Fin du traitement des semences : les corvidés (passereaux) se gavent

et nos agris trinquent !

Dans La France Agricole du 21 juin, Régis Bonnin, agriculteur vendéen, raconte ses mésaventures. Vous allez voir que c’est d’un autre ordre que votre bouchon de ce matin pour aller au travail :

« Agriculteur en Vendée, j’ai dû resemer 7 hectares de sorghos détruits à 95%, qui sont encore dévorés à 50% malgré un bazooka et des effaroucheurs. Il en est de même pour 3 hectares de maïs que nous avons resemés et qui sont dévastés à 80%. Un voisin a dû resemer 20 hectares de maïs qui sont encore détruits… »

Il en dit un peu plus sur les raisons de ces destructions :

« Nous n’avions jamais eu de problème les années précédentes. Cette année, les semences ne sont pas toutes traitées contre les corvidés, et pour celles qui le sont, la dose de produit est moins forte. »

Il précise au passage qu’

« il n’y a pas d’assurance pour cela, car l’assurance récolte ne prend pas en charge ce sinistre, et la Fédération de chasse n’indemnise que les dégâts de gros gibiers. L’agriculture est une fois de plus le seul pénalisé. »

Régis Bonnin garde toutefois son sens de l’humour et propose une mesure impliquant les responsables de son malheur :

« Il va falloir obliger les écolos à prendre des permanences dans tous les champs ensemencés, du lever au coucher du soleil, sept jours sur sept, pour servir d’effaroucheurs. »

Et surtout « réagir et demander que ces sinistres puisse être indemnisés par l’Etat » donc par nous, contribuables. N’oublions jamais que l’écologisme a un prix.

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