Quand le gouvernement suicide tranquilou nos exploitations agricoles

Le fake ministre semble être devenu un ghost ministre. Nos agris sont plus menacés que jamais et… silence radio. Le ministre ne répond plus. Allô Travert, ici la Terre !!!

Dans un communiqué, la FDSEA 34 et les Jeunes Agriculteurs de l’Hérault regrettent « la suppression pure et simple du dispositif d’allégement des charges des employeurs de saisonniers (TODE) » ce qui provoquera immanquablement « une hausse brutale du coût du travail (mettant) en péril l’existence de très nombreuses exploitations agricoles : viticulture, fruits, légumes, horticulture, semences… » En effet, « alors que le coût du travail saisonnier est déjà 27 % plus cher qu’en Allemagne et 37 % plus cher qu’en Italie, on rajoute une charge supplémentaire », à l’échelle nationale, « plus de 144 millions d’euros ». « Qui va les payer ? » s’interrogent les deux syndicats. « Les employeurs ? Les consommateurs ? »

La FDSEA 34 et les Jeunes Agriculteurs de l’Hérault annoncent que « de très nombreuses exploitations employeurs ne se relèveront pas face à cette hausse de charges. L’impact sera rapide et clair : licenciements, pertes d’emplois, pertes du dynamisme économique et social dans les territoires ruraux, faillites des exploitations, augmentation du chômage… MAIS AUSSI recours aux travailleurs détachés. »

Dommage quand on sait que « le secteur agricole est pourvoyeur d’emplois qualifiés et non qualifiés », de quoi offrir des débouchés à quelques uns des 122 000 jeunes sortant chaque année sans diplôme du système éducatif… On avait cru comprendre que le gouvernement Macron avait AUSSI un problème de chômage !

On notera aussi la contradiction entre un gouvernement qui met des bâtons dans les roues des agris conventionnels, donc que l’on suppose favorable aux bios, mais qui semble ignorer que « plus d’agriculture biologique ou d’agroécologie implique plus de travaux manuels dans les champs donc plus de travailleurs nécessaires ».

On le voit, il n’y a pas qu’un problème de lobbies environnementalistes au plus haut niveau de l’État, il y a aussi un énorme soucis de compétence (savent-ils que 60% du coût de production d’un fruit vient du coût de la main d’oeuvre ?), ce qui nous fait, depuis plusieurs mois chez Alerte-environnement, parler de « fake ministre » à propos d’un Stéphane Travert aux abonnés absents. On va bientôt pouvoir parler d’un « ghost ministre ».

Nous n’irons pas jusqu’à parler de traîtrise, mais si, « en même temps », l’on voulait saborder nos exploitations au profit des concurrentes des pays voisins, l’on ne s’y prendrait pas autrement !

En effet, alors que la FNSEA, les JA et tout un réseau d’associations spécialisées « alertent depuis des mois sur les conséquences dramatiques de ce choix, le gouvernement maintient une position suicidaire pour les secteurs concernés ». C’est toute une filière qui risque la faillite, dans l’indifférence du ministre censé la défendre, et du Président dont le point fort devait être l’économie, mais qui, chaque jour, confirme qu’il est arrogant, n’écoute pas les Français, s’enferme dans son pouvoir, en haut de sa tour d’ivoire, plus déconnecté que jamais des réalités du terrain.

La jacquerie n’est pas loin et déjà, des manifestations sont annoncées devant les préfectures. Trop, c’est trop, semblent vouloir signifier les agriculteurs, et ce n’est pas trop tôt !

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  1. yann

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