La mission d’information sur les pesticides ou comment enfoncer les portes ouvertes

La Mission d’information de l’Assemblée Nationale sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques vient de rendre public son rapport. A la suite de la polémique créée il y a quelques jours  par la démission fracassante de Delphine Batho, les media ne retiennent qu’une seule chose des conclusions de la mission : des doutes sur la possibilité d’interdire le glyphosate d’ici trois ans selon le vœu du Président de la République. En réalité, les rapporteurs ont répercuté de manière fidèle le rapport de l’Inra sur le sujet . Difficile de dire autre chose que les scientifiques mandatés par l’Etat : il est impossible à l’heure actuelle d’avoir des alternatives crédibles à tous les usages du glyphosate.

Pour le reste, une brève analyse du rapport dans son ensemble montre qu’il faut arriver pratiquement à mi-parcours pour découvrir que les parlementaires ont découvert l’utilité d’une protection phytosanitaire des cultures et que le discours simpliste « on peut s’en passer » est dangereux. Parmi les propositions faites par la mission, certaines sont pertinentes comme le renouvellement des équipements d’application. Mais d’autres relèvent de l’enfilage de perles comme par exemple le développement les solutions de bio contrôle. Personne avant eux n’y avait pensé ! Sur la séparation de la vente et le conseil, on pouvait s’attendre à plus de propositions concrètes. La mission n’a pas souhaité « se mouiller » sauf à énoncer des banalités : maintien des CEPP, sans coût supplémentaire pour les agriculteurs.

Bref, comme prévu, la Mission d’information de l’Assemblée Nationale sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ne promeut pas une révolution ni dans un sens ni dans l’autre. Elle participe du lent mais profond courant anti-pesticides dans lesquels tous nos parlementaires sont plongés. Illustration : le nombre d’amendements sur les question du bio, des pesticides, etc. , au « projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable ». A croire que nos députés n’ont que ça en tête !

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  1. Visor
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