Les vegans en pleine radicalisation

« Les militants végans vont-ils trop loin dans la défense de la cause animale ? » s’inquiète BFM TV suite à la condamnation jeudi à sept mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme d’une militante vegane qui s’était réjouie de l’assassinat du boucher du Super U de Trèbes. La chaîne insiste sur son site : « Certains militants de la cause animale sont-ils devenus des extrémistes ? » « Certains militants mettent-ils vraiment sur le même plan un terroriste et un boucher de supermarché ? »

Même Tiphaine Lagarde, cofondatrice du mouvement radical 269 Libération Animale, n’ose pas répondre par la négative : « Je ne me prononcerai pas sur le fait de savoir si ça existe. Peut-être que ça existe. » Ben voyons. Elle continue : « Il faut aussi comprendre que certains militent depuis des années sans voir de grand changement. Que la cause animale est toujours présentée comme un problème mineur, et qu’il y a peut-être aussi un certain ras-le-bol, une frustration qui peut déboucher sur des paroles malheureuses ». Ou des actes malheureux ?

BFM TV cite « un connaisseur du milieu du militantisme végan » : « il y a une scission entre des radicaux qui rêvent du grand soir et d’autres qui pensent qu’il faut être exemplaire pour diffuser leurs idées ». Sauf que les soi-disant modérés ne le sont que pour des raisons de stratégie, leur agenda est identique à celui des radicaux, ainsi que l’admet Brigitte Gothière, co-fondatrice de L214 : « Au départ, nous aussi on est parti sur le grand soir, et on s’est vite rendu compte que ça allait être un peu compliqué. La révolution ne va pas pouvoir se faire tout de suite, on a des batailles intermédiaires à gagner : interdire les cages pour les poules pondeuses, ou instaurer des menus végétariens voire végétaliens dans la restauration collective (…) Notre objectif, c’est d’emporter la société dans son entier, pas de créer le plus petit club végan du monde ». Bref, le grand soir est peut-être repoussé à après-demain mais toujours bel et bien souhaité ainsi que préparé.

A la marge, des militants extrémistes agissent toujours dans l’ombre (six opérations recensées depuis le début de l’année 2018) : « vitrines de boucheries vandalisées, libérations d’animaux, sabotage de matériel, saccage de huttes de chasseurs… » énumère la chaîne. Sans compter les opérations border-line comme l’interruption des débats (très démocratique, n’est-ce pas) ce jeudi à l’Assemblée nationale aux cris de « Élevage, esclavage (sic), abolition » par une dizaine de vegans excités comme des puces et vêtus de t-shirts ensanglantés :

email
Commentaires
  1. AlainCo
    • Anonyme
    • Anonyme
    • Zygomar
  2. Anonyme
  3. Zygomar
  4. Alzine
    • Zygomar
  5. Astre Noir
  6. Anonyme