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Retour sur Terre pour les défenseurs du bio

Les aliments bios ne sont pas meilleurs pour la santé que ceux produits à partir de l’agriculture conventionnelle. C’est le pavé dans la mare que vient de jeter la Foods Standards Agency (Wiki).

La réaction des partisans de l’agriculture biologique ne s’est pas faite attendre : jugeant les conclusions du rapport “décevantes”, ils ont expliqué qu’il fallait davantage enquêter, particulièrement sur les implications qu’entraîne l’usage de produits phytosanitaires.

L’étude “indépendante” est le résultat d’un passage en revue exhaustif de la littérature consacrée à l’alimentation issue de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle. Elle a été commandée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine.


Ni moins bons ni meilleur pour la santé

Entraînant l’examen de 162 articles publiés entre 1958 and 2008, l’étude conclut qu’il y a seulement un “petit nombre” de différences entre l’apport nutritionnel des cultures et du bétail selon qu’ils sont biologiques ou conventionnels.

« Ces différences ne sont pas susceptibles d’avoir une incidence sur la santé publique” juge le Dr Alan Dangour, auteur principal de l’étude. « Il n’y a actuellement aucune preuve, aucune raison de privilégier l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle sur la base d’une supériorité nutritionnelle.”

Selon la Food Standards Agency, le rapport montre qu’il n’y a “aucune preuve de l’apport de l’agriculture bio en termes de bénéfices nutritionnels supplémentaires”.

Un retour à la réalité/sur Terre qu’on imagine un peu rude, vus les délires de certains défenseurs de l’agriculture bio

Un secteur en crise

Le rapport tombe mal pour les tenants du bio : les ventes d’aliments biologiques, en plein boom au milieu de la décennie, se sont brusquement repliées en raison de la baisse du pouvoir d’achat et de la chute de la consommation des ménages outre-Manche.

Jugez plutôt : en mai 2009, les ventes de produits bios ont baissé de 13% à 101 millions de livres par rapport à mai 2008. Sur un an, les ventes sont en recul de 10% à 1,35 milliard de livres. L’ironie de l’histoire, c’est que la plupart des tenants médiatiques et intellectuels de l’agriculture biologique sont décroissants…

La contre-attaque des défenseurs du bio

Peter Melchett, de la Soil Association, qui certifie les producteurs bios, a confié être “déçu” par les conclusions du rapport. Selon lui, il exclut certaines études qui ne correspondent pas aux critères de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. De plus, il ne prend pas en compte une étude financée par l’Union européenne achevée en avril 2009 qui conclut que des “composés nutritionnels souhaitables” sont présents en quantité supérieure dans les cultures bios.

Peter Melchett a également regretté l’absence de recherches spécifiques relatives aux effets des produits phytosanitaires : “Une pomme normale peut être vaporisée jusqu’à… 16 fois par une trentaine de pesticides différents”.

Le Royaume-Uni est, en valeur, le 3ème marché bio européen, derrière l’Allemagne et l’Italie.

87 commentaires

  1. Cher messieurs,

    J’ai dit dans mon post, que l’on se moquait du monde en prétendant qu’aucune étude ne prouvait que la culture en bio pouvait produire des aliments aux qualités nutritionnelles « supérieures ».
    J’ai cité une étude de l’Inra et vous m’accusez (je ne sais pourquoi) de ne rien connaître à ce que sont les polyphénols. Je ne vous ai jamais dit être spécialiste en polyphénols… ma connaissance de la chimie des polyphénols provient de
    http://culturesciences.chimie.ens.fr/dossiers-chimie-societe-article-FruitsPolyphenol.html,
    je m’excuse si je ne possède pas de DEA sur les polyphénols, mais en quoi ai je donc écrit une assertion dans mon 1er post qui soit fausse ?
    Monsieur Alzine je comprends le sens de vos remarques sur les faiblesses épistémologiques de l’étude, effectivement je n’ai pas la compétence pour les discuter et statuer. Merci d’avoir fait une réponse argumentée, j’espère trouver un développement sur cette question

    Un interlocuteur a rajouté lorsque je cite la conclusion de l’Inserm que celle ci émoigne d’une crasse ignorance de ma part, et ce d’un ton tout aussi péremptoire.
    Quand j’ai dit « mais c’est pas moi qui l’écrit, c’est l’Inserm » la réponse :
    « En effet, les “pesticides” pour lesquels une relation avec le cancer est avérée ou suspectée (celle avec le DDT en particulier, est plus que douteuse)….. »
    Nul n’est besoin d’avoir bac+12 pour lire que l’autre étude menée en collaboration avec la MSA/INSerm dit justement le contraire, je la citais elle pointe du doigt les organo chlorés dont fait partie le DDT (je sais je n’ai pas de DEA es DDT je le sais) elle est ici je vous l’ai citée : http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/att00008926/cp_elbaz_pesticides_16juin09.pdf

    Monsieur D rajoute péremptoirement
    « En outre, les études sur la relation possible entre cancers et pesticides n’a jamais été mise en évidence pour les non-professionnels (c’est à dire Mr Tout le Monde) contrairement à ce que vous affirmez. »
    Ou ai-je affirmé ceci, savez-vous lire, je n’ai jamais dit que l’étude ci-dessus était relative aux simple péquin.

    Monsieur D poursuit sa leçon de choses :
    « Car dans votre lien (que la plupart des intervenants de ce site ont déjà lu) il n’est nullement fait question de pesticides. »

    La lecture n’étant visiblement pas le fort de monsieur D, je copie et colle « Les pesticides regroupent différentes familles chimiques destinées à différents usages (insecticides, herbicides, fongicides…), variables en fonction des contextes agricoles. Le Circ a classé l’application professionnelle d’insecticides non arsenicaux dans les activités relevant du groupe cancérogène probable (groupe 2A). L’arsenic est classé comme cancérogène certain, le captafol et le dibromure d’éthylène comme cancérogènes probables (groupe 2A) et dix-huit molécules, dont le DDT, sont classées comme cancérogènes possibles (groupe 2B). Près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. » d’où provenait le premier copier coller incriminé par vous-mêmes. » Que je sache il est bien fait état de pesticides !

