Côté pile bc-bg d’Objectif Bio

On ne peut être que rassuré en voyant Maria Pelletier parler au nom d’Objectif Bio. Rien n’indique que sa bataille en faveur de la bio résulte d’une idéologie écologiste réactionnaire. Membre du conseil d’administration du Synabio, elle est avant tout une personne de la profession qui « défend son bifteck » (évidemment bio) puisqu’elle est PDG de Moulin Marion, une entreprise de transformation bio au chiffre d’affaires de plus de 5 millions d’euros. Aux dernières législatives, elle n’a pas été se présenter avec des extrémistes, mais a été la suppléante d’un très centriste conseiller régional UDF (Modem). Bref, elle fréquente davantage les milieux écologistes bo-bo que les opérations de fauchage de champs OGM. D’ailleurs, le Synabio, membre fondateur d’Objectif Bio, est lui-même présidé par Jean Verdier, un ami de Philippe Desbrosses et PDG des sociétés Naturgie et Favols totalisant un chiffre d’affaires de près de 10 millions d’euros, dont environ 20 à 25 % réalisé à l’export outre-Atlantique, au Japon ou à Taïwan. Il ne s’agit pas exactement de l’agriculture de proximité tant réclamée par les écologistes radicaux. De même, Biocoop est l’un des leaders du marché des produits alimentaires bio, avec un chiffre d’affaires dépassant les 200 millions d’euros. On est loin de la décroissance puisque la croissance de leur chiffre d’affaires sur les cinq dernières années atteindra plus de 78 %. Quant à Ecocert, on se demande même pourquoi cette structure se trouve dans une association militante. En effet, Ecocert est un organisme de contrôle et de certification, avec en plus des activités de formation et d’élaboration de référentiels. Ecocert est agréé par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, ainsi que par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et accrédité par le COFRAC selon la norme guide ISO 65, qui exige « indépendance, compétence et impartialité ».

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