Climat : Greenpeace préconise la radicalisation

Après les marches pour le climat et l’action en justice contre l’Etat (c’est-à-dire contre nous tous), quatorze ONG dont Greenpeace appellent à une « grande action de désobéissance civile non violente » le 19 avril prochain, dans une tribune intitulée « Ensemble, bloquons la République des pollueurs », publiée sur France Info, jeudi 11 avril. Il est fait grief à notre pays, qui donne des leçons à la terre entière dans ce domaine, de ne pas respecter ses engagements climatiques. « Les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse depuis 2016 » s’agace Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace, qui dénonce « un gouvernement des lobbies ».

Nous partageons en partie ce constat : oui, plus nous parlons d’écologie et plus nous polluons. Selon nous, l’écologie représente même souvent un prétexte pour polluer et nuire davantage à l’environnement en toute impunité. Exemple avec les éoliennes : déjà plus de 8 000 gigantesques blocs de béton coulés dans nos champs, une hécatombe chez les oiseaux, le bétail impacté, les paysages abîmés, etc. Tout cela au nom de la transition énergétique !

Autre point d’accord : oui, ce gouvernement est celui des lobbies. Ceux-ci sont si puissants en son sein qu’il souhaite interdire le glyphosate (sans la moindre preuve de son caractère cancérogène) et sans solution alternative comme il l’a fait avant avec le diméthoate. Je parle bien sûr des lobbies environnementalistes…

Plus personne ne leur résiste. La preuve, c’est un média public (donc appartenant à l’Etat qu’ils vouent pourtant aux gémonies) qui relaye leur appel ! C’est en fait à la réalité de l’activité économique qu’ils sont confrontés aujourd’hui. Voilà où réside le blocage. C’est pour lutter contre cette réalité (qu’ils qualifient de « complicité systématique entre le pouvoir politique d’Emmanuel Macron d’un côté, et les multinationales de l’autre ») qu’ils préconisent de « passer à un niveau un peu plus radical, un peu plus ‘confrontatif' ». D’où « l’idée de la désobéissance civile », soit « une action qui comportera un élément de blocage. Il s’agit de bloquer la République des pollueurs, de la paralyser. » Rendez-vous le vendredi 19 avril pour savoir ce qui nous attend.

Ce qui est certain, c’est qu’à part exaspérer ceux qui seront directement touchés, cette action ne servira à rien à part frustrer davantage une partie des environnementalistes qui la mèneront. Ces individus se croient acculés face à une fin du monde qu’ils perçoivent comme inéluctable si rien n’est fait. Ils sont quasiment en mode ‘légitime défense’ / ‘survie’ face aux pollueurs (dans leur tête, pas seulement les multinationales mais aussi les automobilistes, les agriculteurs, etc.). Le 19 avril, la désobéissance civile sera non-violente, nous promet-on. Mais après ? Quel est le stade suivant vu que les actions sont censées aller crescendo ? Que feront ensuite les participants à cette action lorsqu’ils comprendront qu’elle n’a servi à rien ? Pas sûr que les ONG comme Greenpeace s’en rendent compte mais elles amènent des personnes fragiles vers une impasse qui finira par déboucher sur de véritables violences contre les biens et les personnes.

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