Cicolella, le perturbateur qui ne doute de rien

Après Le cancer pour les nuls, Le cancer par le nul. André Cicolella, toxicologue et président de l’ONG militante Réseau environnement santé (RES), sort ce mercredi 16 mai un ouvrage sobrement intitulé Cancer de la prostate et reproduction masculine aux éditions Les Petits Matins. Le chercheur, expert en alerte mais pas en cancer, y écrit que « ces cancers ont été multipliés par quatre en une seule génération », la faute selon lui aux perturbateurs endocriniens (qu’il accuse aussi d’être responsables des cancers du sein). Ne lui parlez pas de génétique, de soleil, de vieillissement, de dépistage ou même de multifactorialité ! Péremptoire comme à son habitude, il n’apporte et ne démontre rien, se contentant de faire avancer la psychose, à défaut de la recherche… Selon MediaPicking, quand Cicolella parle du cancer, il ne s’appuie ni sur ses travaux (inexistants), ni sur des données de la science établies par ailleurs mais sur son incompréhension de celles-ci… Encore un bon vieux marchand qui veut sa part du gâteau (bien gras, bien juteux) de la peur. Lisez plutôt : « le cancer de la prostate peut naître dès la toute petite enfance, voire au stade fœtal, comme le prouvent un grand nombre d’études ». Et hop ! « Il est illusoire de croire que la solution réside dans la seule mise au point de vaccins ou de médicaments. C’est sur l’environnement qu’il faut agir » continue-t-il. Le chantage au cancer pour faire avancer l’agenda environnementaliste, il y en a qui n’ont décidément aucune pudeur ! Au passage, André Cicolella ne nous dit pas ce qu’il pense, ainsi que ses amis, des vaccins (mais on a notre petite idée), et oublie de préciser que les anticancéreux sont accusés de produire et disséminer des perturbateurs endocriniens dans l’environnement. Vu par le petit bout de sa lorgnette, en vue de préserver Gaïa, il faudrait sans doute se laisser achever par le cancer pour ne pas polluer davantage notre planète…

Le problème d’André Cicolella, c’est que malgré ses discours apocalyptiques, on meure de moins en moins du cancer de la prostate en France :

Et ça, ça n’a rien à voir avec « les incantations de druides et de magie » ou les fameuses « médecines » parallèle/alternatives, mais tout avec la recherche, la science et le progrès.

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Commentaires
  1. Anonyme
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