    La leçon de choses de monsieur D s’achève sur « En outre, le titre parle de Cancers et environnement. Le mot ENVIRONNEMENT ne veut pas dire la nature, la campagne, mais bien l’espace de vie et le mode de vie. Et vous n’avez rien compris à ce texte… »
    Ben oui moi qui ai lu le communiqué de l’Inserm jusqu’au bout je m’étais aperçu que ni les rayons Gamma ni les particules ultra fines ni le tabac n’étaient réductibles aux petits oiseaux dans la campagne….devant la portée de vos remarques et la rigueur qui les caractérise, je ne peux que m’incliner.
    Cordialement

  2. « J’ai cité une étude de l’Inra et vous m’accusez (je ne sais pourquoi) de ne rien connaître à ce que sont les polyphénols. Je ne vous ai jamais dit être spécialiste en polyphénols… »

    La raison pour laquelle l’étude de l’INRA n’a pas de valeur pour soutenir leur conclusion est d’ordre méthodologique. En effet, la conclusion est que les pêches cultivées dans des conditions dites « bio » contiennent des concentrations en polyphenols supérieures à celles cultivées dans des conditions dites « conventionnelles ». Or, on sait et celà a été indiqué dans le commentaire, que les polyphénols étaient des substances synthétisées par les végétaux pour se dfendre contre les maladies cryptogamiques et les insectes.
    Or dans l’étude de l’INRA (et dans les quelques autres que j’ai lues et qui arrivent aux mêmes résultats) il n’est indiqué si les parcelles dans lesquelles ces pêches ont été cultivées (je rappelle qu’il s’agissait de parcelles appartenant à un particulier et non à des parcelles appartenant à l’INRA, car celà fait une différence….) si ces parcelles donc ont été l’objet d’attaques de champignons et/ou d’insectes, auquel cas il aurait fallu le dire et préciser si des traitements ont été appliqués sur les parcelles « conventionnelles » seules ou sur les deux catégories de parcelles (oui, sur les « bios » également parce qui si vous ne traitez pas, vous perdez la récolte et votre étude qui a couté quelques sous est perdue également….). Parce que si, en cas d’attaque, vous traitez les « conventionnelles », vous stoppez la maladie ou les insctes et le pêcher n’a plus à se défendre et donc à fabriquer des polyphénols et si vous ne traitez pas les « bios » parce qu’ils sont « bios » (et que si vous traitez ils ne sont plus « bios »), la maladie ou l’infestation progresse et le végétal continue à se « défendre » et donc à synthétiser des polyphénols qui par conséquent sont plus abondants au moment de la récolte……

    C’est là le problème avec l’étude de lINRA et d’autres sur le même sujet.

    On ne peut pas tout savoir mon bon monsieur et il faut savoir admettre que lorsque l’on dit des bêtises, ceux qui savent vous remettent à votre place. Moi je ne me mêle jamais de faire des commentaires sur des articles sur la mécanique céleste ou la physique du globe parce que j’y connais rien. Je me contente et c’est bien suffisant de parler de ce que je connais et quand par hasard quelqu’un me corrige avec des arguments, des références et des exemples, j’admets m’être planté.

  3. En bref avec Zygomar, nous avons « désossé » le communiqué de presse de l’article de l’INRA sur les pêches bio:

    De son coté Zygomar a rappelé de façon générique que les polyphénols, substances de défense des plantes aux propriétés antioxydantes sont produits sur des fruits dont la plante fait l’objet de plus d’attaques parasitaires mais aussi que si les polyphénols sont considérés selon de nombreuses sources comme bénéfiques pour la santé (Thé vert prouvé, vin rouge vraisemblable avec les tanins) mais dont les propriétés seraient à forte dose et pour certains moins bénéfiques, selon le principe de Paracelse qui relie la toxicité à la dose ingérée, dose variable selon la substance.

    Par exemple, pour illustrer le principe de Paracelse, Le cuivre, largement utilisé en agriculture biologique, est indispensable à la vie des plantes comme des hommes, mais utilisé comme fongicide sur de longues période, et même présent de façon modérée dans les sols, il tue les plantes de façon évidente, peu affecter la santé des hommes mais de façon exceptionnelle, en revanche tue les ovins qui consomment l’herbe des champs dont le sol est trop riche en cet élément.

    D’autres éléments comme le soufre autre fongicide utilisé en agriculture biologique peut être apporté et présent en grande quantité dans le sol sans poser problème, il doit exister une dose de danger mais elle n’est quasiment jamais atteinte dans la pratique.

    De mon coté je commentais le communiqué sur le caractère séducteur et pas assez scientifique de l’approche, enfin plutot rigoureuse.

    Parce que l’azote organique seule source que peuvent utiliser les agriculteurs bio est cher, ils en apportent peu, résultat ils ont des fruits plus petits mais plus sucrés, ce n’est pas lié à la forme d’azote apportée organique au lieu de le forme minérale réservée à l’agriculture conventionnelle qui est de fait la seule comparaison qui ait du sens vu la conclusion qui est tirée mais la dose apportée à laquelle s’ajoute un grand nombre d’autre facteurs de variation entre les deux mode de conduite dont on est pas sûr que tous aient été relevés et analysés.

    On restera sympathique avec les chercheurs qui ont fait le travail et ceux qui ont mis l’article en ligne. Ce qui est dit n’est pas fondamentalement faux, il existe des différences entre les deux types de produits mais les vraies raisons qui expliquent les différence ( dose d’azote et irrigation en rapport) qui sont glissées entre les lignes sont couvertes par un titre accrocheur à finalité politique, ce n’est pas de la recherche, c’est du spectacle.

    Bon, il est des fois où la science spectacle est nécessaire mais dans le contexte actuel cela maintien le grand public dans la confusion entre l’essentiel: de bon produits alimentaires, sains, gouteux, accessibles pour le porte monnaie de la majorité et… l’accessoire à savoir des produits intégrant des valeurs culturelles voire philosophiques et correspondant à des marchés limités du fait de leur prix de production.

    L’agriculture bio est utile voire nécessaire en France dans la mesure où il existe une clientèle pour en consommer. Elle doit être le fait de petites ou moyennes exploitations employant de la main d’oeuvre locale, si possible correctement rémunérée. Elle a davantage sa place dans les zones périphériques que dans les grands bassins de production où la densité des mêmes végétaux augmentent les risques parasitaires et ce d’autant plus que l’agriculture bio y est très développée. Pour survivre elle doit privilégier les circuits courts , idéalement AMAP, qui permettent une rémunération correcte des producteurs.

    Ses vertues sont avant tout sociales et selon les productions peuvent être environnementales, enfin si l’on faisait le bilan de l’impact du cuivre comme fongicide voire du labour et des façon culturales, on pourrait discuter davantage ce point.

    Donc 2% d’agrobio si les producteurs sont correctement rémunérés c’est pas mal et dans la mesure où la demande pour des produits français, plus cher que le bio importé, suit, on peut progresser certainement 4% voire, peut -être 6%, au-delà??? . Dans tous les cas cette production est dépendante d’une population ayant les moyens de s’offrir ce type de produit dont les vertues pour le consommateur sont loin d’être évidentes comme toutes les études produites dont celle de l’AFSSA l’on démontré. C’est une production pour pays riches où la part de l’alimentation dans le budget des ménage est réduite à moins de 20% voire moins de 15% situation de la plupart des pays d’europe de l’ouest et d’amérique du nord qui de fait sont les seuls demandeurs de produits bio.

    En revanche consommer du bio importé ou à partir de produits importés est un non sens, impact du transport et surtout incertitudes sur la qualité en fonction des provenances.

    On se souviendra longtemps de l’épisode tragi-comique du soja bio mélaminé de fin 2008.

    http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1060495

    http://www.lefigaro.fr/sante/2008/11/28/01004-20081128ARTFIG00376-du-soja-contamine-a-la-melamine-importe-en-france-.php

    Loué soit le poulet bio mélaminé ! pas exactement: pour fuir des OGM tolérant herbicides du Brésil, sans danger pour le consommateur et l’environnement, indépendamment des surfaces qui seraient gagnées sur l’amazonie, mais dans ce cas cela n’a rien à voir avec la nature du soja mais avec la gestion qu’un pays fait de ses espaces naturels, les producteurs de la coopérative en question se sont rués sur des produits chinois non conformes voire dangereux, c’est le risque d’une dérive du bio, voire imposée par le carcan bio.

