:
      – utilisation de DSMO décuplant l’effet des insecticides (le DMSO supprime les barrières tégumentaires et cellulaires) et qui semble aussi provoquer une mortalité chez le témoin (traitement contre varroa?)
      – dose arbitraire qui n’est pas forcément sans effet chronique (aussi bien de mortalité que de morbidité). Rien ne prouve que 1% de la DL50 soit une dose retrouvé dans le nectar des plantes et encore moins que ça soit une dose sans effet direct. http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/rapportfin.pdf
      La dose dans du tournesol traité est de 1.9 micro gramme par L d’imidaclopride, elle est de 5.1 milligramme par L dans le papier, c’est 2600 fois plus que la dose au champs.
      – absence de barre d’erreur sur la courbe de mortalité
      – mortalité énorme avec Nosema seul

      1. J’ai fait un calcul qui comparent leur papier avec le document de référence (rapport commandé par le Ministère de l’Agriculture), la différence de dose entre les deux expositions (une naturelle au champs et l’autre dans l’expérience) est d’un facteur 10 000 en ce qui concerne l’imidaclopride. C’est de l’escroquerie.

        1. Encore faut-il que le pollen de maïs présente une dose « d’insecticide ». Jusqu’ici je n’ai jamais vu personne retrouver autre chose que d’infimes doses de métabolites de l’insecticide utilisé en traitement de semences !
          De plus les tests portaient sur l’imidaclopride du feu Gaucho, avec le Cruiser et sa dose de m.a. plus faible, sa persistance plus courte, je doute fort que l’on trouve quoi que ce soit !

          J’attends encore la démonstration du « mécanisme » de transfert de l’insecticide d’un traitement de semence vers les abeilles.

          Certains ont parlé de volatilisation du produit lors du semis, via l’aspiration d’air du semoir … Seulement si l’enrobage est correct, on ne retrouve que quelques nano-grammes d’insecticide par m3 d’air ….
          Pas de quoi faire trembler grand monde non-plus !

          1. J’ai pris un document de référence pour le gaucho sur le tournesol, on arrive à 1/10 000 de la dose annoncé dans le papier du CNRS… En tous cas ça m’emmerde bien, l’an prochain ça sera Drusban 5G (si il est autorisé) + 2 passage de Karaté, merci l’environnement, avec un peu de chance je vais flinguer mes carabes et il faudra aussi de l’anti limace. Je vous laisse faire le calcul, avec 150g d’imidaclopride ou thiamétoxame j’aurai eu un meilleur résultat… Si j’ai pas de DURSBAN fini le projet, j’ai d’autre ambition que nourrir les taupins.

    2. @Alban

      Merci de faire une intervention aussi « pausé ». Vous avez d’ailleurs appeler à la « compassion » par votre :
       » « quelle position aurais-je pris si la même chose m’était arrivée? » »

      Oui, « Quelle serait votre position ? » Si d’ordinaire les maïsiculteurs accusaient les apiculteurs de faire proliférer les foreurs de la tige dans les champs de maïs ?
      Sans pour autant en avoir la moindre preuve !
      Sans pour autant que le problème des foreurs ne se soit atténué après vous avoir purement INTERDIT de poser vos ruches ailleurs que sous des serres confinées ?
      Sans pour autant avoir vu baisser la vindicte populaire à votre encontre, vous accusant de « tuer les producteurs de maïs avec vos pratiques honteuses ».

      Voila la réalité ! Nous sommes montrés du doigt, sans que l’accusation n’ait jamais « démontré » quoi que ce soit !
      NOUS avons subi des contraintes et des accusations calomnieuses, quand pour autant VOS problèmes subsistent !

      Je ne nie pas que vos problèmes sont réels. Mais que vous faut-il ?
      – Un bouc émissaire ?
      Ou
      – Une vraie solution à vos problèmes ?

      Le Gaucho et le Régent ont disparus, comme ça ne suffi pas l’UNAF demande la mort de TOUS les traitements phytos de tous types !
      C’est assez curieux comme réaction, vous ne trouvez pas ?

