« Le Roundup face à ses juges » : premières impressions

Rien ne change sur la planète Marie-Monique Robin, c’est la première impression que nous donne la diffusion à l’instant de son dernier film « Le Roundup face à ses juges » sur Arte. Complètement à charge, ce documentaire est clairement conçu pour conforter l’opinion publique dans son opposition au glyphosate, opinion elle-même façonnée par des années de propagande écologiste et médiatique. Un coup de massue médiatique dont les défenseurs de cet herbicide, il faut l’admettre, auront du mal à se remettre. « L’enquête » de Marie Monique Robin n’est en réalité qu’une illustration en image des auditions de « témoins » au cours du « tribunal » Monsanto qui s’était tenu à La Haye fin décembre et dont le « jugement » a été rendu en avril 2017. Ce « procès » étant déjà une vaste parodie de justice en lui-même, il ne fallait pas s’attendre à autre chose du film l’illustrant. Marie-Monique Robin nous emmène ainsi en France, en Argentine, au Sri Lanka, aux Etats-Unis, pays d’origine de certains témoins, qui auraient été victimes du glyphosate. Difficile ne pas compatir au sort des personnes concernées, c’est là toute la force de la « méthode » Robin : solliciter notre compassion pour nous ôter toute faculté d’analyse et de recul.

Nous avons d’ores et déjà relevés plusieurs points :

-Si le glyphosate était réellement cancérigène, pourquoi ne pas avoir enquêté sur une « épidémie » de cancers parmi les agriculteurs français, qui utilisent cette molécule depuis plusieurs dizaines d’années ? Chez Alerte-environnement, nous sommes bien placés pour savoir que cette épidémie n’existe pas. Le terme « épidémie » est même un piège qu’il convient de dénoncer !

-Marie-Monique Robin omet sciemment de nous donner l’ensemble des éléments d’identité de certains intervenants. C’est le cas de Peter Clausing, toxicoloque…et membre de l’ONG anti-pesticide Pan Europe. C’est aussi le cas de Christopher Portier, « expert américain » de renommée mondiale payée par deux cabinets d’avocats 160 000 dollars de 2015 à 2017 pour du conseil anti-Mansanto.

Il faudra des jours, voire des semaines pour une analyse complète des assertions de Marie-Monique Robin. Nous sommes certains que des blogueurs de la sphère d’information agricole et environnementale sont déjà sur leurs claviers ; nous relaierons leurs analyses au fur et à mesure de leurs publications.

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Commentaires
  1. Visor
  2. b.b.
  3. Seppi
  4. Daniel
  5. Alex
  6. Visor
  7. yvesdemars
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