Quand l’agriculture française se suicide

Dans La France Agricole du 31 août, Philippe Pavard dénonce « une agriculture d’interdits » : « néonicotinoïdes, diméthoate, glyphosate, sulfoxaflor, etc. », « la litanie des moyens de production d’ores et déjà bannis, décrétés indésirables ou contestés, s’allonge régulièrement, sans que des solutions de remplacement ne soient là. Notre pays s’est également privé d’outils technologiques que d’autres emploient. » Autrement dit, « la France désarme » et se met au ban du « concert des nations agricoles », et tant pis pour « l’export qui, jusqu’à preuve du contraire, reste un débouché majeur » car « dans une économie mondialisée et ouverte comme le sont les marchés agricoles », ces interdictions et restrictions « (reviennent) clairement à jouer contre son camp ». Nos dirigeants seraient payés par des puissances étrangères, ils ne s’y prendraient pas autrement… Le rédacteur en chef adjoint de La France Agricole ne va pas jusqu’à parler de trahison, c’est nous qui osons et assumons. À ce niveau-là, cela ne peut pas être autre chose. Car « si le glyphosate est finalement interdit chez nous, croyez-vous que l’on interdira les importations de soja OGM traitées au Roundup ? » Pendant que le président Macron s’excite (tout seul) sur Twitter, « la Commission européenne vient d’autoriser début août et pour dix ans, l’importation de trois maïs OGM tolérants au glyphosate (plus un quatrième tolérant au glufosinate, molécule retirée en France !) ». Philippe Pavard de s’interroger, et nous avec, en forme de conclusion, sachant que poser la question, c’est connaître la réponse : « Avec quels moyens va-t-on pouvoir produire à l’avenir ? »

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Commentaires
  1. AlainCo
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