    3. Je fais partie de ces anciens qui pratiquent l’apiculture avec plus de 500 ruches depuis plus de 20 ans
      Le printemps 2011 a été particulièrement favorable a une bonne récolte et a une meilleure santé de mes abeilles
      Chez moi les pertes de récoltes et d’abeilles les années précédentes sont clairement identifiées par analyse a une sévère infestation de mes ruches par Nosema ceranae
      Lors de la dernière décennie en prime une partie importante de mon cheptel a subit deux épidémies sévères de la maladie noire due au virus de la paralysie chronique
      De nombreux apiculteurs ne savent pas diagnostiquer ces deux affections

      Voir l’article de 2007
      http://www.imkerei.com/abeille-de-france/articles/maladie_noire.htm
      « Ces derniers mois, des mortalités d’abeilles et/ou des affaiblissements sont survenues avant ou en cours de miellée ou immédiatement après des transhumances des ruches pour l’exploitation de miellées spécifiques (tournesol, lavandin).

      Ces mortalités ont été relevées dans 28 ruchers de 14 départements différents. Elles ne représentent sans doute qu’une partie des mortalités survenues et n’ont qu’une valeur statistique limitée ne pouvant être généralisée à l’ensemble du territoire. Le 19 septembre des mortalités avec les mêmes symptômes étaient encore signalées dans le département de la Loire Atlantique, ce qui suggère que le problème est probablement plus répandu.

      Le virus de la paralysie chronique a été recherché dans les prélèvements envoyés au laboratoire la plupart du temps par des agents sanitaires apicoles. Toutes les abeilles prélevées présentaient des symptômes attribuables à la maladie noire.

      Le virus de la paralysie chronique avec un seuil viral permettant d’orienter le diagnostic vers la maladie déclarée a été retrouvé dans 78,6 % des prélèvements. Sur les 6 autres prélèvements, le virus était présent dans 3 prélèvements.

      En conclusion, la paralysie chronique contribue de manière significative aux mortalités d’abeilles.

      J.-P. Faucon, P. Blanchard,
      F. Schurr, V. Olivier, O. Celle.
      Unité Pathologie de l’Abeille,
      AFSSA Sophia Antipolis

  6. « Nous (maintenant je parle en tant qu’apiculteur) souffrons de l’utilisation abusif de produit phytosanitaire » Faux, vous souffrez de varroa, nosema, de manque de nourriture et de vos propres conneries au niveau de la génétique et des traitements contre varroa. C’est la triste réalité que vous devez admettre.

    1. «…vous souffrez de varroa…. et des traitements contre varroa»
      Alors quelle solution à ce problème karg???

      «…vous souffrez de vos propres conneries au niveau de la génétique »
      Il faut préciser quelles conneries!!!!

  7. @José.B dit :
    22 juillet 2011 à 20:16
    « La Coupe Est Pleine n’est pas un agriculteur, c’est un planteur de maïs adepte de l’Evangile selon Saint UIPP!!! »

    Pour José B. Citer des sources expliquer son raisonnement, donner des références scientifiques, c’est « réciter l’évangile de l’UIPP » !
    La dernière source que j’ai cité sur ce site, proviens de l’ITAB (Institut Technique de l’Agri-BIO), ça se situe où l’ITAB dans « l’évangile de l’UIPP » ?

    1. « La Coupe Est Pleine n’est pas un agriculteur, c’est un planteur de maïs adepte de l’Evangile selon Saint UIPP!!! » ne contient aucune référence à l’ITAB!!!
      Par conséquent, La Coupe Est Pleine capable d’un raisonnement c’est à se tordre de rire!!!

