Toujours plus riche, le lobby bio recrute

Le groupe Léa Nature vient de recruter son millième salarié et veut que cela se sache. Si l’entreprise, qui a réalisé 366 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 (contre 231 millions en 2016…), a mis 25 ans pour en arriver là, elle prévoit qu’il ne lui faudra que deux ans pour augmenter à nouveau sa masse salariale de… 50% ! En effet, le fabricant de produits bio construit une nouvelle usine de cosmétiques (100 millions d’investissements !) et annonce qu’il va recruter 500 personnes d’ici 2020 :

Disons-le tout de go, ces performances sont impossibles à réaliser dans un secteur aussi mature que l’agro-alimentaire, à moins de disposer d’une « aide », celle d’associations (à qui le groupe verse un total d’un million d’euros par an) chargées de jeter l’opprobre sur le conventionnel et d’ouvrir un quasi-océan bleu, celui des produits bio. Un peu comme si Apple était aidé par des ONG faisant office de marchands de peur auprès des populations pour discréditer Samsung ou Huawei… Ce ne serait pas loyal, en dirait long sur les ONG concernées, et d’autant plus déplacé que l’impact environnemental des produits des uns et des autres ne serait en fait pas différent.

En effet, les produits bio sont, en toute légalité, traités au spinosad, à l’azadirachtine (huile de neem, un perturbateur endocrinien bien connu), aux pyréthrines, à la Deltaméthrine, au Bacillus thuringiensis, le virus de la granulose du carpocapse, au soufre et bien sûr à l’incontournable cuivre. Aujourd’hui, l’exposition chronique (au cuivre ou encore à la roténone – un pesticide désormais interdit) est considérée comme une cause probable de l’apparition de maladies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Dire que les consommateurs de produits bio, a priori anti-pesticides et anti-perturbateurs endocriniens, pensent qu’ils n’en consomment pas en ingérant du bio

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