Pisseurs volontaires ? Désinformateurs volontaires !

France Bleu revient sur une nouvelle affaire de pisseurs volontaires (militants écologistes puis agriculteurs) dans les Landes. L’occasion pour ce média de faire correctement les choses en interrogeant le professeur Jean-François Narbonne, ainsi présenté :

« Il est toxicologue de l’université de Bordeaux à la retraite mais travaille toujours pour l’université de Beyrouth. Il est le référent pesticides pour l’association Toxicologie-Chimie et, dans ce cadre, a été dernièrement expert judiciaire dans l’affaire Paul François. Cet agriculteur qui a fait condamner en appel, en France, Monsanto pour un autre herbicide que le glyphosate. Monsanto a décidé de se pourvoir en cassation. Il affirme ne plus être en lien de recherche avec l’industrie de la chimie depuis les années 70. »

Bref, quelqu’un d’autrement plus sérieux que Jean-Patrick, activiste bénévole chez Greenpeace, dont le principal problème est d’avoir du temps à tuer, temps qu’il passe sur YouTube à ingérer chaque jour de la propagande végane et anti-phyto. Or

« Pour le toxicologue, quels que soient les résultats des analyses d’urine, ceux des écologistes ou ceux des agriculteurs, il ne sont pas significatifs si l’on veut parler de toxicité : « C’est du bruit de fond« . Pour étalonner leurs résultats, les écologistes ont décidé de les comparer au seuil qui est acceptable dans l’eau potable (1 microgramme par litre). Une référence qui n’a pas lieu d’être pour le toxicologue qui explique que les autorités ont pris ce seuil car c’est le seuil de détectabilité. Autrement dit, les autorités considèrent qu’il ne doit pas y avoir de glyphosate dans l’eau potable, donc, le seuil de référence, c’est celui qui permet de le détecter. »

Rappelons que le seul seuil sanitaire qui existe pour le glyphosate, c’est l’ANSES qui le rappelle, est de 900 microgrammes par litre pour l’eau potable :

Donc les tests des Landais, écologistes ou agriculteurs, seraient, au moins, 1 000 fois en dessous.

Les restes de pesticides dans le corps (Attention, le laboratoire allemand fondé par une militante écologiste ouvertement anti-glyphosate BioCheck est systématiquement à l’origine des résultats spectaculaires qui permettent à des associations ou médias militants d’angoisser des populations !) ?

« Ce n’est pas un scoop, cela fait 25 ans qu’on le sait, se désole le professeur Narbonne pour qui tout le battage qui est fait autour du glyphosate, est du délire médiatique. C’est un symbole, il y a des substances bien plus problématiques comme les organophosphorés« .

Le scientifique rappelle qu’aucune étude n’a établi le lien entre le glyphosate détecté à faible taux dans les urines et des cancers et que dans les affaires judiciaires où Monsanto a été condamné, c’est le solvant du Roundup, et non le glyphosate, qui a été mis en cause. Selon lui, si on voulait faire des tests utiles, il aurait fallu tester les solvants et non le glyphosate.

Lire aussi :
> l’absence de risque pour l’humain du glyphosate bien utilisé fait l’objet d’un consensus scientifique mondial

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  1. Seppi