Ungersheim : le champ des écolos envahi par les doryphores !

Enorme récole... de doryphores !

Enorme récole… de doryphores !

Résultat : 4 à 5 fois moins de récolte que dans un champ de pommes de terre conventionnel pour un temps passé beaucoup plus important.

« Tout compte fait », le très intéressant rendez-vous hebdomadaire de France 2, nous emmène cette semaine en immersion à Ungersheim (Alsace), « la ville la plus écolo de France », où le ramassage scolaire est assuré par une calèche tirée par un cheval de trait.

Extrait du reportage (à partir de 9’40 ») :

Narrateur : « Mais à refuser en bloc tous les produits chimiques, il y a quand même un problème. Ces derniers jours, le champ de patates est ravagé par les doryphores, une armée de parasites que Jean-Sébastien ne veut combattre… qu’à main nue ! »

Jean-Sébastien s’adressant aux bénévoles du village : « Ca, c’est l’adulte, cette espèce de grosse coccinelle rayée. Il n’a pas de prédateur, le doryphore, en France. Donc il faut les enlever. Ils se laissent tomber les adultes, donc le mieux, c’est de mettre le sceau en-dessous pour les faire tomber dedans. »

Narrateur : « La solution la plus simple aurait été de pulvériser un insecticide, il en existe même des bios. Ici, les volontaires vont ramasser les insectes un par un. (…) Et à la fin, pour s’en débarrasser, il n’y a pas cinquante solutions. »

Une bénévole qui les écrase avec ses chaussures, gênée : « On passe pour des meurtrières (sic). »

Une autre bénévole qui les écrase elle aussi avec ses chaussures : « Ouais, ouais. »

La première bénévole : « Des assassins de doryphores (sic). »

Narrateur : « Résultat, la rentabilité du champ de pommes de terre n’est pas franchement extraordinaire. »

Jean-Sébastien : « Bah, c’est pas glorieux, mais si ça donne quelque chose comme ça, a minima, sur chaque plan, je suis content qu’on n’ait pas mis de traitement. 250 grammes fois 4000, ça fait, ouais, une tonne. Allez, on peut espérer une tonne de patates. »

Narrateur : « Normalement, une telle parcelle produit quatre à cinq fois plus. Pas de quoi faire douter Jean-Sébastien, convaincu que son champ participatif, c’est l’avenir. »

Jean-Sébastien : « C’est clairement un moyen pour les gens de manger des produits locaux et bios, sans les payer ce qui paraît cher pour certains. Vu que la main d’oeuvre est l’essentiel des coûts, une fois qu’on s’affranchit du coût de main d’oeuvre et qu’on les transforme en parts de récolte, bah si, il y a forcément un intérêt économique pour tout le monde. »

Narrateur : « Dans la parcelle voisine, certains considèrent cela non sans ironie, comme Anne-Laure, fille d’un gros agriculteur de la région. Il cultive plusieurs centaines d’hectares de maïs grassement (sic) irrigués et aspergés (sic) de fongicides. »

Anne-Laure : « Le cheval, ça me paraît un peu obsolète, un peu comme revenir en arrière. Moi, ma grand-mère était par exemple agricultrice et pour rien au monde, elle reviendrait en arrière. Aujourd’hui, on a quand même des outils, la mécanisation formidable, qui nous permet de cultiver un maximum de terres agricoles en France. »

Voici le reportage en intégralité :

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Commentaires
  1. Michel G.
  2. un physicien
    • Enordi
  3. Karg se
  4. Arnaud GROSBOIS
    • Alzine
      • Seppi
  5. Dan
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