      1. Allez sur ce sujet, où vous êtes inetrvenu d’ailleurs.
        https://alerte-environnement.fr/?p=3903#comments

        « La Coupe Est Pleine dit :
        22 juillet 2011 à 9:55
        @Robert

        Pour votre petit « calcul » censé modérer l’impact du cuivre sur vos sols. Vous lisez les recommandations de l’ITAB ?
        Que disent-ils ?
        RESUME :

        « Les pratiques des producteurs biologiques (fertilisation organique, travail du sol,
        enherbement, bandes enherbées…) permettent d’atténuer les effets dépressifs du cuivre et
        doivent être pris en compte pour déterminer les quantités limites ;
        La recommandation de 4kg/ha/an, dans l’état actuel des connaissances n’est pas compatible
        avec le développement, pourtant prévu par un Plan Ministériel, de la viticulture, arboriculture
        et production de légumes biologiques »

        http://www.itab.asso.fr/downloads/viti/rapport-final-cu-viti09.pdf

        A 4kg.ha-1, il n’est plus POSSIBLE d’envisager une culture Biologique respectant le cahier des charges établi ….
        Le petit couplet sur « l’enherbement et le travail du sol » pour justifier le dépassement de dose est assez caractéristique des gens qui cherchent une « porte de sortie » :
        Oui on pollue ! Mais ce n’est pas si grave parce que de toute manière on est obligé d’éroder nos sols pour pallier à l’absence de désherbage !

        D’autre part il semble que Mr Veillerette a passé aussi sous silence, les noms de ses « alliés » dans sa croisade contre Bruxelles pour obtenir un relèvement du plafond de cuivre …
        http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article551

        Il a fallu un front commun de 5 firmes de la « méchante industrie chimique » !

        D’autre part pourquoi vous entêter à faire des calculs ?
        Les « démonstrations » c’est pour les pragmatiques ! Quand on est un « bon croyant » de la secte BIO, on ne se pose pas de question, on applique l’évangile à la lettre sans se remettre en cause point !
        Si vous doutez, c’est foutu vous perdez la foi ! »

  8. @RV

    Merci de reconnaître qu’il existe des habitudes « critiquables » chez les apiculteurs.
    Maintenant sans pour autant être angélique sur l’emploi de phytos en milieu agricole.
    En quoi l’UNAF aurait fait un « super boulot » ?
    Pour ce que je sais de ce syndicat apicole, c’est qu’il est clairement « calqué » sur le MDRGF de Veillerette.
    En quoi avoir obtenu par pression médiatique le retrait du Régent et du Gaucho en traitements de semences maïs et tournesol, a amélioré la situation des effondrements de ruchers ?
    Vous parlez d’emploi « abusif » de phytos en agriculture … Certes même avec un radar tous les Km vous trouverez toujours des voitures à plus de 150 Km.h-1 sur l’autoroute. Mais est-ce la grande majorité ?
    D’ailleurs comment dans le cas des traitements de semences peut-on faire un surdosage ?
    Je ne connais personne qui double sa densité de semence pour le plaisir !
    Deux hypothèses ont été avancées dans le cadre de la supposée « contamination des abeilles » par les insecticides de semences : (J’insiste sur « les hypothèses » puisque à ce jours personne n’a réussi à établir la relation)

    1/ le semoir délite l’enrobage de semence et l’insecticide est diffusé dans l’atmosphère
    2/ l’insecticide migre vers le pollen de la plante à la floraison.

    PREMIER CAS : Même si on supposait que l’enrobage était de très mauvaise qualité, que de ce fait la totalité de l’insecticide serait diffusé.
    Prenons le cas du Cruiser 350 (puisque c’est le seul homologué désormais)
    A en croire la fiche Syngenta :
    http://www.syngenta-agro.fr/synweb/produit_fiche_1811_filtre_266_1_CRUISER-350.aspx
    La densité du produit est 350 g.L de Thiaméthoxam.
    L’enrobage des semences de maïs contient : 0,09L par doses de 50.000 graines.
    Si l’on sème en densité maximum de 120.000 plantes par hectare (soit 2,4 doses de maïs à l’hectare)
    On a donc « épandu » réellement :
    0,09 X 350 X 2,4 = 75,6 grammes d’insecticide par hectare.
    Un semoir monograine étant généralement équipé d’une turbine à dépression capable de donner 80 Kpa de de pression et 10 m.sec de vitesse d’air soit un volume de : 180 L.min-1
    http://www.matevi-france.com/visualisation.asp?rub=14&ch=220&pg=465

    Même si le chauffeur est très performant et la parcelle très grande plus de 2 hectares semés à l’heure est encore assez rare en France.

