Quand la presse féminine tente de s’intéresser aux phytos…

C’est plutôt pathétique…

L’intro donne tout de suite la couleur :

Pesticides : le mot fait trembler, car ces substances sont présentes partout, dans l’air, l’eau, les fruits et légumes, les céréales, les viandes… Et il nous est bien difficile de savoir à quelle dose elles nous contaminent car rien n’est dit de leur présence sur les étiquettes. Notre inquiétude s’explique aussi par les errements des pouvoirs publics qui, sous la pression des lobbys, ont reporté de 2018 à 2025 l’objectif du plan Ecophyto visant à diviser « si possible » par deux l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. Mais concentrons-nous sur les bonnes nouvelles.

Comment dire aux experts en pesticides de Femmes Actuelles que les agris sont looooins d’être les seuls à utiliser des pesticides : les particuliers en font également usage à leur domicile, ce qui les expose de façon plus évidente à des résidus. En effet,

trois Français sur quatre ont utilisé au moins un produit pesticide dans les douze mois précédant la date de l’enquête Pesti’home* réalisée en 2014 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) auprès d’un échantillon de 1 507 ménages (…). « (…) les insecticides arrivent en tête des produits les plus utilisés. 84 % des ménages interrogés y ont eu recours. Ce sont principalement des biocides utilisés pour éliminer des insectes volants (40 %) et rampants (28 %), et des médicaments vétérinaires pour lutter contre les parasites des animaux de compagnie (61 % des ménages ayant un animal). Viennent ensuite les herbicides et les produits contre les maladies des plantes d’extérieur, utilisés respectivement par 22 % et 20 % des foyers ayant un jardin, une terrasse ou un balcon. Enfin, les répulsifs cutanés humains, tels que les anti-moustiques sont utilisés par 12 % des utilisateurs à une fréquence importante : au moins 6 utilisations par an pour la moitié des ménages et plus de 25 fois par an pour un quart des foyers.

Personne, au passage, n’envisage de les traiter d’empoisonneurs ou de leur interdire l’usage de ces pesticides, eux. L’absence de faisabilité technique est pourtant moins évidente que pour les agris, vu que cet usage des particuliers n’est ni professionnel, donc pas lié à la nécessité de subsister, ni lié à celle, toute aussi impérative, de nourrir 7 milliards d’êtres humains.

Du côté des agris, malgré une véritable mobilisation des pouvoirs publics et des centaines de millions d’euros mis sur la table, le constat reste le même : se passer des pesticides en agriculture n’est tout simplement pas possible, et n’est pas prêt de l’être. La France a du mal à le comprendre, l’UE (influencée par la France) aussi.

Et si les ventes de pesticides ont chuté en 2019, c’est suite à une forte hausse observée en 2018 dû à des achats anticipés pour précéder l’augmentation de la redevance pollution diffuse du 1er janvier 2019. Rien à voir avec « l’interdiction faite aux collectivités puis aux particuliers d’utiliser des substances chimiques pour l’entretien des espaces verts et jardins privés. Interdiction qui sera d’ailleurs étendue aux parcs privés et campings en 2022″ ; cette « part de marché » étant minoritaire par rapport aux autres usages des phytos.

Quant à Générations Futures, l’association est désormais connue ses rapports alarmistes, son manque de rigueur, le colportage de fake news ainsi que ses revirements spectaculaires (exemple d’inconstance). Qualifier un de ses rapports d’« extrêmement pointu » n’est pas sérieux.

Que Femmes Actuelles se limite plutôt à ses sujets de prédilection et laisse ceux, plus sérieux, comme l’utilisation des phytos pour nourrir la planète, à des journalistes… renseignés et rigoureux.

Commentaires
  1. Zygomar
  2. Mg2+
    • eric17
  3. eric17
    • Seppi
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      • Dan
  6. Dan

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