« Convention citoyenne pour le climat » ou « Convention écologiste pour le climat »?

Depuis sa naissance, la « Convention citoyenne pour le climat » multiplie les propositions les plus farfelues et extrêmes (réduction du temps de travail hebdomadaire à 28h, interdiction de la vente des véhicules les plus polluants, de certaines publicités, des enseignes lumineuses, des terrasses chauffées dans les bars et restaurants, limitation de l’autoroute à 110 km/h, etc.) ce qui ne laisse plus aucun doute à personne sur les préférences politiques de ses membres.

 

Vérifiez par vous-même :

-Isabelle Robichon, « syndicaliste », soutien de la liste « Clamart Citoyenne » aux élections municipales de 2014. Liste elle-même soutenue par : le Parti de Gauche, Le Front de Gauche, EELV, gauche anticapitaliste, etc.

-Pierre Ruscassie professeur de mathématiques à la retraite. Sa biographie en dit long :

Né le 10 avril 1944 à Toulouse, il a fait ses études primaires et secondaires à l’Ecole publique à Arcachon et ses études supérieures à Bordeaux. Professeur de mathématiques dans l’enseignement public de 1966 à 2005, il vit à Pau. Militant du SNES-FEN puis du SNES-FSU.

Découvre l’action politique en Mai 68, au contact notamment de Jean-Jacques Chavigné.

Militant dans l’organisation qui allait devenir la LCR à partir de l’automne 1968, il a été membre de son comité central. En opposition à la majorité de la LCR depuis 1978, il défend avec la revue « Vent d’Est », devenue depuis « Démocratie Socialisme », le programme de la démocratie sociale et la nécessité d’une union de la gauche autour d’un programme commun.

Avec les 250 militants et militantes qui se reconnaissent dans cette revue, à l’automne 1994, il entre au Parti socialiste des Pyrénées- Atlantiques dont il devient membre du bureau fédéral. Il est militant d’Attac depuis la constitution de cette association altermondialiste à Pau. Il a représenté D&S ainsi que la revue de l’historien Pierre Broué « Le marxisme aujourd’hui » au premier « congrès Marx international » de septembre 1995 et a coordonné l’édition du « cahier de D&S » consacré à Pierre Broué (1926-2005).

Animateur de nombreuses sessions de formation politique, il s’intéresse plus particulièrement aux questions de stratégie politique, aux théories de la république et de la démocratie et aux questions identitaires.

Yolande Bouin, conseillère municipale d’opposition (gauche) à Douarnenez. Yolande Bouin a donné une interview pour le site l’Anticapitaliste :

Dans le groupe « Se nourrir », à quelques-unEs nous avons très rapidement visé la PAC, et proposé un moratoire sur le CETA. On nous a signifié que ça n’avait rien à voir avec notre mission. Mais on a tenu bon ! J’ai demandé ATTAC sur les accords de libre échange, ça n’a pas été possible. Pendant deux mois j’ai tenté d’obtenir un débat contradictoire entre la FNSEA et la Confédération Paysanne, sans succès. On a eu la FNSEA en plénière, mais la Conf paysanne seulement en speed dating (par petits groupes de 6/7 personnes pendant 15 minutes).

La plupart des 150 ne voient pas les lobbies alors qu’il n’y a que ça. Il faut se renseigner sur les intervenants pour rester vigilant et poser les bonnes questions. Dès la première session, on a écouté le PDG d’ADP nous vanter le trafic aérien vert, et Jean-Marc Jancovici le nucléaire comme la meilleure énergie « décarbonée ». Le nucléaire ! Un sujet tabou appelé « énergie propre » ! Et aussi les PDG ou responsables de la grande distribution.

[…] Pourtant les 28 heures sans baisse de salaire, c’était le moment ou jamais, et c’était bien l’unique mesure qui à elle seule portait un vrai projet de société et de justice sociale !

D’autres membres de la « Convention citoyenne pour le climat » ont été soit radicalisés, soit décomplexés au contact de ces militants. Ce qui fait dire à Grégoire Fraty dans un papier publié par Reporterre.net qu‘« on arrive dans un temps où les citoyens vont venir s’affirmer », paraît-il « chacun avec sa sensibilité et son propre rapport au pouvoir » selon le média écologiste.

Il cite comme exemples « William Aucant et Mélanie Cosnier » qui « ont rejoint pour les élections régionales la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes dans la région Pays de Loire ». On reste quand même à gauche du Parti socialiste…

Même le profil de Muriel Raulier, « cette intermittente du spectacle, qui a vécu un an sous un tipi » (normal ! Tout le monde a l’idée et le loisir de vivre sous un tipi pendant un an, c’est bien connu) et qui, « si elle aime la nature et les randonnées en montagne, (…) se revendique anti-matérialiste et opposée au consumérisme » assure que « la défense de l’environnement n’a jamais été sa tasse de thé », n’est pas banal. Il donne l’impression qu’on nous prend pour des imbéciles en nous racontant son histoire d’écologiste qui découvre tardivement et après son arrivée à la convention… qu’elle est écologiste.

Vous l’avez compris, pour la diversité des sensibilités, il faudra repasser.

Voici comment nous sommes arrivés à cette étrange composition :

 

Résultat :

 

Il faut dire que les agris ont autre chose à faire que de palabrer sur l’avenir de la planète. Eux doivent travailler (pas seulement 30h par semaine) pour survivre et agissent concrètement pour l’humanité (ils la nourrissent) et la sauvegarde de la planète.

Rien de représentatif, donc. Et pas de compétences notables.

Et comme si cela ne suffisait pas, nous apprenons que la Convention citoyenne pour le climat lance une pétition qui demande à Emmanuel Macron de « réaffirmer [son] engagement formel et public à reprendre “sans filtre” les propositions (…) en les soumettant au référendum, au Parlement ou à application réglementaire directe ».

Euh… Comment dire ? Il y en a qui croient encore au Père Noël en tout cas ! Ou au caractère cancérigène du glyphosate bien utilisé, c’est tout comme…

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Commentaires
  1. Justin
  2. JG2433
    • JG2433
  3. JG2433
  4. Arod
    • Arod

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