    En conclusion: Vive le bio, produit localement, donc français pour un consommateur qui consomme en France, avec 99% des constituants eux même produits localement et avec des animaux nourris avec un aliment produit et controlé sur le territoire à 99%. Ce n’est hélas pas la tendance actuelle et dans ce cas gare à la superbe supercherie.

  4. @ Robert

    « Excusez-moi si je vois dans cette nouvelle annonce une belle enveloppe des lobbys du secteur alimentaire. »

    Faut vous renseigner avant de déblatérer vos sempiternelles litanies sur les lobbies de ceci et de celà.

    Avez-vous seulement recherché « qui a réalisé cette étude » et qui « l’a finacée »? Non manifestement! Vous vous contentez de colporter les idées toutes faites entendues et lues dans nos médias tout à fait neutres, objectifs,indépendants et bien entendu tout à fait compétents.

    Voilà donc pour votre information et vous éviter de chercher:

    London School of Hygiene and Tropical Medicine

    >>>> qui a commandé l’étude

    The Food Standards Agency

    >>>qui a coordonné et FINANCE la réalisation de l’étude

    Nutritional quality of organic foods: a systematic review1,2,3,4

    >>>> Titre de la publication des résultats

    Alan D Dangour, Sakhi K Dodhia, Arabella Hayter, Elizabeth Allen, Karen Lock and Ricardo Uauy

    >>>> Noms des chercheurs ayant effectué l’étude

    1 From the Nutrition and Public Health Intervention Research Unit (ADD, SKD, AH, and RU) and the Medical Statistics Unit (EA), Department of Epidemiology and Population Health, London School of Hygiene & Tropical Medicine, London, United Kingdom, and the Health Services Research Unit, Department of Public Health and Policy, London School of Hygiene & Tropical Medicine, London, UK (KL).

    >>>> Affiliations des auteurs

    2 The funding organization had no role in the study design, data collection, analysis, interpretation, or writing of the report. The review team held 6 progress meetings with the funding organization.

    >>>>> Précision utile et importante!!!!!

    3 Supported by the UK Food Standards Agency (PAU221).

    En outre, si vous aviez lu le rapport en question ou l’article qui en a été tiré (car le rapport fait 2099 pages), vous sauriez que ces chercheurs n’ont fait que reprendre les résultats de travaux effectués et publié par d’autres dans plusieurs pays. Ils ont compilés un très grand nombre d’articles et en ont retenu une grande partie. Les raisons du rejet des autres articles sont clairement détaillées pour chaque article dans le rapport. Ils n’ont rien caché.

    A moins de considérer que la London School of Hygiene and Tropical Medicine est une officine louche dirigée et fréquentée par une bande de malfrats vendus à l’industrie, à moins de considérer que The Food Standards Agency (équivalent de notre AFSSA)est également un repère de branquignoles incompétents, à moins de considérer que les – chercheurs et leurs organismes d’affiliation sont des obscurs soutiers à la solde des grands groupes agro-alimentaires et autres, on doit bien admettre que leurs résultats sont ce qu’ils sont et disent ce qu’ils disent que çà plaise ou non aux lobbies de l’agriculture « bio » et de ses militants…..

  5. (car le rapport fait 2099 pages)

    Désolé, il ne fait « que » 209 pages, ce qui n’est déjà pas mal……

  6. Allez…
    ne pleurez pas mais voici un droit de réponse qui risque de vous rester en travers de la gorge :
    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/13/manger-bio-sage-precaution-par-michel-de-lorgeril_1228251_3232.html

    Je risque de me faire censurer mais bon, je tente de vous laisser quelques extraits :

    « Partagez :
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    Au mois de juillet, des experts anglais travaillant pour la Food Standards Agency ont publié un rapport suggérant que « les produits bio ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires ». De nombreux médias ont repris ce message de santé plutôt hostile à l’agriculture bio.
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    En fait, le rapport complet dit seulement que les aliments bio n’apportent pas plus d’éléments nutritifs que les aliments produits de façon conventionnelle. Ce n’était donc pas une information santé à proprement parler, mais la simple affirmation que le surcoût des aliments bio n’est pas justifié si on considère uniquement leurs contenus en nutriments. Le rapport élude la question des insecticides, herbicides, fongicides et de leurs multiples résidus dans les aliments conventionnels, réelle question de santé pourtant.

    Pourquoi préférer l’aubergine bio ? Parce qu’elle contient plus de fer ou de vitamine C ? Non ! Les nutriments importants (vitamines, oligoéléments et polyphénols) des légumes sont surtout présents dans la peau du légume, où se concentrent également les pesticides. Donc, si on veut se nourrir (sans risque) avec des aliments riches en saveurs et en nutriments non caloriques, on n’épluche pas et on achète bio.

    Pourquoi préférer le pain bio ? Si on veut éviter les farines raffinées (pauvres en minéraux, fibres et vitamines), on préfère le pain complet. Mais c’est aussi dans l’enveloppe des céréales que se concentrent les pesticides. Si on veut du pain complet, il le faut bio.

    Certains diront que l’agriculture conventionnelle respecte des normes pour les résidus de pesticides. Admettons. Mais que savons-nous de la toxicité de ces agents sur le long terme et de leurs interactions ? Or nous mangeons trois repas par jour et chaque fois plusieurs aliments contaminés par plusieurs pesticides. Ces agents s’accumulent dans nos tissus. On leur attribue un rôle causal dans des pathologies hormono-dépendantes (cancers du sein, infertilité masculine, anomalies du sexe des garçons), des maladies neurologiques (Parkinson), des lymphomes et autres cancers et leucémies. Précaution s’impose !

    Mais laissons ces questions puisque le rapport anglais ne traite pas des pesticides. On y trouve une revue de la littérature, avec 150 études pertinentes, quelques calculs statistiques et une synthèse sous forme de deux grands chapitres : l’un concernant les produits végétaux (où 23 types de nutriments ont été analysés) et l’autre les produits animaux (10 nutriments analysés). Oublions l’analyse secondaire du rapport fondée sur une sélection (arbitraire) des meilleures études parce que, en statistiques, les grands nombres sont censés compenser les défauts techniques. Si des différences significatives entre les aliments conventionnels et les bio sont mises au jour dans cette marécageuse base de données, cela signifie qu’elles sont très résistantes aux facteurs de confusion et reflètent la réalité.

    A propos des aliments végétaux, les experts observent des différences pour sept types de nutriments. Ils en concluent curieusement que c’est négligeable : moins de résidus azotés (dus aux engrais chimiques) dans les aliments bio, mais plus de magnésium et de zinc, ce qui est intéressant puisque nos populations tendent à en manquer ; plus de matières sèches dans les aliments bio, donc moins d’eau et plus d’éléments nutritifs, ce qui est confirmé par des différences significatives pour les sucres, les polyphénols (en général) et les flavonoïdes dans les aliments bio.

