La Fondation Sciences Citoyennes (FSC), également membre de L’Alliance pour la planète, a été représentée dans deux groupes de travail lors du Grenelle de l’Environnement : par André Cicolella dans le Groupe « Santé et environnement » et par Nadia Zouhari dans le Groupe « Institutions et gouvernance ». Il s’agit d’une toute jeune association, qui a vu le jour fin 2002. Présidée par le biologiste Jacques Testart, directeur de recherche à l’Inserm et célèbre « père scientifique » du premier bébé-éprouvette français, la FSC comprend une grande proportion de militants des Verts, pour la plupart de formation scientifique, et des activistes anti-OGM comme Testart lui-même et d’autres comme Christian Vélot, Juan de Menditte (ATTAC), Sébastien Denys, Isabelle Goldringer. Malgré son avis très tranché contre ce qu’elle appelle la « technoscience », la FSC « entend promouvoir l’élaboration démocratique des choix scientifiques et techniques », c’est-à-dire principalement mettre en place des conférences de citoyens qui seraient amenées à se prononcer sur les orientations scientifiques et technologiques du pays.

Si la FSC veut faire la part belle aux citoyens, on ne peut cependant pas dire qu’elle soit l’émanation ou l’expression des citoyens puisqu’elle compte à peine une centaine d’adhérents. En fait, cette association marginale animée par une poignée de militants ne doit son existence qu’à la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme, une fondation de droit suisse qui possède un capital d’environ 225 millions d’euros placé en Bourse et dans l’immobilier, dont le très chic Domaine de Villarceaux. La Fondation pour le progrès de l’homme (FPH) affiche ainsi un budget bisannuel de 17 millions d’euros, dont une partie est consacrée au financement d’associations et de projets en France et ailleurs. Or non seulement la FPH a hébergé au départ la FSC mais elle assure en plus entre 70% et 85% de son budget. Ainsi, la FSC semble bien être une association sous influence.

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