    Ce qui nous donne une ventilation des graines avec 10,8 mètres cube d’air pour 151,2 grammes d’insecticide.
    Donc une densité MAXIMUM en sortie de turbine de 14 grammes de Thiaméthoxam par m3 d’air.
    Mais c’est une condition extrême, là il ne reste pas un micro gramme d’insecticide au champs.
    Plus on s’éloigne de la turbine du semoir plus la densité baisse …

    Admettons qu’il arrive un jour qu’un essaim d’abeille :
    – se mette à suivre les semoirs à maïs au champ
    – assez longtemps pour recevoir la dose suffisante d’insecticide
    – Que ce semoir sème des graines dont l’enrobage est TRES fragile
    …. Là ce serait en effet possible.

    DEUXIEME CAS :
    Le maïs se sème en Avril et fleuri vers le 15 Juillet, durant tout ce temps, l’insecticide est « métabolisé » par la plante. (Dégradé en sous produits, jusqu’à disparaître)
    Le CNRS avait fait un test de vitesse de métabolisation de l’Imidachlopride (le feu Gaucho) dans le maïs pour conclure qu’à 10 feuilles le maïs ne portait plus aucune trace détectable du produit ….
    Mais admettons que le Cruiser reste à 100% dans la plante (fortement improbable vu le peu de persistance de son action sur le taupin).
    On a vu qu’à très haute densité de semis on n’avait au mieux que 75,6 grammes de m.a. par hectare.

    Ça demande même dans ce cas improbable, de collecter une grosse surface de pollen de maïs qui au demeurant reste peu attractif pour les abeilles.

    On peut imaginer tous les cas extrêmes, mais par définition ces situations ne sont que trop peu réalisables ! On ne peut donc pas expliquer par des situations exagérées un phénomène d’effondrement généralisé des ruchers, dépassant largement les zones de culture du maïs et du tournesol.

    1. Tu peux continuer ton calcul?
      Biomasse de maïs à la floraison
      Taux d’incorportation dans la plante (une partie par au sol)
      Demi vie du produit dans la plante
      => taux max de cruiser dans le pollen et le nectar

      1. Pour ce qui est de la concentration de Thiaméthoxam dans le pollen de maïs il y a ce document AFSAA

        « En appui de sa demande de reconnaissance mutuelle, le pétitionnaire a soumis des études de résidus dédiées à l’évaluation du risque pour les abeilles. Dans les pollens de maïs récoltés par les abeilles, les moyennes sont de 4,81 μg/kg (2005), 2,09 μg/kg (2006), 3,45 μg/kg (2005 et 2006) pour le thiaméthoxam31, et de 2,65 μg/kg (2005), 1,37 μg/kg (2006), 2,01 μg/kg (2005 et 2006) pour le CGA 32270432. [métabolite de l’insecticide dans la plante] »
        http://www.afssa.fr/Documents/DIVE2007ha3845.pdf

        Donc dans le pire des cas on retrouve un peu moins de 4microg d’insecticide par Kg de pollen
        de maïs. Les sous-produits de métabolites étants concidérés comme sans éffets selon une étude Australienne.
        http://www.apvma.gov.au/registration/assessment/docs/prs_thiamethoxam.pdf
        Pour ce qui est de la dose minimale déterminant un éffet constaté sur une abeille il semble que ce soit 3 nanog par individu. (Consomé en 10 jours)
        Ce qui demande donc à une abeille de consommer 0,75 microg de pollen de maïs pendant 10 jours.
        Combien de pollen comsomme une abeille par jours ? Les apiculteurs vont surement être capables de répondre ?
        A relativiser avec une ruche complête soit 15000 individus selon le gens du Brunswick.
        http://www.gnb.ca/0171/10/0171100023-f.asp

        Ce qui nous donne un minima de 1,125 centigramme de pollen de maïs.
        Ces quantités sont assez faibles !
        Si quelq’un pouvait trouver les volumes de pollen de maïs retrouvés dans les ruches ?

    2. Les délires arithmétiques de La Coupe Est Pleine n’expliquent pas pourquoi on retrouve les toxiques d’enrobage des semences dans les abeilles et dans le pollen stocké dans les ruches!!!

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