    Pour les produits animaux, il y a des différences pour trois types de nutriments : plus de lipides, plus de polyinsaturés et plus d’acides gras dits « trans » dans le bio. Les experts concluent que c’est négligeable en termes de nutrition (fort contestable) mais insistent sur les trans. On distingue les trans industriels issus de l’hydrogénation des huiles végétales et les trans naturels produits lors de la rumination et présents dans les aliments animaux.

    Les deux types de trans seraient, selon nos auteurs, également nuisibles pour la santé, car ils augmentent de façon identique le cholestérol sanguin. Or les trans diffèrent radicalement vis-à-vis des maladies cardiaques : les trans industriels sont associés à un doublement du risque, tandis que les trans naturels (ceux qui sont en plus grande quantité dans le bio animal) sont associés à une diminution du risque. Avantage au bio ! Cet exemple illustre aussi, pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, que le cholestérol ne joue qu’un rôle négligeable dans les maladies du coeur. »

    et le clap de fin :
    « Une dernière question concerne l’opportunité de publier ce rapport en juillet. Y aurait-il quelque part et à l’approche des grandes négociations sur l’avenir de l’agriculture européenne une stratégie visant à décrédibiliser une agriculture qui ne soit pas industrielle et productiviste, exportatrice (plutôt que locale), prédatrice des ressources naturelles et dévastatrice pour l’environnement ? Assistons-nous aux premières escarmouches de la grande bataille qui s’annonce et dont l’enjeu pourrait être l’émergence d’un Monde Nouveau où Monsanto, Unilever et les autres ne seraient plus les rois de la fête ? »

    Ouch, ca fait mal ça, même aux chomeurs de ces multinationales ! et toc !

  7. @totocom :

    Mais ce que dit ce nutritionniste, on le sait déjà. C’est vous qui lisez tout de travers ! Le fait est que les prosélytes du BIO nous ont bombardés d’arguments quant à la suprématie de l’alimentation bio. Ces arguments tombent un à un. Il s’agit d’une technique habituelle des écologistes : vociférer sans preuve, et on verra les résultats des études dans 5 ans, études que personne ne lira. Si elles sont trop dérangeantes, on accusera les chercheurs de corruption. Et si, finalement, les aliments bio n’étaient ni meilleurs ni pires ? Dénigrer le concurrent alors qu’on fait pas mieux c’est facile.

  8. Il est vraiment navrant de constater qu’un médecin , chercheur au CNRS de surcroît puisse utiliser des arguments aussi faciles et basiques voire tordus , cela traduit l’approche devenue irrationnelle sur des sujets touchant au vivant d’une grande partie de la recherche française, contrairement à ce que l’on peut voir outre Atlantique où cette approche « religieuse » reste marginale.

    Il est clair que peler les légumes comme les fruits (hors légumes racines, melon et éventuellement fruits à peau duveteuse) est une hérésie sur le plan de la nutrition, mais ce n’est pas la qualité du bio qui est identifiée ici, c’est le précepte qui voudrait que l’on mange les fruits et légumes bio avec la peau et pas ceux issus du conventionnel, soient obligatoirement pelés à cause du risque supposé lié aux pesticides. Ce que les médias préconisent à loisir. C’est à ce niveau que se situe l’erreur de concept. Il faut manger 5 fruits et légumes par jour, il faudrait ajouter avec leur peau si possible mais après les avoir préalablement lavés très soigneusement avec l’eau de la ville, pas celle du puits, ni du toit. Le chlore dans l’eau c’est pas bon à boire mais bien pour désinfecter. Les fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle doivent donc être mangés avec la peau, comme les produits issus du bio.

    La recommandation de bien laver les fruits et légumes avant de les préparer, avec l’eau du réseau, chlorée à souhait, non pas à cause des pesticides, qu’accessoirement ils rendront encore moins perceptibles, mais à cause des germes divers qui peuvent les recouvrir, issus des manipulations des fruits et légumes, tous les opérateurs n’ont pas les mains propres ou portent des gants, et surtout on n’est de moins en moins à l’abri d’une présence de rongeurs dans les entrepôts ou de fientes d’oiseaux dans ces mêmes entrepôts qui pollueront l’épiderme des légumes, vous savez le fameux virus H5N1 de l’influenza aviaire. On rajoutera un post sur les hantavirus et coccidioses qui transmettent nos gentilles souries. Heureusement d’ailleurs la réglementation pour les entrepôts où sont stockés les produits bio n’interdit pas les rodenticides, anticoagulants contre les rongeurs, qui feraient hurler les écolos s’ils savaient, bon maintenant ils savent…qu’ils hurlent, un peu plus, un peu moins …. Sinon nous aurions des problèmes sanitaires et pas seulement chroniques, à répétition et non des moindres pour les consommateurs bio qui mangent avec la peau.

    En outre, je ne pense pas que beaucoup de ménagères pèlent leurs tomates, encore moins leurs salades issues de l’agriculture conventionnelle, par ailleurs vu l’état de certains fruits et légumes bio, pb d’insectes en circuit courts, champignons et bactéries dès que le circuit est un petit peu long, surtout les légumes racines pour les insectes. On ne pèle pas mais on épluche donc aussi le légume bio pour enlever les parties attaquées par les insectes et maladies, d’ailleurs parfois il ne reste que la peau avec un petit peu de pulpe. Les navets, carottes, topinambours bio sont rarement dans un état potable pour que la peau soit facilement consommée.

    Enfin s’il fallait en rajouter le bio est exclusivement fertilisé avec des engrais et amendements organiques, si le produit est trop frais et si le compost n’a pas assez chauffé, et même avec certains microorganismes, la probabilité d’une contamination bactérienne ou par quelque helminthe mal intentionné, fait qu’un lavage soigneux, encore plus soigneux qu’en conventionnel reste indispensable. La nature aussi est vacharde, un médecin devrait pourtant le savoir au lieu de se lancer dans des conseils hygiénistes à 4 sous.

    Pour le pain, là notre toubibobo aurait mieux fait de la mettre en sourdine, la contamination de la farine par des pesticides est quasi exclusivement le fait des traitements post conservation destinés à lutter contre les insectes des denrées stockées, les délais entre les dernières applications au champs de fongicides insecticides mais aussi la protection du grain par les enveloppes que l’on ne mange pas, glumes+glumelles notamment évite la contamination de la farine.

    Et entre nous, pour la majorité, mieux vaut un blé traité avec un insecticide dans un silo qu’un blé contaminé par des charançons et autres triboliums qui détériorent la récolte, la polluent avec leur exuvies… bon certains bobos les mangent enfin recommandent de les manger …… passons sur les exuvies , leurs excréments, là aussi sait-on jamais avec les meurs bizarres d’autres bobos…., mais point majeur, ne pas oublier le développement de champignons toxinogènes, favorisés par l’humidité et l’augmentation de température dans la récolte.
    Seuls certains alcaloides, dont ceux de l’ergot du seigle, sont prisés par les papy bobo ex 68ards, jusqu’à nouvelles informations les mycotoxines ne font pas partie du lot des produits recherchés par ces derniers.

