Sans cuivre, plus de vin bio !

« Y aura-t-il encore du vin bio en 2019 ? » s’inquiète La Nouvelle République. En effet, le cuivre, dont (ab)use la viticulture bio, pourrait être interdit par l’Europe le 31 janvier 2019. De quoi faire bondir Michel Gendrier, le président de la commission bio des Vignerons indépendants : « la bouillie bordelaise est utilisée depuis plus d’un siècle » argue-t-il. L’ère des phytos, ces pesticides de synthèse, a commencé dans les années 30 du siècle dernier, soit près d’un siècle également, et cela n’empêche pas certaines remises en cause (souvent injustifiées et dues à une confusion entretenue par certains lobbies entre « risques » et « dangers »), pourquoi les pesticides bios feraient-ils exception ?

Vigneron à Cour-Cheverny, Michel Gendrier ne décolère pas : « La Commission européenne, sur la base du rapport de l’Efsa, l’autorité européenne pour la sécurité des aliments, a proposé une baisse des doses maximales à 4 kg de cuivre par hectare et par an, contre 6 kg actuellement. C’est déjà vraiment drastique pour nous, viticulteurs bio, mais les représentants des pays nordiques ont refusé, ils veulent une interdiction totale. »

Les conséquences de cette interdiction ? « Si demain, c’est zéro cuivre dans les vignes, il n’y aura plus de vin bio, tout simplement ! Et en cas de limitation à 4 kg par hectare et par an, il faut savoir que 20 % des vignerons bio actuels seront contraints d’abandonner, notamment dans les régions les plus sensibles au mildiou. Et le Loir-et-Cher en fait partie ! » se lamente Michel Gendrier.

Le mérite du débat sur l’interdiction du cuivre, c’est de révéler au grand public que la vigne bio utilise en grande quantité ce pesticide et très probable perturbateur endocrinien qu’est le cuivre. Selon notre sondage, la moitié de la population l’ignore encore. Attendons-nous à une grande opération d’intox de la part des ONG pro-cuivre comme Générations Futures qui vont tenter de distinguer les pesticides naturels des pesticides de synthèse. Rappelons que pour de très nombreux environnementalistes, ce qui est naturel est forcément bon (en témoignent la ciguë, le pavot, la peste ou encore ebola !) et ce qui est synthétisé par l’homme forcément mauvais (les médicaments, les phytos, les OGM, etc.).

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