Enfin ! Les écolos connaissent à leur tour le « name and shame » [addendum]

 

[Addendum du 15 septembre 2020] : un membre du groupe d’opposition « Gétigné Collectif » nous fait passer le message suivant :

Je suis persuadé de votre bonne foi et de votre volonté de garder l’information la plus précise possible, c’est pourquoi je vous partage l’article de Ouest-France du jour qui relate les excuses publiques présentées lors du dernier conseil municipal par le maire lui-même après avoir étudié l’affaire : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/getigne-44190/vignoble-de-nantes-a-getigne-l-opposition-municipale-lavee-des-accusations-d-agribashing-6972976?5f5fd6e404368

—extrait :
À la fin du conseil municipal du 25 juin, Angélina Bulot, élue de la majorité municipale à Gétigné, dans le vignoble nantais, rapportait une plainte d’agriculteurs de la commune. Les professionnels déploraient avoir subi des propos injurieux – de l’agribashing –, portant sur leur activité.

Ces propos, avançait l’élue, venaient de personnes du groupe Gétigné collectif, groupe dont sont issus les six élus d’opposition.

Jeudi, au début du dernier conseil municipal, François Guillot, le maire, a souhaité revenir sur l’affaire avec un « Mea culpa ! », en affirmant que l’opposition n’y était pour rien et reconnaissant sa faute. L’édile a toutefois confirmé qu’« il y a bien eu des propos déplacés d’une personne envers les agriculteurs » .

 

En toute fin de séance de conseil municipal jeudi 25 juin denier à Gétigné (Loire-Atlantique), une élue de la majorité a relayé la détresse d’un monde agricole de plus en plus victime « d’agri-bashing ».

Elle a dénoncé « des actes, allant de la violence verbale au vandalisme, visant à critiquer le mode de production agricole conventionnel ». Pour les agriculteurs, « il est important que les élus sachent ce qu’il s’est passé. Et que ces faits sont en augmentation dans notre région. Cela n’a pas lieu qu’ailleurs ni qu’à la télé » a-t-elle continué. L’élue a donné un exemple :

« Un riverain s’en est pris verbalement, de façon brutale, à un exploitant sur son tracteur qui était en train de traiter. Puis, pendant le confinement, des photos ont été prises et relayées sur les réseaux sociaux montrant des agriculteurs prenant un verre et cassant la croûte après un travail d’ensilage commencé à 4 heures du matin : les commentaires étaient insultants et injurieux ».

Puis, elle n’a pas hésité à nommer le coupable : un membre d’un groupe (minoritaire) au conseil municipal, « Gétigné Collectif ».

De quoi déstabiliser le chef de l’opposition Marion Bernard :

« On ne pourra pas en rester là. On n’accuse pas comme ça un groupe de citoyens élus au conseil municipal. On n’a qu’une version des faits. Et si c’est avéré, on le dénoncera. Mais il ne faut pas faire l’amalgame entre le comportement d’une personne et notre collectif en cours de constitution. »

Et le maire, François Guillot, d’asséner :

« Même si l’enceinte n’est pas un lieu de règlement de compte, il faut savoir assumer ses actes. »

Le lecteur qui nous envoie l’information se réjouit de cette passe d’armes :

« Je trouve que leur réaction est bonne car ils vont directement vers le(s) fauteur(s), c’est trop facile de se cacher derrière une association ou collectif « citoyen ».

C’est une forme de « name and shame », ça devrait en calmer quelques uns. »

Il nous explique que « chez (lui), à Vallet (Loire-Atlantique), le maire a fustigé le comportement de certains « citoyens » qui ont profité du déconfinement pour se promener dans les vignes… pour insulter les viticulteurs qui traitaient (même les producteurs bio, parce que, c’est bien connu, les bio ne traitent jamais ). » Rappelons en effet que « bio » ne signifie pas « sans pesticide » même si c’est ce que les défenseurs du bio veulent faire croire aux Français, avec un certain succès.

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Commentaires
  1. Leny
    • adminalerte

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