    En Europe, il s’agit essentiellement des Ochratoxines, certaines classé quand même 2B, cancérigènes potentiels par le CIRC, soit plus dangereuses que la plupart des pesticides.

    Dans les pays chauds, c’est une autre musique, en guise de Te Deum, la présence de champignons Aspergillus favorisés par ces attaques et leur cortège d’aflatoxines est hautement probable. les aflatoxines n’ont rien à envier à l’amiante ou aux arsenicaux quant à la toxicité chronique, une consommation trop prolongée et c’est le cancer du foie quasi assuré.

    Pour la lecture du monde, ce journal est devenu trop décevant pour que l’on s’y intéresse trop sérieusement, les bons éditos et les analyses fines sont devenues l’exception, dommage, nous souhaitons un prise de conscience de la rédaction pour redonner la plume aux bon journalistes qui continuent à hanter ses couloirs. C’est devenu le journal du bobo moyen. Lisez plutôt Marianne, qui sur nos sujets, réellement décoiffe. Ah le vent du large, grand frais…face à la moiteur de la pensée du bobo moyen.

  9. @Alzine, vous ne devez pas acheter beaucoup de produits bio…
    merci cependant pour votre réaction qui en dit long sur votre ouverture d’esprit !

    Quand à moi, je vais reprendre de mon petit Rivesaltes (bio of course)

  10. Comme à l’émission C ds l’air, les invités font autorité!…

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1228

    Face aux institutions et chercheurs cités par Zygomar…

  11. Il fallait beaucoup de courage à LM Houbedine pour aller afronter une bande de zozos prêts à dire à peu près n’importe quoi, du moins des lieux communs dont les journeaux pour bobos sont remplis, m

    Mme Jolivot citant comme référence Jaud et Robin la seconde dont il est établi qu’il s’agit d’une falsificatrice, grand déshonneur de la profession journalistique.

    Pire Mr Jacquiau citant Belpomme avec ses 35% de cancers environnementaux parce qu’aux USA la cigarette est considérée comme un facteur environnemental, mais Belpomme doit mal lire l’américain, problème d’accent certainement.

    D’ailleurs qui aujourd’hui peut sérieusement citer Belpomme sans sourire soi-même ou faire marrer l’assistance si elle est un tant soit peu sérieuse, Belpomme c’est pas un médecin, c’est un comique qui s’ignore et se prend encore au sérieux.

  12. Le pire c’était quand même le critique « gastronomique » Périco Légasse.
    Il a commencé par récuser les conclusions du travail des britanniques, parceque le gouvernement Tony Blair avait envoyé des troupes britishs en Irak du temps de Bush Jr. Bel argument d’essence raciste: tous les anglais sont des bushistes, donc tout ce qui émane de ces rosbifs est à rejeter…
    Il a continué en expliquant que les gouvernements européens avaient tenu secrets des rapports accusant les pesticides et donc l’agriculture non-bio d’entrainer le décès de nombreuses victimes, pour ne pas affoler les populations.
    En fin pour régler les problèmes de l’agriculture il a proposé de réduire les surfaces actuelles de l’agriculture « productiviste » en petites parcelles bio, à distribuer aux étudiants qui n’ont rien à faire en psycho à la Sorbonne…. Pol Pot a fait à peine mieux..
    Et que dire de la compétence de Jaquiau ( profession: expert comptable!!) en matière d’agriculture???

  13. D’accord pour qualifier de zozos ses interlocuteurs,mais je trouve LM Houbedine piètre débateur.Ce n’est pas la premiere fois,et je le regrette.
    Je prefere la méthode de Daniel ou Zygomar:Argument contre argument
    Ex:Le bio sans pesticide! Tiens donc! et le cuivre,la rotenone?leur impact sur
    l’environement?etc..
    Jusqu’à faire comprendre que c’est d’abord une strategie marketing comme une autre avec ses petits et gros mensonges (allegations santé,environement,durabilité,sécurité)

  14. Incroyable !!!
    Quelle qualité de débat !!!
    On invite un scientifique, qui lui, à pris soin de préparer sont intervention afin d’argumenter ses propos avec précision, mais on ne l’écoute même pas et on lui coupe la parole lorsqu’il pose une question pertinente qui embarrasse son interlocuteur incapable de répondre. Je salut son courage et la qualité de sont intervention ( lorsqu’on lui laissait la parole bien sur ! ).
    Une nutritionniste, pour qui les seules sources d’information crédibles sont les reportages télévisés mais surtout pas les recherches des scientifiques des organismes d’état.
    Une jeune ingénieur (qui s’exprime comme une collégienne) qui veut nous faire croire que la filière des aliments bio est beaucoup plus contrôlée que la filière conventionnelle (Peut être sur les méthodes de production, mais surement pas sur la qualité des produits.)
    Deux journalistes, qui n’ont probablement jamais fait pousser la moindre salade, mais qui connaissent toutes les ficelles de la production agricole et qui sont même prêts à donner de grandes leçons pour révolutionner cette agriculture qui nous empoisonne (mais qui nous nourrit tous).
    « Il faut arrêter d’utiliser des tracteurs capables de cultiver 1000 Ha (on sent la maitrise du sujet !) ….il faut remettre les français dans les champs en revalorisant leur travail » (êtes vous prêt à prendre la binette monsieur le journaliste ?). Compte tenu du temps à passer pour le désherbage manuel d’un hectare de blé, il est possible que le prix de la baguette connaisse une sérieuse augmentation.
    « Les produits bio sont chères aujourd’hui parce que la production est faible, lorsque la production augmentera les prix baisseront ». L’agriculture bio, me semble-t-il, est basée sur de petites unités de productions locales, il ne faut donc pas compter sur les économies d’échelle pour réduire les couts de productions, à moins qu’elle ne devienne rapidement une « agriculture productiviste ». Quand aux prix du marcher, ils ne peuvent baisser que si l’offre est supérieure à la demande (« agriculture productiviste »).
    J’espère que les français dont les moyens sont modestes ont compris, en regardant cette émission, comment les Bobos-écolos veulent les nourrir. « Que ceux qui n’ont pas les moyens, crèvent la faim ! »
    Cette émission est caricaturale de ce qui se passe actuellement dans notre pays. Le mépris des professionnels et des scientifiques, par une couche sociale aisée en mal de nature dont elle ne connait que le caractère agréable puisque ce sont les autres qui en gèrent les caprices.
    Quand à l’agriculteur bio qui pulvérise ses décoctions sans la moindre protection, s’est-il posé la question que, si sa pulvérisation avait une action fongicide ou insecticide ou herbicide (pesticide quoi !) c’est parce qu’elle contenait des substances chimiques, d’origines naturelles certainement, mais néanmoins chimique. Comme elles sont de fabrication artisanale, elles ne sont pas contrôlées, il ne peut donc pas savoir si elles sont sans danger pour sa santé.
    Il y à 40 les agriculteurs de l’agriculture conventionnelle ne se protégeaient pas lorsqu’ils utilisaient des produits phytopharmaceutiques parce qu’ils n’en connaissaient pas les dangers. Il est vrai que dans la nature tout est bon, n’importe quel champignon est comestible !

