Les Khmers verts vs Triskalia

Mardi 4 septembre, environ 200 salariés et agriculteurs de Triskalia se sont rassemblés devant le siège de Landerneau pour exprimer leur « ras-le-bol face aux attaques à répétition » et « l’entreprise de déstabilisation » dont leur entreprise, le groupe coopératif Triskalia (les marques Paysan Breton, Régilait, Mamie Nova, Ronsard, Prince de Bretagne, Keltivia, les enseignes Magasin Vert, Point Vert Le Jardin, Point Vert, etc. pour un chiffre d’affaires annuel qui tutoies les deux milliards) est la cible. Treize autres sites ont participé au mouvement qui a mobilisé 700 personnes, selon les organisateurs.

En effet, en août, Triskalia a subi deux agressions de grande ampleur. Des faucheurs volontaires ont tout d’abord entrepris de bloquer le site de Glomel, pourtant sensible et classé Seveso seuil haut, qui peut stocker jusqu’à 65 000 tonnes de phytos. Les extrémistes ont expliqué vouloir dénoncer « la commercialisation de produits chimiques et de soja OGM ». Deux jours plus tard était révélée une erreur de livraison d’aliment chez des éleveurs laitiers de Moustéru, dans les Côtes-d’Armor, instrumentalisé par le collectif de soutien aux victimes des pesticides.

Contrôles « citoyens » violents
Or pour Georges Galardon, le président de Triskalia cité par nos confrères du Télégramme de Brest, « aucune de ces attaques n’est à ce jour justifiée. Nous sommes la coopérative la plus engagée dans le développement durable. Nous travaillons pour une agriculture plus propre et plus sécurisante ».

Concernant l’intrusion des faucheurs volontaires à Glomel, il précise : « Nous sommes contrôlés par les différentes administrations. Mais, parallèlement, certains groupes entendent procéder à des contrôles citoyens. Pourtant, ça n’a rien de citoyen lorsque l’on casse l’outil de travail, lorsque l’on tague les murs ou que l’on insulte les gens ». Triskalia a d’ailleurs décidé de déposer plainte contre les extrémistes.

« J’en ai marre… »
« Nous évoluons avec les demandes de la société. Notre souci, c’est d’abord le respect de l’environnement et ensuite le respect des produits que nous livrons », a renchéri Dominique Ciccone, le directeur général. Regrettant « des propos infâmes » et une entreprise de « dénigrement », il a fait part de son exaspération : « Je vous parle avec mes tripes. J’en ai marre. On fera tout notre possible pour défendre l’entreprise ».

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Commentaires
  1. douar
  2. yann
    • Daniel
  3. dom
  4. Visor
    • Seppi
      • Visor

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