Générations Futures va recevoir 30 000 euros de la multinationale bio Léa Nature

Alerte Environnement dénonce depuis des années la collusion qui existe entre associations militantes (chargées de discréditer le conventionnel) et les groupes industriels bio (dont certains sont en passe devenir des multinationales) qui font leur beurre sur la méfiance suscitée grâce au travail des ONG, remerciées par des financements. En voici un nouvel exemple : « au travers de la participation de Léa Nature au Club ‘1% pour la planète’, chaque achat réalisé sur la période du 2 janvier au 28 février 2018 sur les marques Jardin BiO, SO’BIO étic, Floressance, Biovie, ainsi que HAPPY DÉTOX by Karéléa, participera au financement des actions de ‘Générations Futures’, association experte sur les substances chimiques de synthèse et la thématique santé-environnement » annonce Léa Nature dans un communiqué. Objectif ? Récolter 30 000 euros comme en 2017 afin de financer la prochaine « Semaine pour les alternatives aux pesticides » prévue en mars 2018.

Le très lucratif business du bio. En 2016, le groupe Léa Nature a réalisé un chiffre d’affaires de 231 millions d’euros, en hausse de 27% sur un an. En 2017, il prévoyait… 300 millions, soit une nouvelle hausse de 30% ! Des performances impossibles à réaliser dans un secteur aussi mature que l’agro-alimentaire, à moins de disposer d’une « aide », celle d’associations (à qui le groupe verse un total d’un million d’euros par an) chargées de jeter l’opprobre sur le conventionnel et d’ouvrir un quasi-océan bleu, celui des produits bio. Un peu comme si Apple était aidé par des ONG faisant office de marchands de peur auprès des populations pour discréditer Samsung ou Huawei… Ce ne serait pas loyal, en dirait long sur les ONG concernées, et d’autant plus déplacé que l’impact environnemental des produits des uns et des autres ne serait en fait pas différent.

En effet, les produits bio sont, en toute légalité, traités au spinosad, à l’azadirachtine (huile de neem, un perturbateur endocrinien bien connu), aux pyréthrines, à la Deltaméthrine, au Bacillus thuringiensis, le virus de la granulose du carpocapse, au soufre et bien sûr à l’incontournable cuivre. Aujourd’hui, l’exposition chronique (au cuivre ou encore à la roténone – un pesticide désormais interdit) est considérée comme une cause probable de l’apparition de maladies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Dire que les consommateurs de produits bio, a priori anti-pesticides et anti-perturbateurs endocriniens, pensent qu’ils n’en consomment pas en ingérant du bio

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