Anti-vax, anti-5G, même combat contre les faits et la science

Dans le cadre de l’observatoire Lemon.fr du rapport des Français à la science et aux nouvelles technologies, Jean-Philippe Dubrulle de l’Ifop a analysé pour la Fondation Jean Jaurès les résultats d’une enquête qui montre que ces réticences trouvent, à l’instar du rejet de certaines technologies (ex : 5G, compteurs Linky, IA…), leurs origines dans une défiance générale à l’égard de la science et des autorités de contrôle ou de régulation, défiance à laquelle ne sont pas étrangers certaines ONG qui font commerce de la peur (Générations Futures par exemple) et certains journalistes qui relaient complaisamment et sans recul leur propagande (Stéphane Foucart du Monde, Élise Lucet de France Télévisions, etc.)

L’on découvre notamment dans cette analyse que la « résistance vaccinale s’avère aussi étroitement liée à une méfiance globale à l’égard des bienfaits de la science – elle est nettement plus élevée chez les Français estimant que l’apport de la science pour l’Homme est négatif (60%) que positif (29%) – ou de nouvelles technologies comme la 5G : ces réticences montant 54% chez les opposants à la 5G alors qu’elle n’est que 33% chez ses partisans.

Une imbrication importante entre les deux mouvements – anti-vaccin d’un côté, anti-5G de l’autre – peut être constatée si l’on en juge la proportion élevée de Français refusant à la fois le vaccin contre le Covid-19 et la 5G : 35%, tandis que 26% s’opposent seulement à la 5G et 14% uniquement au vaccin. Au total, seul un quart des Français (25%) ne s’opposent ni à l’un, ni à l’autre.

Si l’adhésion à la théorie farfelue selon laquelle les vaccins contre le Covid-19 contiendraient des puces permettant d’être localisé via la 5G reste marginale dans l’ensemble de la population (7%), il est intéressant de noter que cette idée n’est rejetée que par un anti-vaccin sur deux (54%), signe que l’adhésion à certaines théories complotistes constitue un ressort non négligeable du vaccinoscepticisme.

Jean-Philippe Dubrulle (Ifop) appelle en conclusion « à la réhabilitation du discours scientifique, préalable indispensable au dépassionnement du débat public ». Cela fait des années que nous réclamons la même chose. Tant mieux si la crise du Covid a permis à certains de nous rejoindre au niveau du constat, mais le mal est bien plus ancien. Il est à chercher du côté des marchands professionnels de peur qui polluent le débat depuis des années, avec la complicité de certains médias ou groupe de médias complaisants comme Le Monde ou France Télévisions.

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