  15. Jacquiau est effectivement tout à fait compétent pour débattre de la question du « bio ». C’est un peu comme si moi j’étais allé à la télé discuter avec un spécialiste de la mécanique céleste. Ces cons là ne manquent vraiment pas d’air…

    Tiré de Wikipedia:

    Christian Jacquiau est expert-comptable et commissaire aux comptes (spécialisé dans le conseil à la création et à la transmission d’entreprises). Il est surtout connu pour avoir publié Les coulisses de la grande distribution en 2000 (ouvrage très critique à l’égard des méthodes de la grande distribution), puis Les coulisses du commerce équitable en 2006 (ouvrage critique d’une certaine forme de commerce équitable, principalement celui pratiqué par Max Havelaar).
    Ses deux ouvrages sont basés sur des recherches réalisées sur documents. Il déclare appliquer les méthodes de l’expert-comptable au champ de l’enquête de type journalistique1.
    Christian Jacquiau est sympathisant de certains combats tels que la lutte anti-OGM. Il était d’ailleurs présent en tant que témoin aux côtés de Jean-Emile Sanchez et de la Confédération paysanne alors que plusieurs personnes s’étaient fait arrêter après avoir fauché un champ de maïs génétiquement modifié.
    Les détracteurs de Christian Jacquiau lui reprochent de ne s’être jamais rendu sur le terrain à la rencontre des producteurs des pays du Sud pour détailler son étude. Il est de fait difficile de critiquer le commerce équitable sans jamais avoir pris en compte la réalité terrain, essentielle dans toute réflexion sur le sujet. De plus, la marque Max Havelaar étant principalement distribuée par les hypermarchés français au premier rang desquels figure le géant Carrefour, l’ouvrage de Christian Jacquiau pose un problème de destination : ayant épinglé la grande distribution dans son premier ouvrage, l’auteur a-t-il su faire le distingo entre Max Havelaar et ses distributeurs européens ? Ou bien le thème de son second livre ne poursuit-il pas le même objectif que le premier, et donc prête le flanc à une confusion des cibles ?

  16. « mais je trouve LM Houbedine piètre débateur.Ce n’est pas la premiere fois »

    Pourquoi croyez-vous qu’il soit souvent invité dans ce genre de débat et l’un des rares à l’être???
    Parce que justement c’est un « piètre débatteur » dont les incompétents arrogants et les harpies ne font qu’une bouchée pardi…..
    Il est bien gentil et compétent Houdebine mais, il ne faut pas le laisser sortir de son labo.

  17. …ce qui est si comique et distrayant sur ce site (j’en ai trouvé quelques autres de lourds dans la même veine, depuis que j’ai décroché la téloche…) et nous fait passer de si bons moments, c’est la candeur des répliques…

    On s’y « croirait » presque…

    …Que l’on puisse soutenir mordicus que mettre du sucre dans un réservoir ou de la chimie de synthèse dans un corps vivant est sans aucune conséquence adverse et que c’est alright, voila qui est magique…
    Mais ou aller vous donc chercher tout cela ? D’ou vous vient ce don a imaginer l’improbable ??? Bravo les artistes, en tout cas, il faut avoir les couilles de se mettre ainsi en danger…

    je ne sait même pas si vos clowns comprennent qu’un tel site, mené comme il est de main de maitre, joue contre les propos et causes qu’il défendent, ce qui est encore plus royal…

    Aller, longue vie a vous, régalez-nous encore longtemps de vos drôleries, vous êtes des champions !!!

  18. francois
    …Que l’on puisse soutenir mordicus que mettre du sucre dans un réservoir ou de la chimie de synthèse dans un corps vivant est sans aucune conséquence adverse et que c’est alright, voila qui est magique…

    Qui c’est ce guignol grossier?? D’où y sort l’ostrogoth prétentieux?

  19. Je suis un winner!!!
    je sais tout sur rien et à peu près rien sur tout, c’est là ma force, ça épate toujours!

  20. Du sucre dans un réservoir? certains ont essayé ça fait du caramel, bobo pour le moteur… comme les idées à la con dans le cerveau de François, ça lui bloque les neurones… à moins que se soit nos posts, désolé, on est toujours le con de l’autre.

    Au fait la dernière volt de chez GM est censée tourner au bioéthanol pour le générateur, j’ai bien dit bioéthanol, je récidive: bioéthanol, une dernière fois pour le plaisir: bioéthanol. Parait que ce mot en fait tousser plus d’un.

    Disons pour François, qu’il apparait à la fois très suffisant mais aussi encore plus insuffisant.

    On ne le regrettera pas!

  21. Louis-Marie Houdebine est bien meilleur à l’écrit qu’à l’oral. Le rationnalisme scientifique souffre de son manque d’orateurs. Regardez Gérard Pascal de l’INRA défendre les OGM face à Vélot et vous comprendrez pourquoi les français n’en veulent pas.
    De toute façon je ne comprends pas comment on peut organiser un débat équilibré sur n’importe quel sujet en invitant 5 personnes d’un avis et une seule personne contre en face…

  22. J’adore :

    « Que dit le fameux rapport ? Tout simplement que les aliments bio ne présentent aucun avantage nutritionnel par rapport aux aliments issus de l’agriculture « conventionnelle ». Tout à fait vrai, même si l’argument est aussi stupide que de dire, par exemple, que les voitures avec freins ne présentent aucun avantage de carrosserie par rapport aux voitures sans frein. Parfaitement exact, si ce n’est que les unes tuent et pas les autres. Idem pour les aliments bio. »

    http://www.marianne2.fr/Le-bio-est-le-pire-des-systemes,-a-l-exception-de-tous-les-autres_a181843.html

  23. « Marianne » ou n’importe quel newsmagazine, ou n’importe quel quotidien, comme référence scientifique on fait mieux ! La presse française ne cherche plus que des articles à sensation. Elle croit que c’est comme ça qu’elle sauvera ses ventes, qui périclitent, ce qui la met au bord de la faillite, mais ça ne fait qu’aggraver les choses. La crise de confiance des Français dans la presse n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Il n’y a pas un professionnel, de quelque métier que ce soit, qui ne s’indigne, bondisse ou ricanne, quand il lit un article concernant son secteur professionnel.

  24. Cet article de « Marianne » est particulièrement lamentable : aucun argument, que des pétitions de principe assénées comme vérités d’Evangile et des métaphores plus que douteuses comparant le bio versus conventionnel à la démocratie versus dictature. N’importe quoi ! Une piètre pitrerie, une clownerie même pas farcesque.

  25. Les commentaires de Monsieur Berthod sont particulièrement lamentables : aucun argument, que des pétitions de principe assénées comme vérités d’Evangile et des métaphores plus que douteuses comparant le bio versus conventionnel à la démocratie versus dictature. N’importe quoi ! Une piètre pitrerie, une clownerie même pas farcesque.

