Contre les frelons et les punaises de lit, laissez faire les pros, pas le bio

Même le quotidien bobo Libération, sous la plume d’Emmanuèle Peyret, le reconnaît, face aux vraies menaces que constituent certains insectes, « l’artillerie la plus lourde possible » bio ne suffit pas, il faut laisser faire les pros et leurs insecticides :

(…) soyons objectifs, certains combats sont perdus d’avance : on ne fait pas partir un nid de frelons en leur parlant gentiment d’une voix bio, avec un anti-insecte à base de pyréthrine végétale (ça marche pas mal pour des bestioles moins violentes). On laisse ça au monsieur qui les gaze, parce qu’une piqûre de frelon, l’auteure de ces lignes en sait quelque chose, ça te fout par terre pour trois jours – voire, ça tue.

(…) La punaise est le diable, en fait, et on ne peut pas s’en défaire sans l’aide d’un pro : double ration d’insecticides, la première directement sur les sources d’infestation, la seconde par fumigation dans chaque pièce. Je dois bien avouer en pleurant que ça ne marche pas toujours. Le diable, c’est, je te dis.

Pourtant, la punaise de lit ne tue pas, elle. Le bobo n’aime juste pas qu’on lui complique la vie, alors il s’autorise une exception à son intransigeance bio. L’agriculteur, à qui de nombreux insectes compliquent la vie au quotidien (quand ils ne lui détruisent pas ses récoltes donc ses revenus), est par contre, lui, prié de se passer des phytos. Comprenne qui pourra.

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Commentaires
  1. Alzine
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