Grand retour à la terre ? Seulement 15 000 contrats signés, 285 000 changements d’avis devant la difficulté du travail…

Gil Rivière-Wekstein s’attaque au grand mythe écolo du retour à la terre, véhiculé par des idéologues urbains déconnectés de la terre et du réel. Travailler la terre, c’est épuisant, c’est avoir chaud, froid, être courbé de longues heures. Résultat, malgré 300 000 volontaires pour épauler nos agris pendant le confinement (opération « Des bras pour ton assiette »), seulement 15 000 contrats ont finalement été signés pour tenter (sans grand succès) de remplacer les saisonniers d’Afrique du Nord dans l’incapacité de venir travailler en France :

Dans Le Figaro, un fraisiculteur varois résume la situation de manière lapidaire : « Ils ont été 20 à candidater, 10 à venir et 3 à finir la semaine. »

Le Parisien Week-End du 7 mai abonde dans le même sens : « Séduits par l’idée de respirer le grand air, certains employés sont vite écrasés par la cadence de production, les horaires, l’infernale répétition. »

Ce sont ensuite ces petites natures qui demandent aux agris de renoncer à ce qui leur permet d’avoir moins chaud, moins froid, moins mal au dos et d’être moins fatigué (par exemple, le glyphosate).

De quoi souligner l’utopisme ou la déconnexion du réel de mouvements comme « Nous voulons des coquelicots » et de ses animateurs, dont par exemple Fabrice Nicolino, qui écrivait il n’y a pas si longtemps :

non seulement nous n’attaquons pas les paysans, mais nous souhaitons qu’à l’avenir, ce pays en compte à nouveau des millions. Mais libérés d’un système industriel qui a fait passer leur nombre de 7,4 millions en 1946 -la France ne comptait alors que 40 millions d’habitants- à probablement un peu plus de 400 000 aujourd’hui.

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Commentaires
  1. douar
    • Armand PAQUEREAU
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