Salon de l’agriculture 2018 : le grand réveil ?!

La grande nouveauté du salon de l’agriculture 2018 serait le réveil des filières. Enfin !

Réveil pour dire non aux affabulations des ONG. A l’image des présentations foireuses de Générations Futures sur les pesticides, Interfel, l’interprofession des fruits et légumes, a osé dire « Stop à la chasse aux sorcières ». Cela doit être souligné et encouragé. De quel droit des experts autoproclamés de l’écologie peuvent-ils se permettre de poursuivre le travail de sape de l’agriculture française ? Les grandes marques de la distribution comme Léa Nature et Biocoop qui financent Générations Futures devraient réfléchir à leur soutien, sous peine d’un retour de bâton violent de la part des consommateurs. Ceux-ci ne manqueront pas un jour d’ouvrir les yeux sur ce qu’est réellement le bio et ses fausses promesses (le bio utilise bien des pesticides non ?!).

Réveil de l’agence ANSES qui tacle cette même ONG pour ses conclusions infondées.

Réveil de la FNSEA et de ses 35 partenaires qui proposent le fameux contrat de solutions. Une démarche collective pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Les agriculteurs sur le terrain ne manqueront pas de souligner que leurs efforts et ceux des instituts techniques ne datent pas d’hier. Saluons néanmoins l’initiative qui a le grande mérite d’obliger le gouvernement à se positionner d’un point de vue technique.

Arrivée et non réveil des jeunes générations qui viennent bousculer l’ordre (ou le désordre) imposé par ces mêmes ONG. Ces jeunes s’expriment sans complexe et sans culpabiliser.

Observons enfin la révolution du digital et de ces nombreuses start-up qui proposent des solutions technologiques pour simplifier le travail des agriculteurs.

Les ONG se trouvent d’un seul coup ringardisées par ces nombreux réveils.

Finissons par une mise en garde. Sur tous les stands, Emmanuel Macron a réussi le tour de force de discuter sur le fond avec l’ensemble des filières. De l’élevage aux grandes cultures en passant par les fruits et légumes, tous les représentants professionnels saluent la connaissance des dossiers par le président de la République et sa capacité d’écoute. Certes.

Mais n’oublions pas qu’Emmanuel Macron est un séducteur. Il cherche à bousculer. Il a sans doute fait des promesses aux présidents d’interprofessions.

Mais il avait aussi fait la promesse d’évacuer l’aéroport de Notre Dame des Landes et de commencer les travaux.

Il avait fait la promesse de soutenir l’exposition universelle de 2025 à Paris pour ensuite abandonner en rase campagne le projet.

Rien n’est perdu. L’agriculture française peut relever la tête si ses représentants parlent (vraiment) HAUT et FORT et ne lâchent rien au gouvernement.

 

 

 

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  1. Alzine

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