Pesticide Action Network (PAN Europe)

L’association écologiste PAN International a été créée en 1982 et constitue un réseau de 600 ONG, institutions et individus dans plus de 60 pays.

Comme le PAN l’explique, leur objectif est de lutter « contre l’utilisation irrationnelle des pesticides chimiques dangereux ». En fait, pour être exact, ils sont aussi contre l’utilisation rationnelle de tous les pesticides, dangereux ou pas. Le PAN n’est donc en aucune manière un organe d’expertise indépendant sur les pesticides mais une association politique écologiste militante, comme le démontre sa déclaration de Dakar en 2000.

Dans ce document, le PAN entend en effet « redoubler les campagnes de protestation contre les injustices commises par les multinationales intervenant dans l’agrochimie, l’alimentaire et la production des fibres ».

La position radicale du PAN a aussi conduit l’association à tenter d’empêcher les pays africains d’utiliser le DDT dans le traitement contre le paludisme, alors que cette maladie tue un enfant de moins de 5 ans toutes les 20 secondes, et que le DDT est, aujourd’hui, considéré par l’OMS comme un des éléments essentiels dans le combat de cette maladie foudroyante (voir à ce sujet ce texte).

Quant à PAN Europe, il a vu le jour en 1987 et est en fait une structure dépendant fortement des bureaux britanniques et allemands de PAN.

François Veillerette en est l’un des administrateurs. PAN Europe a été au départ l’un des principaux fournisseurs d’informations sur les pesticides du président du MDRGF. En retour, le MDRGF a répercuté en France les informations et les campagnes de PAN.

Catherine Wattiez, administratrice de PAN Europe, semble être la collaboratrice privilégiée de François Veillerette. C’est elle qui l’a conseillé pour son livre Pesticides, le piège se referme et qui en a écrit la préface. Elle l’a aussi conseillé d’organiser un colloque sur les alternatives non chimiques en agriculture, ce qu’il a fait en mai 2003 et en collaboration avec PAN Europe.

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