L’Anses : une agence aux pouvoirs…virtuelles

Moins d’une semaine après la demande d’évaluation de la part du gouvernement des ministres sur l’utilisation du métam-sodium, l’agence de sécurité sanitaire française rendait son verdict : retrait de l’utilisation. On peut légitimement se poser la question de la manière dont l’agence a pris sa décision par exemple à partir des analyses des incidents survenus en Maine et Loire. D’autre part, l’agence n’a pas pris la peine de voir les producteurs concernés et d’évaluer les solutions alternatives, en clair de faire son travail défini par la loi.

Les producteurs ont communiqué pour dénoncer cette situation mais comme pour d’autres sujets, il est évident que l’ANSES est aux ordres du gouvernement. Pourtant la loi votée en juillet 2015 (ministre de l’agriculture : Stéphane le Foll) a transféré à l’Anses la prise de décision sur les autorisations d’utilisation des phytosanitaires (AMM). En bref,  c’est comme pour le glyphosate. L’indépendance de l’ANSES est devenue depuis l’élection de Macron une réalité virtuelle. Bientôt on se mettre à regretter Stéphane le Foll ? Car lui au moins lors de l’interdiction de l’usage du Diméthoate sur la cerise avait accompagné sa décision (qui était légale car il s’agissait d’une dérogation) d’une clause de sauvegarde vis-à-vis des importations. Pour la mâche, rien de tout cela ! Hé oui c’est le nouveau monde de Macron.

 

 

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