Lanceurs d’alerte ou tanceurs alertes ?

Le 28 février, Yvon Herry, le directeur de la rédaction de La France Agricole, revient sur les pétitions dénonçant la création fin 2019 de la cellule Demeter par la gendarmerie nationale. Celle-ci « vise à mieux protéger les agriculteurs contre les actes délictueux tels que les vols ou les dégradations qui sont en progression ». Mais pour les environnementalistes, il ne s’agit rien que moins d’une « cellule militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie ».

Si on ne peut plus détruire tranquille…

De quoi horripiler Yvon Herry : « Evidemment, les éleveurs qui voient leurs dindes étouffées à la suite de la visite d’activistes ou chez qui s’introduisent des militants pour filmer à leur insu, ne peuvent être que dans le camp de l’agro-industrie. Et on ne parle pas de ceux qui se font agresser ou casser la figure parce qu’ils traitent dans leur champ (parfois en bio), ou se font incendier leur élevage par des individus à qui l’agribashing croissant a donné quelques idées. Mais ‘chut’, ce vilain mot d’agribashing aurait lui aussi été créé pour défendre l’agriculture dite ‘industrielle' ».

Des lanceurs d’alerte financés par les multinationales

Et Yvon Herry d’ironiser sur les « lanceurs d’alerte » de l’association anti-élevage L214 qui « reçoit des subsides des patrons de la Silicon Valley voulant gagner beaucoup d’argent avec la viande artificielle » : « cela ne correspond pourtant pas vraiment au critère ‘désintéressé’ de la définition du lanceur d’alerte ». Car « il ne suffit pas de s’autoproclamer lanceur d’alerte pour l’être vraiment, même si on est un tanceur alerte voulant rééduquer les paysans. » Et le directeur de la rédaction de La France Agricole de rappeler que « parmi les signataires des pétitions, on trouve aussi Générations Futures, lobby antipesticides de synthèse, financé, entre autres, par des entreprises commerciales du secteur bio, et qui, en toute objectivité, estime que l’interdiction du cuivre ne se justifie pas malgré sa toxicité… »

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres

Et Yvon Herry de rappeler que « si tout le monde est libre de s’exprimer » et doit le rester, on ne peut pas laisser faire n’importe quoi dans les fermes françaises au mépris du respect de la propriété privée ou des règles sanitaires ».

email
Commentaires
  1. Marc
    • Visor
    • Daniel
      • douar
        • Daniel
          • Zygomar
          • Visor
            • Daniel
    • yann
  2. Zygomar
    • yann