ZNT : le gouvernement ne traite que la demande sociétale

Dans son éditorial du 20 septembre, Philippe Pavard s’élève contre « le très controversé projet d’arrêté instaurant des zones non traitées (ZNT) à proximité des habitations ».

Démagogie. « Que de surenchère et de démagogie aura-t-on entendues chez les politiciens et les associations ! 100 m par-ci, 150 m par là, pourquoi se gêner dès lors qu’il s’agit de l’outil de travail d’autrui et que l’on n’est pas comptable de ses inconséquences ? »

Émotion. Cette décision « devrait d’abord être guidé par la science au lieu d’être préempté par l’émotion », explique le rédacteur en chef de La France Agricole. Le gouvernement n’en prend pas la direction avec une « consultation publique » tandis qu’EELV « a préparé des ‘argumentaires en kit’ prêts à être postés sur le site de consultation gouvernemental ».

Questions. « Quel avenir pour ces nouveaux no man’s land qui vont miter encore un peu plus le territoire ? Quelle compensation pour la perte économique engendrée et la valeur des terres concernées ? Quid de leur entretien, de leur imposition ? Quelle éligibilité à la Pac, etc. »

Promoteurs. « Déjà, en toute bonne logique, des voix s’élèvent pour dire à l’attention des promoteurs de lotissements et autres aménageurs que le no man’s land, ce sera à eux de le prévoir sur leurs terrains, eux qui viennent se planter au contact direct des champs… »

La demande sociétale… et c’est tout ! « Visiblement, le gouvernement a choisi de ne traiter que la demande sociétale, en oubliant tout le reste du sujet », note le rédacteur en chef de La France Agricole. « C’est particulièrement flagrant lorsqu’on se réfère à la date de mise en oeuvre prévue : le 1er janvier 2020, autrement dit demain. Tant pis pour les colzas en place et les interventions qui ne pourront plus être faites sur les parties concernées. Tant pis pour l’incertitude que cela crée chez les agriculteurs vis-à-vis des assolements déjà constitués, des intrans déjà achetés, des semis qui vont démarrer. Un vrai travail d’amateur… »

Concurrence déloyale. « Une fois de plus, et contrairement aux promesses, les pouvoirs publics placent l’agriculture française en situation de distorsion de concurrence défavorable » déplore Philippe Pavard, qui conclut par cette question : « Quand est-ce que cela va s’arrêter ? »

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