Analyses de détection du glyphosate : qui faut-il croire?

Vous vous en êtes sans doutes aperçus à travers quelques articles dans la presse régionale : la mode est aux tests permettant de détecter des traces de glyphosate dans ses urines. L’initiative est venue d’Ariège et s’étend progressivement dans les milieux des faucheurs. Les résultats sont évidemment alarmants : tous positifs ! et pas qu’un peu !  D’autant plus inquiétant que nos faucheurs testés mangent bio, ne fument pas (ou presque), et sont souvent végétariens (comme ce militant chez qui on a détecté 33 fois la dose autorisé dans l’eau potable…)

Quittons maintenant l’Ariège pour la proche banlieue parisienne, plus précisément chez la famille Navarro. La famille Navarro  a été choisie par l’association anti-pesticides Générations Futures et la revue We Demain pour faire un test sur la présence de glyphosate (et de son métabolite , l’acide aminométhylphosphonique) dans les urines en fonction de l’alimentation. Passons rapidement sur les détails du protocole. En bref, la première semaine, des prélèvements sont faits alors que la famille mange normalement. La deuxième semaine, de nouveaux test sont effectués mais cette fois-ci avec une alimentation complétement bio. Résultat « spectaculaire » : selon la revue We Demain, « après le passage au bio, il n’y avait plus de traces détectables de ces deux produits potentiellement dangereux pour la santé ».

Considérant que les faucheurs volontaires de l’Ariège ont un régime proche de celui de la famille de banlieue parisienne lors de la deuxième semaine de test, nous avons du mal à comprendre cette flagrante contradiction entre les résultats des uns et des autres. Générations Futures pourrait-elle nous éclairer ?

 

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Commentaires
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