    Allez, pour la route, je vous en ressers une louche :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/17/avoir-un-agriculteur-pres-de-chez-soi_1229215_3224.html
    cela vient du Monde, cela ne peut donc être que des abrutis dégénérés qui, horreur ! appliquent les idées nauséabondes de ces écolos du dimanche.

    Si les 5 fournisseurs (Berthod, Daniel, Azline, Rageous et Zygomar) de commentaires de ce site référence pouvaient se donner la peine de lire jusqu’au bout cet article. Mais je dois rêver, comme ces millions de français qui changent de « religion » alimentaire et quittent vos produits dégueulasses. Le jour n’est pas loin où ouvrira le musée des produits non bio…

  26. @totocom

    Même si je ne fais pas partie des « fournisseurs », j’ai lu ton lien quand même… tu ne m’en voudra pas j’espère… 😉
    C’est uns histoire d’AMAP, et le paysan finalement contacté n’a pas l’air très chaud (et à même l’air très froid…) pour faire du bio… bizare non !!!;)

    Je lui souhaite bien du plaisir au Christophe, avec les furieux qui veulent du bio à tout prix (voir article)… il n’a pas fini d’en baver avec les critiques et récriminations en tout genres (et surtout avec tous ceux qui vont vouloir à toute pompe lui expliquer son métier… 😉 )
    Ce serait amusant de lire dans deux ou trois ans pour voir ou il en est…

  27. Comme on m’invite gentiment à la discution…

    totocom,
    Je dirais plutôt le bio versus conventionnel à l’écologisme versus dictature!

    C’est malheureux tout d’même la demande gonfle et la production ne suit pas, en plus ces mécréants de céréaliers ne songent même pas s’y mettre, au potager!
    Faut dire que maraicher en AB c’est un métier à plein temps, mais aussi un hobby et une activité saine et en tous points profitable quand chacun fait le sien (de jardin…). Prposition anodine à cette commune, si elle a du terrain cultivable, qu’elle crée des jardins individuels, c’est très en vogue et je trouve la démarche plus pertinente…

    « et quittent vos produits dégueulasses »
    Vu le nb de bouches à nourrir et la pléthore de fruits & légumes de toute provenance sur les étalages, le musée n’est pas encore né!
    Il se pourrait bien que ce soit le label AB qui s’estompe de lui même, faute d’acteurs et d’une réglementation trop drastique et sans bénéfices avérés. Déjà au niveau européen le cahier des chages s’assouplit… On va voir naitre du bio + bio que le bio conventionnel, c’est tordant!
    Déjà c’est difficile d’inciter des candidats à produire en bio, un regain des puristes forcément restera marginal.
    C’est mon point de vue…

  28. @ totocom:
    La commune veut « son » agriculteur « bio »! Pourquoi, il y a une nouvelle loi en France qui autorise une commune à posséder son esclave agri-bio!!!

    « L’adjoint à l’environnement (sans étiquette) et commercial chez Orange »; Typiquement ce que l’on appel un BOBO. Un fonctionnaire avec bon salaire, vivant des nouvelles technologies, ayant un penchant marqué « écolo » (après avoir été PS) mais qui ne connait strictement rien à l’écologie scientifique.

    « AMAP […] le système est victime de son succès en France. Les groupes de consommateurs doivent s’armer de patience pour dégoter un producteur. » Ben justement, l’absence de « producteur » montre à quel point les agri ne veulent pas se convertir. Les AMAP n’assurent pas de réels bénéfices par rapport au temps passé pour la récolte. Bref les revenus sont quasi nuls…

    « il faut de l’argent pour investir dans les bâtiments et le matériel. Et il aurait fallu deux ans avant de pouvoir déguster le premier légume. » Comme je le disais ci-dessus, Mr l’adjoint (et le conseil municipal) ne connai(en)t rien à l’agriculture. Ni aux méthodes et contraintes pour passer en « bio ».

    « Déjà, il pense préempter des terrains dans les bois, pour des vergers. » Une nouvelle preuve de l’idiotie de l’idéologie écolo bio. On va détruire une partie d’une forêt pour faire un verger. La biodiversité va vraiment aimer cela!!

    « Ancienne directrice de la communication d’un groupe d’édition […] prof de math […] lecture régulière du Canard enchaîné (écrit par l’incompétent Nicolino, qui se prend pour un journaliste, sans en voir la formation, écrivain…). Bref, des bobo typiques.

    Je passe sur le délire de remplir le panier ailleurs, s’il grêle ou gèle (faudra payer en plus), sur le délire que les produits reviennent moins cher que le marché; à plus de 2,2€ le kil, vous rêvez Mme Lecoeur (« professeure de vente en lycée professionnel » = fonctionnaire)…

    « Christophe » aide des jeunes à s’installer […] pour le réseau, donc exclusivement bio. ». Mr Christophe est une homme dans un pays démocratique, pas un esclave au service de l’AMAP et de ses membres…

    « S’il proscrit le recours à certains produits chimiques, il ne dit pas non à tous, car il estime que le prix doit rester raisonnable et la récolte assurée. » Comme de nombreuses personnes l’on déjà dit, Rageous, Zygomar, Le Paysan, le prix actuel des produits agricoles est largement dû à l’utilisation des pesticides qui assurent les rendements en conventionnels, donc l’équilibre en offre et demande.

    « Et Christophe, il en pense quoi ? « Cela va être sympa. » […], S’il ne pipait mot, il pensait très fort : « Autant rajouter de l’eau. » Il apparait clairement que la journaliste a essayer lamentablement de rendre Mr Christophe très emballé par le projet. Alors qu’il semble loin d’être joyeux: « C’est un métier, pas du jardinage du dimanche. Je sais que certains risquent de ne pas m’aimer. »
    « C’est cher parce que cela demande trop de main-d’oeuvre »
    « Je ne ferai pas des panais pour cinq ou des navets pour dix, il faudra qu’ils s’accordent. » »
    « Il imagine qu’elle raffolera de ses salades abîmées, de ses tomates tachées et ne demandera pas de courgettes pour la soupe en décembre, comme sur les marchés. »

    Je serais très heureux de relire la suite à cette rocambolesque histoire dans un an, puis deux , et cinq ans aussi…

    Je suis d’accord avec Rageous, la commune ferait mieux de créer un jardin ouvrier, individuel.
    Quand à la production je reste convaincu qu’elle restera marginale (en vraie bio, sans aucuns produits phytosanitaires efficaces, comme la France le veut et les écolos). Car cela représente un travail énorme, et des revenus nuls. Donc la quasi totalité proviendra de l’étranger où les lois sont moins contraignantes…

    PS: Voyez Mr Totocom, nous lisons les liens que vous mettez dans vos posts. Par contre je ne crois pas du tout que le réciprocité soit vraie.

  29. Bon, ce matin j’ai été un peu vite pour lire Le Monde en lien…
    J’avais pas vu la 2ème page! Bravo Daniel pour ce « costard » encore si bien taillé!
    Je voulais juste rajouter l’expérience en région parisienne d’agriculteurs qui ouvrent leur production à la cueillette, on en entend moins parler, mais l’idée n’est pas mauvaise dans le fond, moyennant d’être plusieurs pour l’accueil et cadrer les clients qui repartent avec leurs pochons pesés, moins cher et content d’avoir passé un moment au milieu des fruits, des légumes tout frais, sans forcément le label tant demandé bio… Courber l’échine à l’arrachage de patates, ça t’as une autre gueule de consom’acteurs que celle des bio’scoop!!!

