7965 €/an pour « apprendre à sauver le monde »

C’est la dernière trouvaille du groupe Mediaschool (qui possède de nombreuses boîtes privées post-bac peu reconnues, souvent très mal notées par leurs anciens élèves et aux droits de scolarité très élevés, comme par exemple l’IEJ ou l’ECS) pour surfer sur la vague écolo actuelle :

 

Objectif : faire face à « la vastitude de la question de l’urgence climatique [qui] a tendance à laisser pantois, sidérés » et « apprendre à sauver le monde, rien que ça ! »

Mediaschool ne connaît pas la crise : en 2019, son chiffre d’affaires (plus de 9 millions d’euros) est en hausse de 7%. On ignore combien est payée la militante Audrey Pulvar pour prêter son nom au projet. Il faut bien entretenir son train de vie de grande bourgeoise parisienne après un départ un peu forcé de la Fondation Hulot, en 2019.

7965 euros pour seulement 16 jours en présentiel dans l’année, c’est le jackpot, plus besoin d’acheter ou de louer des locaux / un campus à l’année pour accueillir les élèves. Officiellement, c’est pour « limiter les déplacements, donc l’impact CO2 ». Cela rapporte, de limiter l’impact C02…

Examinons un instant le « conseil scientifique » (!) de cette école militante : on y trouve… des militants, des militants et des militants. Rarement des personnes qui vivent dans la réalité. Par exemple, Dominique Bourg, un professeur d’université qui préconise sérieusement, bien au chaud, « d’abandonner presque entièrement la motorisation à énergie fossile et d’avoir massivement recours à l’énergie musculaire (animale ou humaine) » pour atteindre l’objectif d’une « agroécologie décarbonée » (sans énergies fossiles)… Ou alors l’agronome Marc Dufumier qui affirme dans Le Monde que la présence de haies vives protège les betteraves des pucerons alors qu’elles leur servent de refuge… Le tout après avoir préconisé la rotation des cultures (les agris ne l’ont pas attendu pour cela !). Un peu de terrain, de temps en temps, cela fait du bien. Ou encore Maxime de Rostolan, dont le fait d’arme est d’avoir réussi à démontrer que l’agroécologie et la permaculture ne peuvent pas être rentables…Mais aussi François Gemenne, spécialiste en géopolitique de l’environnement qui, dans un entretien au site Reporterre, estimait qu’il fallait « mettre le doigt sur l’hypocrisie, et dénoncer les partenariats de Total avec Sciences Po ». Quid du partenariat entre le géant gazier Suez avec Green Management School ?

On pourrait résumer cette initiative à cette question posée par Charlie Hebdo : « Comment faire du fric avec la chlorophylle ? »

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