Périco Légasse ou la fabrique de la peur au sommet

Invité lundi dernier sur Radio Brunet (RMC) pour parler « bio dans les cantines », Gil Rivière-Wekstein a eu droit à un contradicteur de choix en la personne du « chroniqueur gastronomique » Périco Legasse, chantre du « goût juste » et du bio dans nos assiettes. Après sa sortie scandaleuse il y a quelques jours à l’assemblée nationale mettant sur le compte de la « restauration rapide » et des « sodas américains » le terrorisme islamiste, Périco Légasse a-t-il retrouvé ses esprits ? Visiblement non, durant ses quelques minutes d’intervention sur Radio Brunet (à partie de 20:18), Périco Legasse, sous une apparence bienveillante a démontré une grande virulence virant à l’obsession contre l’agriculture conventionnelle. Quelques morceaux choisis :
« le conventionnel, c’est cinq minutes de vie en moins, si c’est pas dire une heure »
-L’agriculture conventionnelle est « une catastrophe environnementale », « c’est cauchemardesque »
« Si on continue à consommer comme aujourd’hui, on va à la fin du monde ».
– En parlant des agriculteurs : « ces gens là sont à la ruine, ils empoisonnent les sols, ils empoisonnent leurs congénères […] et c’est une catastrophe écologique, on est en train de crever »

Quant à sa vision du producteur bio, c’est une grand morceau de bravoure et de paternaliste « has-been ». Tenez-vous bien, sa réussite se constate au nombre de voitures achetées ( !!!) et aux vacances des enfants!
« Le mec a une voiture , deux voitures, les enfants vont en vacances, ils vivent bien, ils sont heureux, ils font du bien, ils sont félicités par la société qui les encourage »
Périco Légasse vivrait-il encore dans les années 50 ????

Et le meilleur pour la fin !
« On n’est pas en guerre civile et j’aimerais un peu plus de sérénité et de responsabilité de le propos des mecs qui viennent sur une radio publiques pour annoncer des faits ». Périco Légasse pourrait-il déjà s’appliquer à lui-même cette maxime très sage au lieu de nous sortir inertie sur ineptie qui ne relève même plus de la fabrique de la peur mais de l’angoisse catastrophiste.

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Commentaires
  1. Visor
  2. Albert Amgar