    Pour Nicolino, il n’a dû faire qu’une brève incursion sur le Canard, il n’est pas dans la liste des journalistes depuis sa création.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_journalistes_du_Canard_encha%C3%AEn%C3%A9

    Peu importe l’altermondialiste de service Jean Luc Porquet est tout aussi capable pour retranscrire les dépêches d’Info’gm et de son pote José.

  30. « Je voulais juste rajouter l’expérience en région parisienne d’agriculteurs qui ouvrent leur production à la cueillette, on en entend moins parler, mais l’idée n’est pas mauvaise dans le fond, moyennant d’être plusieurs pour l’accueil et cadrer les clients qui repartent avec leurs pochons pesés, moins cher et content d’avoir passé un moment au milieu des fruits, des légumes tout frais, sans forcément le label tant demandé bio… Courber l’échine à l’arrachage de patates, ça t’as une autre gueule de consom’acteurs que celle des bio’scoop!!! »

    Effectivement on n’en parle pas beaucoup. Pourtant je puis garantir que cette pratique agricole et commerciale existe depuis au moins dix-sept ans (peut-être plus). Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas sensationnel : ça n’intéresse aucun journaliste.

    Source : ma mémoire professionnelle personnelle.

    Cordialement à tous.

  31. Je confirme à Laurent Bertho que les productions à la cueillette existent depuis longtemps, à la fin des années 70, j’ai cueilli des framboises et des asperges chez des collègues du sud Seine et Marne. A cette époque c’était très difficile et même à grand renfort de publicité par radio et voie de presse, ces productions se sont arrêtées. Mais aujourd’hui les modes ont changé.
    Ceci prouve que même les agriculteurs conventionnels n’ont pas attendus les bobos biodégradables pour avoir des idées.

  32. Bonjour à tous qui espérez utile tous ces débats, en ce qui me concerne la qualification bio n’est pas primordiale. Il me suffit d’être confortée dans le sens où la terre ne subit pas de traitements chimiques pour produire plus +++++++, que les insecticides sont absents. Car les lobbystes du tout bio existent bel et bien, combien de millions d’€ de C.A. sont générés par le bio ? et, je considère que c’est une chance pour la terre, sauf s’il y a des voyous qui brouillent les cartes, que les « pour » ouvrent bien leurs yeux, ce sont les mêmes.

    Je ne vois pas, à l’entée des fermes à cueillette libre de la région parisienne quelques infos, comme : sans pesticides n’y engrais ! J’ai peut-être mal vu.

    Mon humble avis de maman de mami de femme, ce que je souhaite : Que tous nous mangions à notre faim, des aliments de SAISON propres,c’est à dire,

    (sans O.G.M. ni pesticides ayant poussé dans des sols respectés)

    Consommer ce qui pousse TOUT PRES DE CHEZ NOUS, (économie de transport, évitant ainsi le chassé croisé DANGEREUX de milliers de camions) meilleure traçabilité des produits. Me nourrissant de produit du terroir, je fais vivre nos régions, libre de vendre dans de bonnes conditions, nos chers Paysans parlent d’égal à égal à la grande distribution, les producteurs ajustent leurs prix et tout le monde gagne. Pourquoi vouloir manger à tout prix de ananas en hiver ? Du mouton d’Australie ? Des compromis doivent être trouvés, là, une commission de sages serait utile, il y aurait dans cette commission des gens simples, des Paysans, des consommateurs, des dirigeants, la simplicité n’est pas sectaire, la simplicité en gros c’est quand je mange des pommes de fin août à décembre, quand je choisis de consommer des cassis en juillet, quand je vais poster une lettre à pied, aussi quand je prends le temps de remarquer que mes oranges n’ont PLUS DE PÉPINS, ça c’est une tuile, car quel procédé donne des fruits sans pépins?? J’attends la réponse…

    Oui je serais bien aise que mon monde se bonifie et, si je suis extraterrestre et, que je débarque ici, tout de suite je me pose les questions :

    Qui sont ces terriens qui construisent encore de voitures polluantes alors que les procès électriques sont au point.

    Des véhicules qui roulent à 200 k/h mais qui ne doivent pas dépasser les 130 MAXI!

    Qui sont ses gens qui vendent un produit où il est écrit dangereux pour la vie !

    Qui parlent d’aller secourir les pauvres du bout du monde et qui laisse les gens d’ici sans toit, sans repas.

    Tous ces gens qui courent dans tous les sens ont surement de bonnes raisons de le faire.

    Tout ceci écris, j’aime bien la vie sur terre tant qu’il y aura de la vie j’y resterai. J’y resterai pour voir, observer… la suite… comment ils vont faire, ces terriens pour garder des poissons dans la mer ? La vache et le cochon au pré. Il faut que je taise,l’horreur des élevages en batterie, car ça me donne envie de prendre mon vaisseau spatial et de chercher des êtres plus sensibles, moins cruels, ailleurs dans un autre monde… Mais où trouver une planète aussi belle ? … à + Aima

    A ma terre qui m’absorbera un de ces jours, je la découvrirais ainsi d’une autre rive, du mendiant au plus puissant, à quoi bon tant de complications…

  33. Tout ceci écris, j’aime bien la vie sur terre tant qu’il y aura de la vie j’y resterai. J’y resterai pour voir, observer… la suite… comment ils vont faire, ces terriens pour garder des poissons dans la mer ? La vache et le cochon au pré. Il faut que je taise,l’horreur des élevages en batterie, car ça me donne envie de prendre mon vaisseau spatial et de chercher des êtres plus sensibles, moins cruels, ailleurs dans un autre monde… Mais où trouver une planète aussi belle ? … à + Aima

    A ma terre qui m’absorbera un de ces jours, je la découvrirais ainsi d’une autre rive, du mendiant au plus puissant, à quoi bon tant de complications…

    # Amen
    et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil………

  34. « une commission de sages serait utile »

    => Une commission pour quoi faire?
    S’il s’agit de donner des « conseils » de consommation pourquoi pas….
    S’il s’agit d’interdire le commerce non approuvé, alors je dis DICTATURE….

    Personne ne t’interdit de vivre comme tu l’entend, alors pourquoi obliger les autres à vivre suivant TA façon de voir????

  35. Mon humble avis de maman de mami de femme, ce que je souhaite : Que tous nous mangions à notre faim, des aliments de SAISON propres,c’est à dire,

    (sans O.G.M. ni pesticides ayant poussé dans des sols respectés)

    – Et à condition qu’il y en ait assez pour tout le monde et pas trop cher….. Bonne chance et bon appétit!!

  36. Some time before, I did need to buy a house for my business but I did not earn enough money and could not purchase anything. Thank God my sister adviced to take the home loans at reliable bank. Thence, I did that and was happy with my student loan.

  37. vraiment sympa ce site extrait sexe

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