Professeur en agriculture comparée à l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INA-PG), Marc Dufumier représente la Fondation Nicolas Hulot dans le groupe « adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires » du Grenelle de l’environnement. Il est d’ailleurs expert du Comité de veille écologique de la Fondation et a, à ce titre, collaboré à la rédaction du volet agricole du Pacte écologique. Dans le Nouvel Observateur, Marc Dufumier est décrit comme « tiers-mondiste, défenseur de la petite paysannerie, révolté par la course à la productivité et l’empoisonnement des sols », ajoutant que l’agronome « a en poche une carte des Verts », tout en précisant « qu’elle l’engage moins que ses projets avec Hulot ». Il collabore aussi régulièrement avec Dominique Belpomme, le cancérologue aux prédictions apocalyptiques et initiateur de l’Appel de Paris, dont l’agronome est membre du comité de soutien.

    Marc Dufumier intervient dans de nombreuses conférences et prend en général comme cible les OGM. Il est vrai que l’agronome connaît bien les pays du tiers-monde et s’attaque en particulier à l’argument selon lequel les OGM permettraient de nourrir les pays du Sud. Cependant, grand partisan de l’agriculture paysanne de proximité, il ne dit pas non plus comment celle-ci pourrait nourrir des villes de plus de 10 millions d’habitants comme au Mexique ou en Chine. Enfin, contrairement à d’autres militants anti-OGM, il tente de ne pas adopter un discours idéologique radical mais le point de vue plus « objectif » de l’agronome. Il semble même modéré, ne lançant pas d’appels aux fauchages de champs OGM et ne psalmodiant pas le catéchisme décroissant. Mais les apparences sont parfois trompeuses.

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