Les végans ? Des apprentis sorciers qui jouent avec le feu

Dans un passionnant papier diffusé par La France Agricole, le professeur Philippe Legrand juge sévèrement, à l’aune des connaissances du XXIe siècle, les régimes alimentaires végans. Il avertit tout d’abord : « Je n’exprime pas un choix ou un avis personnel », « la liste des nutriments indispensables résulte de plus de trois siècles d’observation scientifique des carences. Leur importance a été découverte parce qu’il y avait des morts ».

Un acquis de la civilisation

Or, « dans les régimes d’exclusion, la longueur de la liste d’éviction – viande, lait, œuf, poisson, miel… – donne une information sur l’ampleur des risques pris par le consommateur concerné. » Le directeur du laboratoire de biochimie et nutrition humaine à l’Agrocampus de Rennes est formel : « Les végans, qui excluent tout produit animal, sont au maximum des risques. Parmi les manques les plus criants, nous pouvons citer la vitamine B12, le fer, la vitamine D, le DHA (acide docosahexaénoïque), qui agit sur la qualité du vieillissement, le calcium, le zinc, l’iode. » Car « la compensation avec les compléments pharmaceutiques n’est pas forcément suffisante, ni même équilibrée. Les acides gras indispensables oméga-3, présents dans le poisson, leur manquent. Notre apport en iode est jusqu’à 88% d’origine animale. » Dur, dur pour les végans !

Les complémentations données aux végans ne tiennent pas compte des découvertes les plus récentes

Mais le pire est à venir : « Sans compter qu’on ne compense que ce que la science connaît à ce jour. Tous les jours dans nos laboratoires, nous découvrons des réglages fins et complexes pour des molécules qui ne se trouvent pas dans les complémentations : le rôle du DHA sur le bon fonctionnement cérébral chez le sujet vieillissant a été découvert récemment. Les acides gras du lait augmentent la conversion des oméga-3. Nous l’ignorions il y a cinq ans. L’omnivore qui n’exclut pas les produits laitiers, booste donc son cerveau avec le DHA. » La morale de l’histoire : « Afin de ne pas manquer de ce que l’on ne connaît pas, mangeons logiquement de tout, pour ne manquer de rien. Bref, le moindre risque est d’être omnivore. »

Principe de précaution oblige, élargir son alimentation plutôt qu’exclure certaines sources

A l’inverse de l’exclusion, le Pr Philippe Legrand propose d’élargir les sources de nos menus vers les algues et les insectes à l’avenir. Les végans, prévient-il, bafouent le principe de précaution proposé supra et « jouent avec le feu pour leur vieillissement » : « Ces apprentis sorciers réinventent les déficits et les carences, avec un risque majeur chez les enfants, jeunes et les vieillards. »

Les méfaits du véganisme pour la santé

Car « les études s’accumulent : 21% d’AVC en plus constatés dans les régimes végans. Sans vitamine B12, il n’y a pas de réplication de l’ADN. Ce déficit favorise aussi les soucis cérébraux et mentaux (anxiété et dépression). D’autres maladies, comme le cancer du côlon, apparaissent plus fréquemment, probablement à cause de la consommation excessive de fibres. »

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