L’empreinte écologique n’est pas une théorie scientifique

« L’empreinte écologique a autant de mérite scientifique que l’astrologie, la phrénologie et les théories de la Terre plate, et il est temps de la traiter comme une théorie pseudo-scientifique et mensongère. » C’est la conclusion de Michel Gay sur le site libéral Contrepoints.

Le constat communément admis et partagé par tous les médias, tout d’abord :

Depuis ce 22 août 2020 et jusqu’à la fin de l’année, l’humanité consommera plus de ressources que notre planète ne peut en produire de manière durable, selon le Global Footprint Network (GFN), qui détermine de telles dates depuis 1986.

L’humanité utilise la nature 1,75 fois plus vite que les écosystèmes de notre planète ne peuvent se régénérer. Cela revient à utiliser 1,75 Terre.

Le « jour du dépassement » (Earth Overshoot Day) est fondé sur la notion « d’empreinte écologique » utilisée par le Fonds mondial pour la nature, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le développement humain, et l’Union internationale pour la conservation de la nature.

La question que ne pose aucun média est la suivante : l’empreinte écologique est-elle un concept scientifique ?

Dans un article de la revue scientifique à comité de lecture, PLOS Biology, intitulé « La taille de la chaussure est-elle adaptée ? L’empreinte est-elle imaginaire ou réelle ? », Michael Shellenberger a révélé en 2013 que cinq des six mesures qui composent l’empreinte écologique, y compris l’alimentation et l’activité forestière, étaient en équilibre ou excédentaires. Les seules émissions déséquilibrées étaient les émissions de carbone de l’humanité.

Le GFN part du principe que le seul moyen de résoudre le changement climatique est d’accroître la surface des forêts pour absorber toutes les émissions industrielles de carbone. « En d’autres termes, l’empreinte écologique convertit les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en surface d’utilisation des sols, ignorant ainsi tous les autres moyens d’absorber ou de ne pas émettre de CO2 », explique Michel Gay… Par exemple le nucléaire civil. Autre problème, « l’empreinte écologique définie par le GFN choisit arbitrairement un nombre unique pour représenter le taux d’absorption de carbone dans le temps pour toutes les forêts du monde ».

Malheureusement, nous vivons dans un monde où l’idéologie est partout, sans parler de certains intérêts économiques, ce qui explique pourquoi la Commission européenne et d’autres organismes gouvernementaux ont reconnu le « Jour du dépassement de la Terre ». En effet, l’empreinte écologique et le jour du dépassement de la Terre ont été créés au moment même où les pays d’Europe occidentale et les Nations Unies adoptaient une approche néo-malthusienne des problèmes environnementaux.

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Commentaires
  1. Zygomar
  2. Zygomar
  3. Dan

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