La HVE fait de l’ombre au bio, il faut l’éliminer

HVE, comme « Haute Valeur Environnementale » est sans doute ce qui fait de mieux en agriculture pour à la fois produire bon et sain, et respecter l’environnement. En voici la définition exacte : L’agriculture à haute valeur environnementale (HVE) est une certification créée et encadrée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt qui vise à valoriser les productions issues d’exploitations agricoles qui s’engagent volontairement dans des démarches respectueuses de l’environnement. Initiée en 2011, c’est une démarche globale de préservation de l’environnement qui ne certifie pas la qualité d’un produit mais la qualité environnementale d’une ferme. La certification HVE est une démarche à l’initiative des agriculteurs et accompagnée par l’ensemble des acteurs concernés des sphères agricole et agro-alimentaire.  La démarche contient 3 niveaux, seul le niveau 3 autorise l’utilisation de la mention  »haute valeur environnementale ».

Mais voilà, la démarche HVE a deux défauts majeurs pour le lobby bio : elle ne bannit pas l’usage des produits phytosanitaires de synthèse, évidemment employés lorsque c’est ultra nécessaire. Et surtout, la « marque » HVE commence à être reconnue et à faire de l’ombre au bio. Il faut dire que la HVE garantit un respect total de l’environnement,  sans le dogmatisme anti-pesticides de synthèse version Coquelicots, Générations Futures & Co… et sans les prix astronomiques du bio sur nos étals.

Les ONG pseudo environnementales et certains média l’ont bien compris : la concurrence est là, il faut donc l’éliminer. Et pour ça, rien de mieux qu’une petite association locale girondine « alerte aux  toxiques » et un journaliste du Monde. Notre petite association locale reprend la méthode « Générations Futures »  faire analyser des produits, en l’occurrence des vins de domaines « HVE », y trouver forcément quelques résidus de pesticides, faire du buzz sur cette présence, sans évidement donner une quelconque notion de quantité. Ca marche, ça marque les esprits et le sujet est répercuté par Le Monde, lui-même en service commandé du lobby du bio. Bon élève de Stéphane Foucart, Stéphane Mandart reprend donc les éléments de langage de l’association anti-HVE et anti pesticides en y ajoutant une belle fakenews, non corrigée depuis : « A la différence du label bio, cette certification ne garantit pas le non-recours aux pesticides. ». Le bio utilise des pesticides, Stéphane Mandart le sait bien mais cela fait depuis longtemps que le dit Stéphane n’est plus journaliste, mais porte-parole d’un lobby qui n’a pas vraiment le soucis de la vérité mais plutôt de ses marges.

Dans l’affaire, le grand oublié est le consommateur final. Pour lui, aucun risque, sauf à abuser de l’alcool (cancérigène certain) contenu dans ces vins :

«  J’ai regardé les analyses de mon vin rosé et ça prouve deux choses : je n’utilise que des produits homologués et dans des bonnes conditions (avec des résidus inférieurs de 100 à 5 000 fois par rapport aux LMR du raisin de cuve) » estime Jean-Samuel Eynard, le président de la FDSEA, exploitant le château Genibon Blanchereau en Côtes de Bourg. S’attendant à être ciblé, le vigneron estime que ces analyses ne portent « aucun discrédit au label HVE. Leur cheval de bataille c’est halte aux CMR. Je suis d’accord, mais en commençant par ceux qui sont les plus exposés dans la société : le tabac, l’alcool, le super sans plomb, la viande rouge, le sel… La liste peut être longue ! »

Et le laboratoire qui a fait les analyses pour « alerte aux  toxiques » de rajouter une précision qui en dit long sur le fossé entre la réalité et la com’ des anti-pesticides :

« En interprétant les résultats par rapport aux minimis définis, le nombre de molécules détectées dans chaque vin est divisé par deux à trois. Cela illustre parfaitement qu’une grande partie des détections pointées du doigt par Alerte aux Toxiques sont particulièrement faibles et ne sont pas significatives. Il n’est en effet pas possible d’affirmer qu’elles résultent d’une application de la part du domaine au moment de la production, d’une contamination de voisinage ou d’une rémanence dans l’environnement. »

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Commentaires
  1. Patrick Pénicaud
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