SDHI : alerte sanitaire non légitime

Nos lecteurs ne l’ignorent pas, les fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sont le nouveau chiffon rouge agité par des marchands professionnels de peur comme Générations Futures. Un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) publié le 25 juin 2020 juge que les craintes soulevées par un « collectif scientifique » au printemps 2018 (mais jamais démontrées) ne sont « pas (suffisantes) pour légitimer une alerte sanitaire à la hauteur des craintes exprimées par voie de presse ». Vous nous direz, les qualifications de certains soutiens de ces chercheurs laissaient songeurs :

 

En page 56 du rapport, Jean-Luc Fugit, député et scientifique revient sur l’intervention du Pr Rustin, pourfendeur des SDHI, auditionné par l’OPECST :

Nous avons eu des démonstrations qui m’ont paru peu convaincantes, à l’image des feuilles des végétaux : elles ne sont pas imperméables comme l’a dit l’équipe de chercheurs, car les végétaux respirent par les stomates des feuilles, par lesquels l’eau est évacuée et qui permettent la fixation du CO2. J’ai eu le sentiment de ne pas me trouver en face de scientifiques, mais de militants – le ton m’a d’ailleurs autant gêné que le fond. En bref, cela manque de rigueur scientifique.

Bref, tout cela pour dire que le retrait des SDHI au nom du principe de précaution demandé par le « collectif scientifique » n’est pas justifié. En 2019, déjà, l’Anses avait conclu que « les travaux de ces chercheurs ne remettaient pas en cause l’évaluation du risque inhérent aux molécules SDHI ».

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Commentaires
  1. Alain Valeyrac
    • Seppi
  2. Marc
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        • Seppi
        • max
        • Alain Valeyrac
    • yann
      • loup garou
    • Zygomar
  3. stronger and stronger
    • Seppi
  4. MP
    • max

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